Début de vie

Pays-Bas : fivete avec don de gamètes jusqu’à 50 ans

Pays-Bas : fivete avec don de gamètes jusqu’à 50 ans

Aux Pays-Bas, la limite d'âge pour une FIV (fécondation in vitro) avec don de gamètes ou avec décongélation de ses propres ovocytes va passer de 45 à 50 ans. Actuellement, seules les femmes de 45 ans ou moins, et dont le prélèvement d'ovocytes a eu lieu avant leur 43ème année, peuvent bénéficier d'un tel procédé. Cette limite sera donc portée à 50 ans. Toutefois, après 45 ans, il n'y aura plus de remboursement possible.
C'est en effet la décision que la Ministre de la Santé Edith Schippers a prise, rejoignant ainsi l'avis émis par l'association néerlandaise pour l'obstétrique et la gynécologie, la Nederlandse Vereniging voor Obstetrie en Gynaecologie (NVOG).

La ministre justifie sa décision par le fait que les femmes bénéficieront ainsi de quelques années de plus pour réaliser leur désir d'enfant, tout en soulignant qu'après 43 ans, les chances de succès sont fortement réduites. Elle souhaite également, de la sorte, éviter le tourisme procréatif vers des pays plus laxistes en terme ...

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Belgique : risques potentiels de la pilule du lendemain

Belgique : risques potentiels de la pilule du lendemain

Un courrier DHPC (Direct Health Care Professionnal Communications), diffusé sous l'autorité de l'AFMPS (Agence fédérale des médicaments et des produits de santé), a récemment été envoyé aux professionnels de la santé afin de les informer de risques potentiels liés à l'utilisation du lévonorgestrel (Norlevo) ainsi que des recommandations pour limiter ces risques.

Mieux connu sous le nom de « Pilule du lendemain », le Levonorgestrel (LNG) fabriqué par la firme Mithra à Liège (Postinor) et par Sandoz (Levodonna) à Vilvoorde, est un produit qui a pour but d'empêcher la survenue d'une grossesse après un rapport sexuel. Il doit être pris endéans les 72 heures qui suivent un rapport sexuel non protégé ou en cas d'échec d'une méthode contraceptive.
Outre le fait de mentionner que la pilule du lendemain ne marche pas toujours, la mise en garde publiée souligne que certains médicaments réduisent encore son efficacité et que dans ces cas, il convient de doubler la dose de LNG. Mais là encore, ...

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Pays-Bas : imposer la contraception aux femmes jugées incompétentes

Pays-Bas : imposer la contraception aux femmes jugées incompétentes

L'échevin à l'Education, à la Jeunesse et aux Soins, de la ville de Rotterdam, Hugo de Jonge, du parti démocrate-chrétien CDA, a fait une proposition conseil communal afin d'imposer la contraception à certaines femmes. La mesure concernerait entre dix et vingt femmes par an, des femmes aux problèmes psychiatriques ou de dépendance, mentalement déficientes, sans abri ou qui travaillent dans la prostitution. Elles seraient ainsi jugées inaptes à avoir un enfant. 
Hugo de Jonge entend ainsi régler le sort des enfants qui, dès leur naissance, pourraient se trouver dans un environnement fragilisé et qui sont confiés actuellement temporairement à l'assistance sociale lorsque la maman ne peut s'en occuper.

Selon la proposition, un juge déciderait si la femme concernée peut être obligée à faire usage d'un moyen contraceptif, comme c'est déjà le cas pour la médication sous contrainte en psychiatrie. Les femmes se verraient alors imposer un stérilet ou un implant dans le bras pendant trois an...

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Luxembourg : il est urgent de réformer la filiation mais prématuré d’interdire la GPA

Luxembourg : il est urgent de réformer la filiation mais prématuré d’interdire la GPA

Au Luxembourg, la Commission Nationale d'Ethique (CNE), vient de rendre son Avis 26, intitulé « PMA, GPA, accouchement anonyme : autant de défis éthiques pour la société ».
Le gouvernement luxembourgeois avait posé à la Commission une question sur l'existence d'un « droit à l'enfant », se demandant s'il était souhaitable de soutenir les personnes dans leur désir d'avoir un enfant par tous les moyens, et ce à n'importe quel prix et sans restriction.
S'exprimant sur la question de la maternité de substitution, la Commission a décidé par pragmatisme de partir du cas concret de la proposition de loi No 6568 qui prévoit que « toute convention portant sur la gestation pour le compte d'autrui est nulle ».
La Commission a estimé qu'il ne saurait exister un quelconque droit à l'enfant, mais bien le droit de demander une assistance médicale à la procréation en définissant des conditions et des limites. Que dans le cas de la gestation pour autrui, il était prématuré  et non recevable de l'inter...

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Belgique: vers une sortie de l'avortement du code pénal ?

Belgique: vers une sortie de l'avortement du code pénal ?

Un Colloque académique intitulé « Sortir l'avortement du Code Pénal » a été organisé ce vendredi 30 septembre dans les auditoires de la VUB, à l'initiative de Centre d'Action laïque (CAL) et de son homologue néerlandophone, DeMens.nu, ainsi que par les Universités ULB et VUB.

 

L'objectif de ce colloque est, comme son titre l'indique, la sortie de l'avortement du Code Pénal au motif que l'avortement volontaire est un choix de la femme et que le maintenir dans le Code Pénal peut s'avérer culpabilisant. Les organisateurs pointent également du doigt la fragilité du droit à l'avortement dans les législations européennes, certains pays ayant des législations très restrictives (Irlande, Chypre, Malte, Grèce, Croatie...) tandis que d'autres sont en débats parlementaires pour durcir les conditions d'accès à l'avortement (Pologne).

