Début de vie

Belgique : gratuité du test sanguin prénatal non invasif

Belgique : gratuité du test sanguin prénatal non invasif

A partir du 1er juillet 2017, toute femme enceinte pourra effectuer un dépistage de la trisomie 21 sur son enfant à l'aide du TPNI (test prénatal non invasif) pour 8,68 € maximum. D'ores et déjà disponible moyennant 290 €, ce test sera totalement remboursé pour celles qui bénéficient de l'intervention majorée.

Cette technique de dépistage de la trisomie 21 consiste à analyser l'ADN du foetus passant du placenta dans le sang de sa mère. On sait que l'amniocentèse, technique la plus couramment pratiquée jusqu'alors pour diagnostiquer la trisomie 21, provoquait une fausse couche dans 0,5% à 1% des cas.

C'est précisément pour éviter ces 50 fausses couches annuelles dues à l'amniocentèse, que la Ministre belge de la Santé, Maggie de Block, justifie le screening de 100.000 grossesses et l'engagement de 15 millions d'euros qui permettront à toute femme enceinte qui le souhaite d'effectuer un TPNI.  Ce test serait fiable à 99,8%.

Lorsque l'on sait qu'en Belgique, 95,5% des foetus détecté...

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Europe : recours accru à la FIV malgré une fertilité stable.

Europe : recours accru à la FIV malgré une fertilité stable.

Un article du European Journal of Obstetrics & Gynecology and Reproductive Biology fait état d'un usage toujours plus conséquent de la fécondation in vitro (FIV) malgré une fertilité stable. Depuis la mise au point de cette technique en 1978, 1,4 millions d'enfants en seraient nés en Europe selon ESHRE (4 millions dans le monde).

La forte hausse des demandes de FIV laisse penser que la population est de plus en plus confrontée à une incapacité à concevoir naturellement. Notre santé reproductive serait-elle en déclin ? Les auteurs de l'étude répondent par la négative : le taux d'infertilité est stable sur ces 20 dernières années. Comment donc expliquer cette explosion du recours à la FIV ?

L'accès généralisé aux moyens de contraception depuis les années 1970 encourage à reporter sa maternité après de plus longues études supérieures et l'accomplissement d'ambitions de carrière. Or, c'est entre 18 et 30 ans que les femmes sont les plus fertiles. La FIV est perçue comme pouvant émancip...

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Belgique : pilule du lendemain : comment les centres de planning peuvent-ils sortir de l'illégalité?

Belgique : pilule du lendemain : comment les centres de planning peuvent-ils sortir de l'illégalité?

Le Lévonorgstrel ou Norlevo est une contraception d'urgence plus connue sous le nom de « pilule du lendemain » puisqu'elle permet d'éviter 7 à 9 fois sur 10 une grossesse si elle est prise dans les 72 heures suivant un rapport sexuel non protégé.

En Belgique, la pilule du lendemain est, comme tout autre contraceptif hormonal, obligatoirement délivrée soit par un médecin soit par un pharmacien conformément à la loi sur les médicaments.

Le Norlevo est légalement disponible dans les centres de planning familial toujours à condition que ce soit un médecin (ou un pharmacien) qui la délivre à la femme qui en fait la demande. Or, en pratique, il est courant que le personnel des plannings familiaux délivre lui-même la pilule lorsque le médecin est absent ou occupé.

Afin que les centres puissent continuer cette pratique sans demeurer dans l'illégalité, deux propositions de loi ont été déposées à la Chambre en vue de « créer un régime d'exception pour les centres de planning familial ».

Le...

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Avortement : le Honduras ne cède pas aux pressions internationales

Avortement : le Honduras ne cède pas aux pressions internationales

En 1983, le Code Pénal du Honduras avait été assoupli, ouvrant la porte à l'avortement en cas de grossesse mettant la vie de la mère en danger, en cas de viol et lorsque le foetus était porteur d'une malformation.

Deux ans plus tard, en 1985, le législateur est revenu sur ces modifications qu'il a abrogées car jugées contraires à la Constitution établissant le caractère inviolable de la vie, l'enfant à naître étant considéré de la même manière que toute personne humaine née.

Depuis, les pressions de certains organismes se faisaient sentir : l'ONU (via les aides proposées par son agence de coopération internationale pour le développement) mais aussi Amnesty International, avaient poussé pour une révision du texte de loi.

Ce 3 mai 2017, le Congrès national du Honduras a rejeté une proposition de dépénaliser l'avortement. Le Code Pénal reste intact et stipule que « L'avortement est le meurtre d'un être humain à n'importe quel moment de la grossesse ou pendant l'accouchement. Quiconqu...

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Royaume-Uni : troc douteux d’ovocytes contre une FIV gratuite

Royaume-Uni : troc douteux d’ovocytes contre une FIV gratuite

Au Royaume-Uni, une enquête sous couverture du Daily Mail dénonce certaines pratiques déviantes dans des cliniques spécialisées en fécondation in vitro (FIV). Dès la publication de l'enquête, le Human Fertility and Embryology Authority (HFEA), organisme de surveillance de la profession, a annoncé qu'il lançait ses propres investigations auprès des cliniques concernées et, le cas échéant, prendrait des mesures.

Exprimant leur incapacité à financer un cycle de procréation médicalement assistée, un couple de journalistes s'est vu proposer d'échanger la moitié de ses ovocytes sains contre un cycle gratuit. Le directeur de la clinique en question leur a expliqué que son établissement pouvait se permettre d'offrir des cycles de PMA aux donneurs d'ovocytes puisque ces mêmes gamètes permettraient de générer quelques 6.000 £ de bénéfices en les utilisant chez un autre couple dont les ovocytes seraient défaillants.

