Début de vie

Chypre assouplit sa législation sur l’avortement

Chypre assouplit sa législation sur l’avortement

Jusqu'à présent, à Chypre, l'avortement n'était possible que si deux médecins certifiaient que la grossesse non-plnifiée posait des risques sérieux pour la santé physique ou psychologique de la femme.

Suite à l'adoption au Parlement des amendements modifiant le code pénal, une femme pourra désormais mettre fin à sa grossesse dans un délai de 12 semaines sans justifier d'un risque pour sa santé. Elle devra tout de même consulter un médecin.

Dans les cas de viol ou d'inceste, ce délai sera prolongé à 19 semaines, et les femmes qui s'en disent victime n'auront plus à produire une confirmation de la police.

S'il n'existe pas de données fiables sur les avortements à Chypre, des femmes se tournent vers cette pratique clandestinement, assure la députée Stella Kyriakides, présidente du comité parlementaire sur l'égalité des chances entre les hommes et les femmes. De nombreuses cliniques privées le pratiqueraient officieusement. Si les poursuites en justice sont rares, les médecins agissen...

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Belgique : l’oncofreezing pour pallier les risques d’infertilité

Belgique : l’oncofreezing pour pallier les risques d’infertilité

Entre la mi-avril 2017 et la mi-janvier 2018, 303 patients atteints d'un cancer ont fait congeler leur matériel génétique destiné à la reproduction (ovules et sperme). Parmi eux, 209 hommes et 94 femmes. 30 personnes avaient moins de 16 ans.

Cette technique de l' « oncofreezing »  est principalement appliquée chez les jeunes patients devant subir un traitement lourd qui pourrait affecter leur fertilité, tel que la chimiothérapie, explique le cabinet de la ministre de la Santé. "Grâce à cette technique, les patients ne doivent plus définitivement mettre de côté leur rêve d'avoir des enfants."

Depuis l'année dernière, ce procédé est intégralement remboursé pour deux groupes de patients : les patients atteints d'un cancer qui sont sur le point de subir un traitement lourd et les femmes qui souhaitent se faire prélever les ovaires par mesure de précaution, par exemple en cas de risque élevé de cancer du sein et/ou des ovaires.

"Il reste encore de la marge dans le budget annuel de 4 mi...

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Suisse : nouveauté : des coaches en désir d’enfant soutiennent les couples infertiles

Suisse : nouveauté : des coaches en désir d’enfant soutiennent les couples infertiles

En Suisse, de 10 à 15% des couples sont confrontés à des problèmes d'infertilité.

L'infertilité, physique ou psychologique, s'apparente à une crise existentielle pour de nombreuses femmes, comparables à un burn-out. Consciente de l'urgence liée à son âge, c'est la femme qui en souffre le plus, alors qu'elle n'est pas plus souvent que l'homme la cause de l'infertilité du couple (en Suisse, 30% des cas d'infertilité sont d'origine masculine, 30% d'origine féminine, 20% d'origine mixte et 20% d'origine inconnue).

En 2016, 6.049 couples ont bénéficié d'une PMA (Procréation médicalement assistée). La majeure partie des couples infertiles sont en bonne santé psychique au départ, explique le Dr Isabelle Streuli, responsable de l'unité de médecine de la reproduction aux HU de Genève. Mais en cas d'échecs répétés ou d'issues défavorables au traitement, l'incompréhension et l'anxiété s'installent.

La principale source de cette souffrance serait la perte de contrôle, renforcée par l'usage de...

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Risques eugénistes face aux diagnostics prénataux en Allemagne

Risques eugénistes face aux diagnostics prénataux en Allemagne

En Allemagne, les diagnostics prénataux sont en hausse constante. 75 % des femmes enceintes ont plus de 35 ans, ce qui fait du pays un de ceux où se présente le plus grand nombre de grossesses à risque (70 %).

La loi allemande offre par conséquent à toutes les femmes présumées « à risque » un accès gratuit à différents diagnostics prénataux (DPN) disponibles sur le marché. Les autres femmes y ont accès également, mais à leur frais.

L'Allemagne se voudrait prudente et le législateur n'oublie pas la politique eugéniste du IIIe Reich. En réévaluant la loi sur les DPN en 1995, il a laissé aux femmes le droit « de ne pas savoir », et a acté leur droit de recevoir une aide psychosociale gratuite après un diagnostic prénatal. Si la femme choisit d'avorter, elle a l'obligation de rencontrer un intervenant psychosocial dans les 3 jours précédant l'intervention.

Malgré ces précautions, le taux d'avortement en cas de détection prénatale de maladies incurables demeure extrêmement élevé. Les...

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Avortements à répétition chez les femmes célibataires aux Pays-Bas

Avortements à répétition chez les femmes célibataires aux Pays-Bas

Les femmes néerlandaises qui se font avorter plusieurs fois sont principalement sans relation stable, ont en moyenne 1 enfant et sont âgées de 25 à 35 ans. C'est ce que révèle une étude de l'Association néerlandaise des médecins pratiquant l'avortement (NGvA).

En 2015, plus d'un tiers des 30.803 avortements provoqués aux Pays-Bas concernaient des femmes ayant déjà vécu un avortement auparavant. Parmi elles, 85% avortaient pour la deuxième ou la troisième fois, près de 9% pour la quatrième fois, 3% pour la cinquième fois et le reste pour un nombre supérieur allant jusqu'à 13 fois. Les trois quarts d'entre elles étaient célibataires et plus de la moitié avaient déjà au moins un enfant.

La principale raison invoquée par les femmes pour justifier leurs avortements répétés est le fait d'avoir une famille complète (33% des cas). Viennent ensuite le fait de ne pas avoir de relation stable avec le père de l'enfant (30% des cas) et une situation socio-économique difficile (22% des cas).

