Début de vie > Grossesse

Belgique : une « boîte à bébé » en région Bruxelloise

Belgique : une « boîte à bébé » en région Bruxelloise

L'installation d'une « boîte à bébé » est prévue à Evere avant la fin du mois de janvier. C'est la deuxième du genre installée en Belgique depuis celle d'Anvers en 2009, qui a déjà recueilli neufs bébés. En Suisse, ce dispositif existe depuis 2001 et a accueilli une vingtaine de nourrissons.

S'il est vrai qu'une telle solution est particulièrement difficile pour la maman, elle reste néanmoins une alternative à l'avortement lorsqu'une femme se trouve en situation de détresse face à une grossesse non désirée. (cf. Bulletin IEB )

Pourquoi Bruxelles ? Selon l'Association Corvia, spécialisée dans l'assistance des personnes sans-abris, il faut permettre aux femmes qui ne peuvent s'occuper de leur bébé de l'abandonner de manière anonyme afin qu'il soit pris en charge par une structure adaptée.

Seule la police doit encore signer le protocole, celui-ci décrivant précisément les démarches à suivre lorsqu'un bébé est déposé dans le réceptacle prévu à cet effet. L'enfant est d'abord examiné p...

Lire la suite 


Belgique : protection des femmes enceintes

Belgique : protection des femmes enceintes

Le 23 février 2016, Madame Laurette Onkelinx a déposé à la Chambre des Représentants une proposition de loi relative à l'accouchement dans la discrétion. A l'image de la plupart des pays européens, il s'agirait d'offrir aux femmes qui ont une grossesse non désirée, mais ne souhaitent pas recourir à l'avortement ou qui ont dépassé le délai légal pour l'avortement, de trouver une voie favorable à l'accueil de leur enfant sans avoir à franchir la limite de la clandestinité (avortement clandestin ou abandon d'enfant). La mère pourrait donc accoucher dans l'anonymat mais l'enfant, à ses 18 ans, pourrait connaître l'identité de sa mère s'il en fait la demande.

Ce même jour, la députée PS a aussi déposé une proposition de résolution  visant à permettre une meilleure prise en charge du deuil périnatal. Le phénomène de mortinatalité n'est pas rare : à Bruxelles, entre 2008 et 2012, le rapport du Centre d'épidémiologie périnatale estime à 8,8 pour 1000 naissances la proportion d'enfants mort-...

Lire la suite 


Suisse : accouchement dans la discrétion et  boîte à bébé

Suisse : accouchement dans la discrétion et boîte à bébé

Depuis ce lundi 1er février, une mère en détresse peut accoucher de manière confidentielle à l'Hôpital du Valais. La plus grande discrétion devra être gardée par le personnel médical. La maman bénéficiera d'une aide médicale et psycho-sociale. Le but de cette procédure est de permettre aux femmes dans des situations difficiles au moment de leur grossesse, de donner la vie à leur enfant en le confiant à l'hôpital. L'enfant  sera ensuite proposé à l'adoption.
Le gouvernement a fortement insisté sur l'importance de l'accompagnement de ces femmes qui posent un acte difficile en vue de la sauvegarde de leur enfant. En outre, la mère bénéficie de trois mois pour se rétracter si elle le souhaite. Elle peut également envoyer son identité à l'office de protection de l'enfant pour que ce dernier puisse connaître ses origines à sa majorité s'il le souhaite.

Parallèlement à cela, une « boîte à bébé » a été installée sur le site de Sion où chaque nouveau-né déposé anonymement sera pris en charge...

Lire la suite 


Belgique : élargir les droits sociaux des femmes après une fausse couche

Belgique : élargir les droits sociaux des femmes après une fausse couche

En Belgique, lorsqu'une femme enceinte perd son bébé, elle ne peut aujourd'hui faire valoir les droits associés à sa grossesse.
C'est pourquoi, le Conseil de l'égalité des chances entre hommes et femmes demande "une extension raisonnable des dispositions existantes en matière de protection de la maternité", afin de mieux protéger les travailleuses victimes d'une fausse couche, et notamment en ce qui concerne le droit au congé et aux indemnités de maternité, ainsi qu'à la protection contre le licenciement.
Si l'enfant naît sans vie avant 181 jours après la conception, on dit qu'il y a fausse couche. Au-delà de ce délai, on parle d'un enfant mort-né.
La recommandation du Conseil de l'égalité des chances s'inscrit dans le cadre de l'examen par la Chambre des représentants de propositions visant à abaisser la durée minimale de gestation et suggère que les dispositions légales de protection de la maternité soient étendues aux cas de fausse couche ou d'avortement thérapeutique. " La périod...

Lire la suite 


Belgique  et Suisse : nouveau-nés déposés dans des « boîtes à bébés »

Belgique et Suisse : nouveau-nés déposés dans des « boîtes à bébés »

En décembre dernier, un nouveau-né belge, qui a reçu le prénom de Jules, a été déposé dans la boîte à bébés installée par l' ASBL Moeders voor Moeders à Borgerhout (Anvers). Il s'agit du cinquième nourrisson ainsi confié dans l'anonymat à l'association depuis sa création en 2000. Le président du CPAS d'Anvers a précisé que Jules a été confié à une famille d'accueil. Presque simultanément, en Suisse, un nourrisson a aussi pu être recueilli dans la fenêtre à bébé de l'hôpital d'Einsiedeln dans le Canton de Schwyz. C'est le dixième nourrisson déposé dans cette « fenêtre » depuis 2001.
En Belgique, afin que la maman puisse conserver l'anonymat et donner naissance à son enfant tout en bénéficiant d'un accouchement dans de bonnes conditions, certains sénateurs ont déjà proposé que soit votée une loi permettant l'accouchement dans la discrétion. (Voir Bulletin de l'IEB)
 

