Fin de vie

Distelmans: "Un nouveau débat sur l'euthanasie s'impose"

Belgique - Distelmans: "Un nouveau débat sur l'euthanasie s'impose"

Wim Distelmans, professeur en médecine palliative à la VUB et président de la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie, plaide pour la réouverture du débat concernant l'euthanasie, apprend-on dans l'hebdomadaire médical flamand De Huisarts. Il souhaite ainsi que les personnes présentant une "incapacité irrévocable acquise d'exprimer ce qu'elles veulent" entrent en ligne de compte pour une euthanasie. Il s'agit entre autres de patients souffrant d'une tumeur au cerveau ou du SIDA et qui se trouvent dans une phase déterminée de la maladie. Selon lui, certains patients psychiatriques devraient également disposer de cette possibilité. 
Les questions concernant l'euthanasie pour ces groupes de patients existent fortement dans la société, d'après le professeur. Les médecins spécialisés dans les soins palliatifs y sont ainsi souvent confrontés. Aux Pays-Bas, l'Association néerlandaise pour une fin de vie volontaire, la NVVE, étudie actuellement la faisabilité d'une cl...

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Un subside de 30.000  euros à l'ADMD pour une formation à l’euthanasie.

Belgique - Un subside de 30.000 euros à l'ADMD pour une formation à l’euthanasie.

La Région wallonne voulant encourager la communication sur l'euthanasie, donne de plus en plus la possibilité à l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) de se faire entendre dans les réseaux palliatifs. De plus, Laurette Onkelinx a pu annoncer, à la conférence de presse du 8 juin dernier, portant sur le Forum Fédéral « Life End Information Forum », l'attribution à l'ADMD d'un budget de 30.000 euros finançant un cycle de formation destiné aux médecins généralistes pour les questions de fin de vie et la pratique de l'euthanasie. Madame Onkelinx a pu « arracher in extremis » ce vote de l'ajustement budgétaire avant la dissolution des Chambres.

Le Parti Socialiste et l'ADMD souhaitent également la reconnaissance et le paiement de l'intervention (250 euros) par l'INAMI pour les médecins « consultants », qui, comme l'exige la loi, sont appelés par leur confrère pour donner le second avis lors d'une demande d'euthanasie.
Source : Bulletin de l'ADMD, juin 2010 p. 1. http...

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Test-Achats s'intéresse aux soins palliatifs et au vécu de la mort

Belgique - Test-Achats s'intéresse aux soins palliatifs et au vécu de la mort

Huit pages et 58 questions adressées aux familles des personnes décédées. Deux autres questionnaires dont le contenu est différent, sont envoyés l'un aux médecins et l'autre aux infirmières. Cette enquête est une initiative de l'Association européenne des consommateurs et est lancée simultanément dans quatre pays: Portugal, Espagne, Belgique et Luxembourg. Les résultats sont attendus dans le courant de l'année 2011.

On perçoit dès le départ, la difficulté pour les enquêteurs de définir des « soins de fin de vie » par rapport aux soins palliatifs. Cette enquête en est à sa troisième édition, la dernière remontant à 6 ans. Le questionnaire assez détaillé permettra certainement de comprendre un peu mieux comment se vivent les derniers moments de la vie. Cette enquête est accessible à tous via le site internet de Test-Achats.

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Euthanasie : Ph. Mahoux  ne voit pas la nécessité d’élargir la loi belge.

Belgique - Euthanasie : Ph. Mahoux ne voit pas la nécessité d’élargir la loi belge.

Abordant la question de l'extension éventuelle du champ d'application de la loi, Philippe Mahoux (Parti Socialiste), co-auteur de la loi dépénalisant l'euthanasie, estime : « bien que la loi ne soit pas parfaite, il est inopportun, et même dangereux, de vouloir, dans le climat actuel, la remettre en discussion pour tenter d'obtenir des avancées législatives dans les domaines qu'elle ne couvre pas (mineurs d'âge, incapacité de s'exprimer, etc.). » Il a souligné que l'interprétation de certains termes de la loi donnait, déjà actuellement, une liberté d'action assez large au médecin pour autant que celui-ci veuille les utiliser. Il a aussi rappelé, par ailleurs, que, dans les domaines non couverts par la loi, invoquer l'état de nécessité reste toujours une option possible.
De plus, les responsables de l'ADMD Belgique rappellent dans leur Bulletin de juin 2010 que « notre législation actuelle donne déjà, dans notre pays, la possibilité de répondre à beaucoup de demandes d'euthanasie de p...

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Belgique: les infirmiers face à l'euthanasie

Belgique - Belgique: les infirmiers face à l'euthanasie

La seconde étude, tout aussi intéressante, a été réalisée par Els Ingelbrecht, qui a interrogé 1265 infirmiers. Ici aussi se confirme le fait que 120 infirmiers ont vu leur patient mourir suite à l'administration de substances euthanasiantes. Dans 45% des cas, ce sont ces infirmiers (principalement masculins) qui ont administré les produits, et non le médecin lui-même, en dépit de l'exigence légale. Les morts provoquées sans être demandées par le patient concernent des personnes de plus de 80 ans, qui sont traitées en hôpital. Els Ingelbrecht, interviewée au téléphone par l'IEB, confirme la responsabilité endossée à tort par les infirmiers dans l'illégalité. Ces soignants en subissent les effets psychologiques et ne sont pas à l'abri d'une poursuite judiciaire. Il arrive souvent que ce soit par téléphone que le médecin indique à l'infirmier le produit et les doses à administrer, sachant que cela provoquera la mort du patient. L'infirmier doit se procurer ces produits euthanasiants au...