Sortir l'avortement du Code Pénal en Belgique, comme cela a été fait récemment par la France et le Luxembourg, permettrait donc, selon les organisateurs, de con...

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USA : naissance du premier enfant avec trois parents

USA : naissance du premier enfant avec trois parents

Ce mardi 27 septembre, l'ASRM (American Society for Reproductive Medicine) a annoncé la naissance d'un bébé conçu avec le matériel génétique de deux femmes et d'un homme.
Une femme avait donné naissance à deux enfants, atteints et aujourd'hui décédés du syndrome de Leigh, une maladie héréditaire maternelle. Pour essayer de minimiser la transmission des gènes responsables de ce syndrome, une équipe médicale internationale menée par le Dr John Zhang, du Centre New Hope Fertility à New York, a transféré le matériel génétique de cette femme dans l'ovule préalablement énucléé d'une donneuse.
Cette technique de conception assistée, qui implique que l'enfant soit issu du matériel génétique de trois personnes, n'est pas autorisée aux Etats-Unis. Elle a été réalisée au Mexique où l'enfant est né au mois d'avril dernier.
Même si les chercheurs estiment que l'ADN mitochondrial ne représente que moins de 1 % de la quantité totale d'ADN contenue dans chaque cellule, cette technique pose de graves...

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Inde : les centres de maternité de substitution se délocalisent au Cambodge

Inde : les centres de maternité de substitution se délocalisent au Cambodge

Très critiqué pour son laxisme face à l'industrie de la GPA (Gestation pour autrui), le gouvernement indien a décidé de réagir radicalement. En effet, dès octobre 2015, le gouvernement indien a fait part de son intention d'interdire complètement aux étrangers la possibilité de recourir aux services de mères porteuses. Si, à ce jour, aucune loi n'a encore été votée, les mesures existent déjà (cf. circulaire ICI). On y lit que les étrangers ne peuvent plus obtenir de visas médicaux leur permettant d'entrer dans le pays en vue d'une GPA, et le Conseil Indien de Recherches Médicales (Indian Council of Medical Research) interdit aux cliniques d'offrir des services de GPA aux étrangers.

La nouvelle loi est attendue très prochainement même si la résistance est grande puisque cette activité des mères porteuses est estimée à plus de 500 millions de dollars par an. En juillet 2015, le Journal International rapportait que 25.000 couples étrangers se rendaient chaque année en Inde pour utiliser...

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Belgique : l’avortement, une question de "santé publique"

Belgique : l’avortement, une question de "santé publique"

Dans une tribune publiée le 21 juin 2016 dans le journal L'Echo, Christine Defraigne, présidente du Sénat belge, exprime son inquiétude par rapport à des propositions de loi visant à permettre une meilleure reconnaissance des enfants nés sans vie. (cf. Bulletin de l'IEB)

Selon elle, ces mesures prises afin de faciliter le deuil des parents d'enfants mort-nés vont à l'encontre du « droit » à l'avortement. « Donner un statut au foetus c'est aussi s'attaquer à la liberté de la femme de poursuivre sa grossesse ou non. C'est la porte ouverte à l'assimilation de l'avortement à un infanticide ou à une non-assistance à personne en danger. »

Ainsi, la sénatrice MR s'oppose à toute forme de reconnaissance de l'enfant avant sa naissance, qui selon elle mettrait en danger l'avortement. Elle souhaite d'ailleurs aller plus loin en retirant l'avortement du code pénal : « Actuellement celui-ci est toujours considéré chez nous comme un crime contre l'ordre des familles et contre la moralité publiqu...

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Portugal : véto présidentiel à la gestation pour autrui

Portugal : véto présidentiel à la gestation pour autrui

Alors que le Parlement portugais avait voté le 13 mai 2016 une loi élargissant l'accès à la Procréation Médicalement Assistée (PMA) et autorisant la pratique de la Gestation Pour Autrui (GPA) dite « non commerciale » pour des couples confrontés à une infertilité féminine liée à des dysfonctionnements de l'utérus (cf. Bulletin de l'IEB ), le Président de la République a opposé un veto à la promulgation de cette loi le 7 juin dernier. Marcelo Rebelo de Sousa s'oppose en effet aux dispositions de la loi relatives aux mères porteuses car ces dernières « ne sont pas conformes aux conditions formulées par le conseil national d'éthique et des sciences de la vie. »

En revanche, les autres dispositions de la loi relative à l'accès à la PMA pour les célibataires et les couples de même sexe, en dehors de toute indication médicale, ont bel et bien été promulguées.

Les députés portugais ont encore la faculté de passer outre le veto présidentiel s'ils atteignent la majorité absolue, comme cela f...

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Suisse : autorisation du diagnostic préimplantatoire (DPI)

Suisse : autorisation du diagnostic préimplantatoire (DPI)

Le dimanche 5 juin 2016, les Suisses ont voté à 62,4% en faveur de la modification de l'article constitutionnel relatif à la procréation médicalement assistée (PMA) et au génie génétique dans le domaine humain (article 119).

Cette votation, proposée par le Conseil fédéral suisse, ouvre la porte à l'autorisation du DPI dans deux cas de figure : pour les couples porteurs de graves maladies héréditaires et pour les couples dans l'impossibilité de procréer naturellement.

Le DPI est une technique permettant, lors d'une fécondation in vitro, d'analyser les embryons in vitro avant leur implantation, en vue de les sélectionner sur base de certains critères. Dans le contexte légal suisse, il s'agira, dans le cas des couples porteurs de maladies héréditaires, de sélectionner et implanter dans l'utérus de la femme un embryon non porteur des défauts génétiques visés. Quant aux couples empêchés de procréer naturellement, leurs embryons pourront être choisis en fonction de leur potentiel de déve...

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