Début de vie

France : le CCNE favorable à la PMA pour les couples de lesbiennes et femmes seules

France : le CCNE favorable à la PMA pour les couples de lesbiennes et femmes seules

Ce 27 juin, le Comité Consultatif National d'Ethique (CCNE) a rendu public son avis consultatif sur les « demandes sociétales relatives à l'Assistance médicale à la procréation » (PMA).

Dans cet avis, le CCNE maintient sa ferme opposition à la GPA et refuse l'autoconservation des ovocytes à des fins sociales (Social Freezing) en la jugeant « difficilement défendable ».

Cependant, il se montre favorable à l'extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules. Ainsi, la PMA n'aurait plus comme seule finalité de pallier des infertilités d'origine pathologique, mais répondrait à une simple demande « sociétale » de concevoir un enfant en cas d'absence de partenaire masculin. Toutefois, on peut noter dans cet avis que le CCNE n'aborde que la question de l'insémination artificielle avec donneur et passe sous silence la fécondation in vitro.

Source : CCNE

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Royaume-Uni : la British Medical Association plaide pour la décriminalisation totale de l’avortement

Royaume-Uni : la British Medical Association plaide pour la décriminalisation totale de l’avortement

Dans tout le Royaume-Uni - à l'exception de l'Irlande du Nord - l'avortement est partiellement dépénalisé depuis 1967. Une femme peut avorter jusqu'à la 24ème semaine de grossesse si le médecin consulté juge que la poursuite de celle-ci causerait plus de dommages à la santé physique ou mentale de la mère ou de ses enfants déjà nés qu'en y mettant fin. Dans des cas très particuliers, l'avortement est permis jusqu'au terme de la grossesse, si la vie de la mère est menacée par exemple.

Mi-juin, le rapport annuel des statistiques sur l'avortement dénombrait 190.409 avortements en 2016. L'introduction progressive du Diagnostic Prénatal Non-Invasif sur le marché a fait augmenter de 46% les avortements d'enfants porteurs de trisomie 21, il y en a eu 706 en 2016.

Face à ce problème de santé publique que représente l'avortement, et malgré ses conséquences négatives pour les femmes, la British Medical Association (BMA), à l'issue de son rassemblement annuel, vient de voter en faveur de la dé...

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Belgique : pas de dépénalisation totale de l’avortement pour le moment

Belgique : pas de dépénalisation totale de l’avortement pour le moment

Ce mardi 27 juin, la commission de justice de la Chambre a ajourné sine die l'examen des six propositions de lois de libéralisation de l'avortement qui lui étaient présentées. Le parti chrétien démocrate flamand (CD&V), représenté par la députée Sonja Becq a, en effet, demandé un délai pour examiner ces différentes propositions.

La réforme « phare » de ces différentes propositions consiste en la qualification de l'avortement comme acte médical, non plus régi par le Code Pénal mais par une loi distincte, entraînant ainsi la création d'un « droit à l'avortement », qui n'est prévu par aucune convention internationale ni européenne et dont les conséquences pour la société et le corps médical ne sont pas à négliger.

Chacune des propositions prévoit d'assouplir les conditions d'accès à l'avortement, en prévoyant notamment un allongement du délai maximal pour avorter, la suppression de l'exigence de l'état de détresse de la femme, des peines allégées et d'autres modifications dans le sens...

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L’avortement d’un enfant presque à terme est bien possible

L’avortement d’un enfant presque à terme est bien possible

En droit belge, il est possible d'avorter un enfant à la veille de sa naissance.
Nouveau Flash Expert

Un examen de la loi nous apprend que « Au-delà de 12 semaines, l'interruption volontaire de grossesse ne pourra être pratiquée que lorsqu'il est certain que l'enfant à naître sera atteint d'une affection d'une particulière gravité ET reconnue comme incurable au moment du diagnostic ». La loi ne fixant pas de limite maximale au-delà de 12 semaines pour ces cas, l'interruption volontaire de grossesse est donc possible tant que l'enfant n'est pas né.

 La loi prévoit qu'il doit être certain que...(Suite du Flash Expert : ICI)

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Il n’y a aucun « droit à l’avortement » issu du droit international et européen

Il n’y a aucun « droit à l’avortement » issu du droit international et européen

Nouveau Flash Expert : pour y voir clair...

Depuis près d'un an, les discussions sur la sortie de l'avortement du Code Pénal ont repris. Dans la brochure du Centre d'Action Laïque, une question est posée : « La pénalisation de l'avortement dans la législation belge est-elle compatible avec les législations internationales signées par la Belgique qui consacrent ce droit ? » (Lire : ce droit à l'avortement).