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Belgique : l'euthanasie en dehors du cadre légal?

Belgique - Belgique : l'euthanasie en dehors du cadre légal?

De nombreux médecins et infirmières provoquent intentionnellement la mort de leur patient, ne respectant pas le cadre de la loi dépénalisant l'euthanasie.
Plusieurs points révélés par deux études réalisées par l'équipe « End-of-life Care Research Group » de la VUB démontrent le non-respect évident de plusieurs dispositions essentielles de la loi dépénalisant l'euthanasie. 
La première étude analyse les réponses de médecins en Flandre qui ont eu à certifier la mort d'un patient. Ayant utilisé des produits euthanasiants pour 208 de leurs patients, dans l'intention de provoquer la mort, ces médecins notent que 66 personnes sont décédées, suite à l'injection de ces produits, sans en avoir cependant exprimé la demande. Or, la loi dépénalisant l'euthanasie en Belgique insiste sur le fait que la demande du patient doit être « volontaire, réfléchie, répétée et écrite. » L'étude révèle que les personnes auxquelles on a administré ces produits létaux avaient plus de 80 ans, ne souffraient pas ...

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Doublement du nombre d’euthanasies déclarées en 4 ans en Belgique

Belgique - Doublement du nombre d’euthanasies déclarées en 4 ans en Belgique

Le Rapport de la Commission d'évaluation de la loi dépénalisant l'euthanasie fait état de 822 déclarations pour 2009 et de 704 en 2008. La Flandre prend à son compte les quatre-cinquièmes de ces déclarations d'euthanasies, soit 656 cas. Un quart des personnes euthanasiées ont plus de 80 ans, 52% entre 60 et 79 ans. Un seul cas d'euthanasie d'un mineur est mentionné. Rappelons toutefois, que l'euthanasie des mineurs reste pénalement punissable en Belgique. Source : Journal du Médecin 9/05/2010

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Pays-Bas : trop peu d’euthanasies de nouveau-nés ?

Pays-Bas - Pays-Bas : trop peu d’euthanasies de nouveau-nés ?

À la suite de l'instauration du "Protocole de Groningen", qui permet depuis 2007 à un médecin d'euthanasier un bébé porteur d'un handicap, le comité national de suivi s'étonne du fait que, jusqu'à présent, un seul cas ait été rapporté. En effet, dans ses estimations, le comité avait tablé sur 15 à 20 cas annuels. Comment expliquer cet écart ? Les médecins néerlandais préfèrent-ils taire les cas d'euthanasie de nouveau-nés ?    

Dans son dernier numéro, le Journal of Medical Ethics (2010, n°36, pp. 234-237) s'interroge à ce propos et avance plusieurs explications. Tout d'abord, un manque de données aurait pu conduire à une surestimation des prévisions d'euthanasies de nouveau-nés. Serait-ce aussi qu'avant l'adoption du Protocole de Groningen certains avortements auraient été rapportés comme des euthanasies ?  Une autre explication de ce "trop peu" de cas, serait un recours accru à la sédation terminale. Dans ce cas, le décès du bébé n'est en effet pas répertorié comme une euthanasie....

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De plus en plus d'euthanasies en Belgique

Belgique - De plus en plus d'euthanasies en Belgique

Une étude montre que le nombre d'euthanasies pratiquées en Belgique augmente et que la majorité des cas est due à des douleurs physiques insupportables. Pour le spécialiste français des soins palliatifs, le Dr Bernard Devalois, une meilleure prise en charge de la douleur pourrait certainement les éviter.  

Selon une récente enquête menée par la VUB (Vrij Universiteit Brussel), le nombre des euthanasies progresse régulièrement chaque année en Belgique depuis la loi votée en septembre 2002 autorisant cette pratique. Elles sont passées de 235 en 2003 à 705 en 2008. Pour la première fois, cette étude menée par le professeur Luc Deliens va plus loin que des données chiffrées et dresse le profil des personnes concernées. Sur les 1917 personnes euthanasiées, la majorité sont plutôt jeunes (les hommes étant un peu plus nombreux que les femmes), atteints de cancer en phase terminale (93,4%) et ne supportant plus la douleur physique, selon les déclarations qu'ils ont faites à leur médecin.  
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Euthanasie des bébés handicapés: controverse autour du « Protocole de Groningen »

Norvège - Euthanasie des bébés handicapés: controverse autour du « Protocole de Groningen »

Le "Protocole de Groningen " comprend une liste de critères qui permettent à un médecin de procéder à une euthanasie de bébés porteurs d'un handicap. En particulier, les parents doivent donner leur consentement, et le bébé doit souffrir de manière insupportable alors que son existence est sans espoir.

Cependant, depuis que le Gouvernement des Pays Bas a adopté ce protocole, aucun cas n'a été rapporté. En pratique, il semble que certains pédiatres optent pour l'arrêt de tout traitement, en ce compris l'alimentation artificielle. Ceci fait dire à l'association de pédiatres des Pays-Bas que le "Protocole de Groningen" ne fonctionne pas et devrait en conséquence être étendu aux bébés qui risqueraient de souffrir dans le futur.

Diverses associations de parents d'enfants malades ont réagi vivement en avançant comme arguments que l'extension  du "Protocole de Groningen" reviendrait à priver du droit de vivre des bébés handicapés, ou encore qu'il est quasi impossible de prédire la qualité ...

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