Pour encourager ce système, des infirmières présentent au cours de discussion...

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Belgique : enquête sur la contraception

Belgique : enquête sur la contraception

Une enquête sur la contraception a récemment été réalisée en Belgique par Solidaris, sur des individus âgés de 14 à 55 ans. Certains résultats interpellent. Tout d'abord, tandis que la popularité de l'implant, du patch et du stérilet augmente, on observe une remise en cause de certains moyens contraceptifs tels que la pilule ou le préservatif masculin. Alors que 96% des femmes (9% de plus qu'en 2010) disent prendre la pilule, on perçoit aujourd'hui une baisse de la satisfaction par rapport à ce moyen contraceptif. Les femmes disent subir des « effets secondaires » et parlent d'effets « nocifs pour la santé ». Les effets secondaires de la contraception effraient désormais 61,1% des personnes y ayant recours, ce qui représente une augmentation de 24% par rapport à 2010. 

D'autre part, le rapport montre que 65% des grossesses non-planifiées sont survenues alors que la femme prenait la pilule. En parallèle, on observe une recrudescence du recours à l'interruption volontaire de grossesse...

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Belgique : autour de l’avortement, c’est la liberté d’expression qui est menacée

Belgique : autour de l’avortement, c’est la liberté d’expression qui est menacée

A l'heure où plusieurs lobbies ont entamé récemment une campagne visant à sortir l'avortement du code pénal, la conjonction de deux événements, à savoir un cours de philosophie dispensé à l'Université Catholique de Louvain par le professeur Stéphane Mercier - où ce dernier déployait un argumentaire qualifiant l'avortement de meurtre - et une interview radio de la porte-parole de la Marche pour la Vie, Constance du Bus, a permis de faire surgir, au-delà du débat souvent brimé sur l'avortement, celui relatif à la liberté d'expression.

Dans le cas Mercier, l'on constate une atteinte à la liberté académique et une remise en cause de la faculté d'un enseignant à ouvrir une réflexion philosophique chez ses étudiants. Plusieurs professeurs, dont Jean Bricmont et Michel Ghins de l'UCL, ont exprimé leurs craintes par rapport à cette liberté académique menacée. En effet, l'UCL a décidé de suspendre les cours de philosophie assurés par Stéphane Mercier et a entamé une procédure disciplinaire à...

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Politique de Mexico : débat au Parlement Européen

Politique de Mexico : débat au Parlement Européen

En présence du Commissaire européen à l'aide humanitaire, Christos Stylianides, le Parlement Européen a ouvert en Séance Plénière, ce mardi 14 mars 2017 à Strasbourg, un débat sur le rétablissement de la « règle du bâillon mondial » par Donald Trump en janvier dernier (décret signé le 23/01/2017).

Plus connue sous le nom de « Politique de Mexico », la « règle du bâillon mondial » (Global Gag Rule) interdit le financement des ONG pro-avortement. Elle avait été instaurée pour la première fois en 1984 par Ronald Reagan dans le but de « respecter la vie humaine dans sa forme la plus vulnérable, c'est-à-dire la vie de l'enfant à naître ».

La plupart des députés ont fait part de leurs craintes quant à une recrudescence d'avortements pratiqués dans des conditions sanitaires déplorables mettant en danger la vie des femmes dans les pays en voie de développement.

D'autres ont affirmé la nécessité d'assurer aux femmes des soins de santé de qualité, et ce d'autant plus qu'elles « contribuent ...

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Chine : 23 millions d’avortements en 2015

Chine : 23 millions d’avortements en 2015

Le 8 mars dernier, à l'occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, Reggie Littlejohn, fondatrice et présidente de l'association Droits des Femmes sans Frontières, a attiré l'attention sur le nombre conséquent d'avortements pratiqués chaque année en Chine. Elle estime le nombre d'avortements en 2015 à 23 millions, pour ce pays qui compte aujourd'hui plus d'un milliard trois cent millions d'habitants. Il ne s'agit que d'une estimation, étant donné que les 13 millions d'avortements déclarés par le gouvernement ne comptent que les avortements pratiqués dans des hôpitaux enregistrés. Or, un grand nombre d'IVG sont effectuées dans des établissements non homologués.

Bien qu'étendue à deux enfants depuis le 1er janvier 2016, la « politique de l'enfant unique » demeure une violence contre la volonté des mères et pères de famille. Même si on ne peut officiellement distinguer les avortements forcés de ceux réellement choisis, les femmes se voient exposées à un choix « imposé »...

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France : le délit d'entrave numérique à l'avortement définitivement adopté par le Parlement

France : le délit d'entrave numérique à l'avortement définitivement adopté par le Parlement

Adopté définitivement par l'Assemblée nationale le 16 février dernier, le texte nouvellement adopté est censé permettre aux femmes d'exercer pleinement leur droit d'avorter en ayant accès à une information fiable. Il prévoit ainsi de pénaliser les sites coupables de « désinformation », avec de lourdes sanctions infligées à ceux qui transmettent des informations estimées fausses et « de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences d'une interruption volontaire de grossesse ». (cf. Bulletin IEB ). Les peines encourues peuvent ainsi s'élever jusqu'à 30.000 euros d'amende et deux ans d'emprisonnement.

Si les groupes de gauche et l'UDI ont voté massivement en faveur du projet de loi, les parlementaires du groupe Les Républicains ont voté contre, accusant le gouvernement d'une grave « atteinte à la liberté d'expression ». Qui, en effet, sera chargé de vérifier la fiabilité des informations publiées ? Les Républicains on...

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