Début de vie

Belgique : rembourser les diagnostics prénataux non invasifs (DPNI) pour déceler la Trisomie 21

Belgique : rembourser les diagnostics prénataux non invasifs (DPNI) pour déceler la Trisomie 21

Le cabinet de la ministre de la Santé publique et l'INAMI ne se sont pas encore prononcés quant à l'opportunité de rembourser le Diagnostic prénatal Non Invasif (DPNI)
Actuellement, les tests génétiques et sanguins  réalisés par les centres agréés de génétique ne sont pas encore remboursés par la Sécurité sociale, mais bien partiellement par certaines mutuelles pour des femmes enceintes « ciblées ». Le DPNI coûte pour l'instant 370 euros contre 450 euros en 2014. Il décrypte l'ensemble des chromosomes et permet de  détecter la Trisomie 21 (syndrome de Down) mais aussi les Trisomies 13 et 18, ainsi que d'autres  anomalies. 
L'IPG (Institut de Pathologie et de Génétique) basé à Gosselies a été le premier centre de génétique belge francophone à réaliser les tests DPNI de la Trisomie 21. Cela représente pour l'IPG actuellement  près de  2400 tests par mois, contre 600 en mai 2014. Dans les cinq centres flamands de génétique (deux à Anvers, un à Bruxelles, un à Gand et un à Louvain), quel...

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Belgique : interdire le tourisme procréatif et la GPA aux Français

Belgique : interdire le tourisme procréatif et la GPA aux Français

En France, le recours aux mères porteuses est interdit et sévèrement puni. Il arrive toutefois que des couples français hétérosexuels ou homosexuels profitent de l'accueil de certains hôpitaux en Belgique, faisant appel aux praticiens belges pour braver l'interdit français et forcer ensuite l'Etat français à reconnaître un enfant né par GPA à l'étranger. On estime que la moitié des GPA réalisées en Belgique a pour commanditaires des Français.
Ce phénomène de contournement de la loi française est croissant. Certaines décisions de juridictions françaises et européennes obligent l'Etat français à faire produire des effets juridiques à des situations de fait créées à l'étranger et contraires au droit national.
C'est pour trouver une solution à cette mise à mal de la loi française, qu'en novembre 2014, la Commission des lois du Sénat a demandé à M. Yves Détraigne et Mme Catherine Tasca une mission d'information afin de " prendre la mesure des conséquences de ces décisions et des réformes ...

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Irlande : la loi sur l’avortement restera en l'état

Irlande - Irlande : la loi sur l’avortement restera en l'état

Ce jeudi 11 février 2016, le Parlement d'Irlande du Nord a rejeté deux amendements proposant respectivement l'extension de l'avortement aux cas de crimes sexuels et aux cas de malformation fatale du foetus in utero ou peu après la naissance.
La première proposition relative au viol a été rejetée par 64 voix contre et 30 pour. Jim Allister, magistrat en matière pénale et chef du parti Traditional Unionist Voice a expliqué que « 95 % du temps, le jury se pose la question de savoir si les rapports étaient ou non consentis. Tout ce que vous aurez à faire, c'est d'alléguer une agression sexuelle, semble-t-il, un viol, et vous voilà muni de l'accord d'un praticien médical pour obtenir l'avortement. »
Or la durée du procès permettant de prouver les allégations de viol est bien plus longue qu'une grossesse. Dans le second cas, 59 parlementaires étaient contre et 40 étaient favorables à l'avortement en cas de malformation mortelle du foetus. Plusieurs médecins ont témoigné qu'il était impossi...

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Luxembourg : avortement absence totale de chiffres

Luxembourg - Luxembourg : avortement absence totale de chiffres

Au Luxembourg, personne n'a aucune idée du nombre d'Interruptions Volontaires de Grossesse (IVG) pratiquées, ni du profil des patientes qui y ont recours.
L'avortement a été dépénalisé au Luxembourg par une loi du 15 novembre 1978. Après deux réformes successives en 2012 et 2014, la loi dépénalisant l'avortement avant 12 semaines a ôté toutes les conditions initiales. Aucun motif n'est désormais demandé à la femme qui veut avorter.
De plus, le cadre d'accompagnement de la femme en détresse a été fortement réduit. Il n'y a plus qu'un entretien préliminaire obligatoire avant l'intervention, le deuxième étant facultatif, excepté pour les mineures. A noter que les parents de ces jeunes-filles ne doivent pas forcément être informés de l'IVG.
De plus, le délai de réflexion initial d'une semaine a été réduit à trois jours. Les Interruptions Volontaires de Grossesse peuvent être prescrites par le médecin traitant tout au long des sept premières semaines de grossesse. L'absence de chiffres et...

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Suisse : accouchement dans la discrétion et  boîte à bébé

Suisse : accouchement dans la discrétion et boîte à bébé

Depuis ce lundi 1er février, une mère en détresse peut accoucher de manière confidentielle à l'Hôpital du Valais. La plus grande discrétion devra être gardée par le personnel médical. La maman bénéficiera d'une aide médicale et psycho-sociale. Le but de cette procédure est de permettre aux femmes dans des situations difficiles au moment de leur grossesse, de donner la vie à leur enfant en le confiant à l'hôpital. L'enfant  sera ensuite proposé à l'adoption.
Le gouvernement a fortement insisté sur l'importance de l'accompagnement de ces femmes qui posent un acte difficile en vue de la sauvegarde de leur enfant. En outre, la mère bénéficie de trois mois pour se rétracter si elle le souhaite. Elle peut également envoyer son identité à l'office de protection de l'enfant pour que ce dernier puisse connaître ses origines à sa majorité s'il le souhaite.

Parallèlement à cela, une « boîte à bébé » a été installée sur le site de Sion où chaque nouveau-né déposé anonymement sera pris en charge...

