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Pays-Bas : la pratique de la sédation en hausse constante

Pays-Bas - Pays-Bas : la pratique de la sédation en hausse constante

En 2016, plus de 20% des personnes décédées à domicile aux Pays-Bas n'étaient pas conscientes au moment de leur mort. En effet, 32.500 personnes se sont vu administrer une sédation chez elles, ce qui constitue une augmentation de 14.000 personnes en 5 ans. Ces chiffres ont été communiqués par la SFK (Fondation pour les statistiques pharmaceutiques), et se basent sur la délivrance des substances par les pharmacies et principalement du Midazolam, produit recommandé pour les sédations par les directives de la Société royale de Médecine des Pays-Bas (KNMG). Les officines publiques ont délivré 61.000 fois des produits sédatifs (du Midazolam dans 58.000 cas). 

Les directives de la KNMG rappellent que la sédation est un acte médical qui ne peut être pratiqué qu'en toute dernière phase de la vie du patient, lorsque tous les autres moyens ont été épuisés et que certains symptômes réfractaires persistent malgré les moyens mis en oeuvre pour soulager la douleur. De plus, la sédation n'est indi...

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Pays-Bas : sédations inappropriées

Pays-Bas - Pays-Bas : sédations inappropriées

Selon une étude du Centre Intégral du Cancer néerlandais (IKNL) , les soins apportés aux patients en phase terminale ne sont pas appropriés. Chaque année, 1700 cas de sédations en fin de vie relèveraient d'une pratique inadéquate pouvant cacher des euthanasies.
L'INKL, dans un article paru dans le journal Volkskrant le 8 octobre 2013, estime que la connaissance et l'expérience des médecins et des infirmières concernant la sédation ne sont pas appropriées. L'INKL explique que les médecins démarrent la sédation trop tôt, alors que ce type de protocole  ne peut être appliqué que si le pronostic de vie du patient est de moins de deux semaines.
Selon les résultats de l'étude conduite par l'IKNL, cette technique est aussi utilisée pour réaliser des « euthanasies cachées ». De plus,  on y lit que les médecins se sentent la pression des membres de la famille du patient. Le directeur d'IKNL, Marlies Jansen-Landheer, estime que cette pratique inadéquate de la sédation conduit à des souffrances...

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