Fin de vie (Italie) > Sédation

 Supprimer le filtre "Italie"

Italie - La sédation palliative n’est pas un acte d'euthanasie masquée



En Italie, la célèbre Marina Ripa di Meana, a déclaré ne plus avoir besoin de partir en Suisse pour demander le suicide assisté, puisqu'elle avait découvert les soins palliatifs et la sédation « profonde ».

Sa déclaration pose les deux actes comme des alternatives équivalentes, puisqu'ils provoqueraient tous deux la mort.

En sa qualité de Président national de la Société italienne de soins palliatifs (SICP), Italo Penco tient à rappeler que ces pratiques ne sont pas alternatives, mais au contraire antinomiques.

La sédation palliative est dite « profonde » lorsqu'elle induit un sommeil irréversible chez la personne mourante, dans le sens où le médecin ne la réanimera avant son décès naturel. Cette personne doit être en phase terminale et présenter des symptômes réfractaires. Renzo Puccetti, Professeur de bioéthique à l'Université catholique du Sacré-Coeur à Milan, met à juste titre en garde contre le risque de faire de la sédation profonde une sédation « euthanasique » camouflée....

Lire la suite 


Sédation, testament biologique et fin de vie en Italie

Italie - Sédation, testament biologique et fin de vie en Italie

Après 30 années de débat parlementaire et 3000 tentatives d'amendements, l'Italie a adopté  sa loi sur la fin de vie ou "testament biologique". La loi prévoit le droit de chaque patient majeur en phase terminale de refuser tout traitement, et aussi d'être alimenté et hydraté de façon artificielle.

Ce choix devra être exprimé dans des dispositions anticipées de traitement (DAT), document révocable et révisable, où chacun précise les traitements auxquels il souhaite renoncer s'il se trouve un jour dans l'incapacité d'exprimer ses préférences.

Pour une personne mineure, un tuteur légal ou sa famille proche devront prendre la décision à sa place au moment venu.

Si le patient refuse le traitement, le médecin devra se limiter à soulager les souffrances du patient, et ne pourra pas voir engagée sa responsabilité pénale pour « non-assistance à personne en danger ».

Si le texte voté n'évoque pas explicitement l'objection de conscience, il exempte néanmoins de toute responsabilité pénale l...

Lire la suite