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Pays-Bas : accès à  la Procréation Médicalement Assistée jusqu’à 50 ans ?

Pays-Bas : accès à la Procréation Médicalement Assistée jusqu’à 50 ans ?

Faut-il permettre aux femmes de 50 ans de recourir à une procréation médicalement assistée (PMA) avec leurs ovocytes congelés 15 ans auparavant ? C'est la question que pose la Ministre de la santé des Pays-Bas, Edith Schippers, alors que la limite actuelle autorisée par la loi est de 45 ans dans ce pays.
La question sous-jacente est aussi celle du « Social freezing », qui permet aux femmes de faire prélever leurs ovocytes lorsqu'elles sont jeunes et de les faire congeler par le processus de vitrification pour décider plus tard du moment et des circonstances où elles jugeront que le temps d'une grossesse est opportun. On sait par exemple que certaines entreprises  aux USA ont été jusqu'à proposer et financer le social freezing de leurs cadres féminines.
Le social freezing a fait l'objet de l'avis n°57 du Comité consultatif de Bioéthique de Belgique relatif aux aspects éthiques de la congélation des ovules en prévision d'une infertilité liée à l'âge en date du 16 décembre 2013. Dans un...

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Belgique : les associations de femmes réaffirment leur ferme opposition à la pratique de la GPA

Belgique : les associations de femmes réaffirment leur ferme opposition à la pratique de la GPA

Ce mardi 19 janvier 2016, l'Université des femmes s'est réunie à Bruxelles pour une journée d'études sur le thème « Mères porteuses et GPA, faits et effets ». Tout au long de la journée, différents experts se sont succédé afin de cerner les enjeux de cette problématique. 

La matinée a permis de faire la lumière sur la pratique concrète des mères porteuses en Belgique et dans le monde. Médecins et sages-femmes ont ainsi pu expliquer l'impact non négligeable que représentent les procédures de PMA et/ou de don d'ovocytes sur la vie et la santé des femmes.

Les arguments se sont multipliés démontrant que la GPA, même librement consentie de façon « altruiste », enferme la femme dans une fonction purement procréative la réduisant à une « machine à grossesse ». Cette pratique ne fait que renforcer les inégalités homme/femme, pays riches (en quête d'enfants)/pays pauvres (dont viennent les mères porteuses).
L'accent a également été mis sur les risques que représente la GPA pour les enfants....

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GPA : une pratique incontrôlable

GPA : une pratique incontrôlable

A l'heure où un Rapport d'information sur la pratique de la GPA (Gestation pour autrui) a été voté par la Commission des Affaires Institutionnelles du Sénat, la presse internationale se fait l'écho d'une multiplication des problèmes liés à des contrats de mères porteuses dans le monde. 
Ainsi, deux cas - à New York et en Californie - ont secoué les Etats-Unis en novembre et décembre dernier. La situation de ces deux mères porteuses étant sensiblement la même, puisqu'elles se sont retrouvées enceintes de triplés. Ne souhaitant accueillir que deux bébés, les couples commanditaires (parents intentionnels) ont exigé de ces femmes qu'elles avortent le troisième bébé. Ayant refusé, elles sont vues menacées de perdre leur rémunération qui tourne autour des 30 000 dollars.
Un autre cas très récent concerne un couple d'homosexuels israéliens qui avait commandé un enfant au Népal. Les tests génétiques réalisés sur l'enfant ont obtenu attestent qu'il y aurait eu une erreur. Ce n'est pas 'leur' ...

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Parlement Européen : ferme condamnation de la Gestation Pour Autrui

Parlement Européen : ferme condamnation de la Gestation Pour Autrui

Ce jeudi 17 décembre 2015, le Parlement européen a voté son rapport annuel sur les droits de l'Homme et la démocratie dans le monde 2014 et sur la politique de l'Union européenne. Dans son paragraphe 114, les parlementaires ont pris pour la première fois dans l'histoire de l'Union européenne une position sur la Gestation Pour Autrui (GPA).
C'est ainsi que le Parlement européen "condamne la pratique des mères porteuses, qui porte atteinte à la dignité humaine de la femme dans son corps et ses fonctions de reproduction utilisés comme une marchandise ; considère que la pratique de la gestation pour autrui qui implique l'exploitation de la reproduction et l'utilisation du corps humain pour un gain financier ou autre, en particulier dans le cas des femmes vulnérables dans les pays en développement, est interdite et considérée comme une question d'urgence dans les instruments des droits de l'homme".

Une majorité claire des parlementaires ont ainsi réaffirmé leur opposition à la GPA. (Vote...

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Pologne : la Fécondation In Vitro (FIV) ne sera plus remboursée

Pologne : la Fécondation In Vitro (FIV) ne sera plus remboursée

Le nouveau gouvernement polonais, issu des élections du mois d'octobre, a décidé de revenir sur une réforme du gouvernement précédent qui avait mis en place le remboursement des frais des procédures de trois tentatives de Fécondation In Vitro (FIV) par l'Etat polonais pour tous les couples, mariés ou non. Le budget prévu à cet effet s'élevait à 72 millions d'euros pour un programme de quatre ans.
Ce mardi 1er décembre, le nouveau Ministre de la Santé, Mikolaj Radziwill, a annoncé que le programme de financement de la FIV prendra fin en juin 2016. Les couples seront encore autorisés à pratiquer cette méthode de procréation médicalement assistée, mais ils devront en assurer les coûts personnellement.
Le Ministre polonais a rappelé que la FIV n'est pas le seul traitement envisageable lorsque l'infertilité du couple est en cause. Outre le poids financier que la Pologne n'est pas, selon lui, en état de supporter à l'heure actuelle, il y a des problèmes éthiques qui posent question.
Pour M...

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