Lire la suite 


Belgique : deux propositions pour permettre l’accouchement dans la discrétion

Belgique : deux propositions pour permettre l’accouchement dans la discrétion

Deux propositions ont été déposées au cours des derniers mois au Parlement belge en vue de permettre l'accouchement dans la discrétion, tout en respectant le droit de connaître ses origines.
Une proposition de loi a été déposée à la Chambre des représentants le 16 septembre 2014 par Madame Vanessa Matz et Monsieur Francis Delpérée.
Partant du constat qu'en Belgique, le nom de la mère est obligatoirement mentionné dans l'acte de naissance, ce qui donne lieu à des cas d'accouchements clandestins suivis d'abandons, les auteurs souhaitent donner à la mère la possibilité d'accoucher dans la discrétion, et donc de bénéficier d'un suivi médical et psychologique de qualité, tout en permettant à l'enfant de retrouver plus tard ses racines et de connaitre les éléments médicaux et génétiques importants pour son état de santé.
Concrètement, il serait permis à une femme d'accoucher dans la discrétion, un registre serait créé auprès du tribunal de première instance afin de conserver des informatio...

Lire la suite 


GROSSESSE – NAISSANCE

o    Choisir librement comment vivre sa grossesse : un collectif et une interpellation politique
o    Les sages-femmes montent au créneau
o    Meemoeders hoeven eigen kinderen niet meer te adopteren
o    Belgique: la fin des échographies non médicales ?
o    Une modification dans la profession de sages-femmes : elles peuvent aujourd'hui prescrire des contraceptifs
o    Enfants autistes : comment améliorer leur qualité de vie et celle de leur famille ?
o    Etude de l'ONE : des mamans toujours plus âgées.
o    La co-maternité automatique pour les femmes homosexuelles ?
o    Twee moeders straks niet langer een probleem
o    Handicap des enfants: bilan 10 ans après la réforme des allocations familiales spéciales
o    Filiation pour les couples homosexuels : l'avant-projet de loi abandonné
o    Belgique : proposition de loi relative aux enfants nés sans vie

Lire la suite 


Belgique : pas de dédommagement pour le fait d'être née handicapée

Belgique : pas de dédommagement pour le fait d'être née handicapée

La Cour de cassation a cassé cette semaine la décision de la cour d'appel de Gand qui avait accordé un dédommagement à  une enfant porteuse d'un handicap  qui aurait préféré ne pas venir au monde plutôt que de vivre avec son handicap.  Iliana est née en 2002 avec un lourd handicap : le spina bifida aperta, ou « dos ouvert ». Les parents n'avaient été mis au courant de l'anomalie qu'après la 30ème semaine de grossesse, alors que le gynécologue aurait pu les prévenir de la présence d'un risque élevé d'handicap dès la 16ème semaine. Les résultats avaient été transmis au gynécologue, mais celui-ci, en vacances, n'en avait pas informé les parents.
Au cours de la 30ème semaine de grossesse, le gynécologue avait remarqué que l'enfant avait un pied bot et avait renvoyé les parents vers l'hôpital, où un autre médecin leur avait finalement annoncé que leur fille souffrirait d'une forme grave de spina bifida, une malformation au niveau du dos. La mère en était alors à sa 33ème semaine.
Les pare...

Lire la suite 


Belgique : proposition de loi relative aux enfants nés sans vie

Belgique : proposition de loi relative aux enfants nés sans vie

Le 24 octobre 2014, une proposition de loi relative aux enfants nés sans vie a été déposée à la Chambre belge par les députés Fonck, Delpérée et Matz (cdH).
Les auteurs partent du constat qu'un enfant né sans vie sans être arrivé au seuil de 180 jours après la conception (soit 28 semaines, ou 6 mois) ne peut être déclaré à l'état civil, alors que les différentes régions permettent l'inhumation ou l'incinération des foetus nés respectivement après 12 semaines (Région flamande) ou 15 semaines (Région wallonne et Région de Bruxelles-Capitale). Si l'enfant est né sans vie après 180 jours, un acte de déclaration est actuellement inscrit dans le registre des décès.
Afin de faciliter le deuil des parents et d'intégrer l'évolution de la néonatologie, les auteurs proposent de distinguer trois âges gestationnels :
-    A partir du 180ème jour après la conception (28 semaines), si l'enfant naît sans avoir manifesté de signe de vie, les parents pourront se voir délivrer un « certificat d'enfant ...

Lire la suite 


Inde : treize femmes décèdent suite à une opération de stérilisation de masse

Inde : treize femmes décèdent suite à une opération de stérilisation de masse

Un responsable politique de l'Etat de Chhattisgarh, dans le centre de l'Inde, a annoncé mardi que 8 femmes étaient décédées et que des dizaines d'autres avaient dû être hospitalisées, certaines dans un état grave, suite à une opération de stérilisation de masse menée samedi dans cet Etat. Depuis cette annonce, le bilan s'est alourdi, cinq autres femmes étant décédées. En tout, 80 femmes ont été stérilisées au cours de cette opération.
 Les habitants de Bilaspur, où le drame s'est déroulé, sont descendus dans la rue pour exprimer leur colère et le chef de l'exécutif de l'Etat de Chhattisgarh a d'ores et déjà ordonné la suspension de quatre responsables sanitaires locaux. Une enquête a été ouverte pour déterminer la cause de ces décès.
Dans le cadre de sa politique de planning familial, l'Inde, pays de 1,25 milliard d'habitants, mène depuis des dizaines d'années des campagnes de stérilisation massives particulièrement agressives, campagnes qui touchent presque exclusivement les femmes....

Lire la suite