Fa...

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Québec : la pilule abortive n’est pas une pilule comme une autre

Québec : la pilule abortive n’est pas une pilule comme une autre

La pilule abortive, qui n'est pas à confondre avec la contraception orale d'urgence, permet de provoquer l'interruption d'une grossesse jusqu'à 9 semaines de grossesse (jusqu'au 63e jour). Elle est depuis peu disponible au Québec, sur simple prescription médicale.

Le Collège des médecins du Québec a publié en décembre 2017 des directives cliniques pour encadrer ce type d'avortement médical et les procédures qui y sont associées. Il réitère aujourd'hui l'importance pour tout médecin d'en tenir compte.

L'avortement par pilule abortive est un avortement qui doit lui aussi être suivi par des gynécologues et obstétriciens formés en la matière. Une formation théorique et pratique couvrant l'ensemble des procédures d'interruptions de grossesse est requise, afin que le médecin soit à même de juger avec certitude que le type d'avortement qu'il prescrit à sa patiente est le mieux adapté. Le processus nécessite également une évaluation médicale complète, un soutien psychologique et un suivi a...

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La contraception hormonale de moins en moins satisfaisante ?

La contraception hormonale de moins en moins satisfaisante ?

Aux Pays-Bas, de moins en moins de femmes ont recours à la contraception hormonale. En 2017, 1.7 millions de femmes se sont vues prescrire la pilule, l'implant ou le stérilet hormonal, ce qui représente 43 % des femmes en âge de procréer, contre 48 % en 2015.

Si cette baisse de « consommation » concerne tous les âges de 15 à 48 ans, elle est la plus forte parmi les femmes entre 21 et 31 ans. Jusqu'à 21 ans, la contraception est en effet automatiquement remboursée par la sécurité sociale.

La SFK (« Stichting Farmaceutische Kengetallen » - Fondation des indices pharmaceutiques) ne connaît pas la cause de cette baisse de consommation, mais ne cherche pas non plus à approfondir la question, puisqu'aucun phénomène ne semble être en lien avec cette diminution.

En Belgique, le nombre de femmes qui se disent satisfaites de leur contraception par pilule, a chuté de 89% en 2010 à 84% en 2017. Les raisons principales invoquées sont les effets secondaires, le potentiel impact nocif sur la san...

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Fécondation in vitro et travail : éviter les discriminations

Fécondation in vitro et travail : éviter les discriminations

Un article paru dans De Standaard évoquait la difficulté rencontrée par de nombreuses femmes de conjuguer un traitement de fécondation in vitro (FIV) et leur travail. L'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes rappelle que les problèmes rencontrés par les travailleuses dans leurs relations de travail peuvent relever d'une discrimination.

Le traitement, « exigeant et contraignant », implique des conséquences, notamment sur le lieu de travail. Il peut en effet être difficile pour le couple de concilier leur emploi et leur suivi médical. L'Institut s'est joint à l'action d'une femme licenciée en raison d'absences liées à ses traitements de FIV. Le Tribunal du travail d'Anvers a reconnu en avril 2017 qu'un licenciement imposé à une femme, en raison de traitement de fertilité, revient à une discrimination fondée sur le sexe.

 « La grossesse, la maternité et la procréation médicalement assistée sont des réalités physiques qui ne concernent que les femmes et qui ne peuvent faire l...

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L’ONU cherche à rendre compatible la GPA avec l’interdiction de la vente d’enfants

L’ONU cherche à rendre compatible la GPA avec l’interdiction de la vente d’enfants

Les 5 et 6 mars 2018, le Conseil des droits de l'homme* (de l'ONU) s'est réuni à Genève en vue de débats consacrés notamment aux droits des enfants face à certaines pratiques.

Grégor Puppinck, docteur en droit et Directeur du Centre Européen pour le Droit et la Justice (ECLJ), y est intervenu lors du dialogue interactif avec la Rapporteuse spéciale de l'ONU sur la vente d'enfants. Il souligne les violations croissantes des droits des enfants, dès avant leur naissance, dans le cadre de la gestation pour autrui (GPA).

Dans son rapport, la Rapporteuse, Mme de Boer-Buquicchio, recommande en effet aux États de donner une base légale à la GPA dite « altruiste », qui, contrairement à la gestation pour autrui commerciale (rémunérant la mère porteuse), ne devrait être considérée comme une vente d'enfant.

Elle y développe d'autres pistes permettant de rendre compatible la GPA avec l'interdiction internationale de la vente d'enfants. À cette fin, elle recommande de déclarer, dans les contrat...

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Les 2 guides de la "bonne" GPA

Les 2 guides de la "bonne" GPA

L'Angleterre et les Cornouailles ont publié deux guides de recommandations sur la gestation pour autrui, destinés aux parents d'intention, aux mères porteuses et au personnel soignant des cliniques pratiquant la GPA. Ils ont pour objectif d'aider les différents intervenants à suivre au mieux la procédure sans risquer de violer la législation nationale britannique en vigueur.

La « Surrogacy Arrangements Act » date de 1985. Votée en hâte en réaction à une affaire judiciaire « Baby Cotton case », la loi crée un cadre légal réputé strict. Elle interdit la GPA commerciale sur le sol britanique: seuls les frais médicaux et autres frais raisonnable de la mère porteuse, listés désormais dans les guides, sont couverts par les parents d'intention. La loi interdit également toute publicité, annonce d'offre ou de demande. Elle limitait enfin l'accès à la pratique aux couples hétérosexuels.

Le Parlement espérait qu'en restreignant suffisamment les possibilités d'accès à la GPA, la pratique s'é...

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