Il parait urgent dans ce contexte de le rappeler : aucune convention internationale et européenne n'établit un droit à l'avortement, ni....

Entièreté du document : ICI

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Royaume-Uni : moins d’adolescentes enceintes et pourtant 70% d’Evras en moins

Royaume-Uni : moins d’adolescentes enceintes et pourtant 70% d’Evras en moins

Contre toute attente et malgré une réduction de près de 70% des budgets accordés à l'EVRAS (Education à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle ), les grossesses non-désirées chez les moins de 18 ans ont diminué de 50% entre 2007 et 2015. Les chercheurs ont également constaté une baisse du nombre d'avortements. C'est ce que révèle une étude récemment publiée dans le Journal of Health Economics et réalisée auprès de 149 collectivités locales d'Angleterre.
 
David Paton de la Nottingham University Business School et Liam Wright de l'Université de Sheffield, auteurs de cette étude, ont même observé que, dans certaines régions, plus les restrictions budgétaires étaient sévères en matière de disponibilité de moyens contraceptifs, moins il y avait de grossesses chez les mineures.

Augmenter ces budgets s'avérerait donc contre-productif. C'est ce qu'avait déjà exposé le prix Nobel George Arkelof, mais ces résultats avaient été boudés par les responsables politiques. Il démontrait ainsi ...

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Le lobbying pro-IVG d’Amnesty International échoue en République Dominicaine

Le lobbying pro-IVG d’Amnesty International échoue en République Dominicaine

Dans un communiqué de presse du 31 mai 2017, Amnesty International a enjoint les sénateurs de République Dominicaine à « supprimer l'une des lois relatives à l'avortement les plus restrictives au monde, et commencer à protéger les droits de millions de femmes et de filles », comme elle l'avait fait quelques semaines auparavant pour le Salvador et le Honduras, défendant l'avortement comme un droit de santé publique.

Ainsi, Erika Guevara Rosas, directrice du programme Amériques d'Amnesty International a affirmé que « L'interdiction totale de l'avortement est, tout simplement, une forme de torture qui met chaque jour en danger la vie de millions de femmes. »

Ce même 31 mai, les sénateurs de République Dominicaine, à l'instar du Honduras, ont rejeté pour la deuxième fois les recommandations de modification du code pénal relatives à l'avortement déposées par le Gouvernement.

Source : La Gaceta et Amnesty International

 

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Belgique : gratuité du test sanguin prénatal non invasif

Belgique : gratuité du test sanguin prénatal non invasif

A partir du 1er juillet 2017, toute femme enceinte pourra effectuer un dépistage de la trisomie 21 sur son enfant à l'aide du TPNI (test prénatal non invasif) pour 8,68 € maximum. D'ores et déjà disponible moyennant 290 €, ce test sera totalement remboursé pour celles qui bénéficient de l'intervention majorée.

Cette technique de dépistage de la trisomie 21 consiste à analyser l'ADN du foetus passant du placenta dans le sang de sa mère. On sait que l'amniocentèse, technique la plus couramment pratiquée jusqu'alors pour diagnostiquer la trisomie 21, provoquait une fausse couche dans 0,5% à 1% des cas.

C'est précisément pour éviter ces 50 fausses couches annuelles dues à l'amniocentèse, que la Ministre belge de la Santé, Maggie de Block, justifie le screening de 100.000 grossesses et l'engagement de 15 millions d'euros qui permettront à toute femme enceinte qui le souhaite d'effectuer un TPNI.  Ce test serait fiable à 99,8%.

Lorsque l'on sait qu'en Belgique, 95,5% des foetus détecté...

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Europe : recours accru à la FIV malgré une fertilité stable.

Europe : recours accru à la FIV malgré une fertilité stable.

Un article du European Journal of Obstetrics & Gynecology and Reproductive Biology fait état d'un usage toujours plus conséquent de la fécondation in vitro (FIV) malgré une fertilité stable. Depuis la mise au point de cette technique en 1978, 1,4 millions d'enfants en seraient nés en Europe selon ESHRE (4 millions dans le monde).

La forte hausse des demandes de FIV laisse penser que la population est de plus en plus confrontée à une incapacité à concevoir naturellement. Notre santé reproductive serait-elle en déclin ? Les auteurs de l'étude répondent par la négative : le taux d'infertilité est stable sur ces 20 dernières années. Comment donc expliquer cette explosion du recours à la FIV ?

L'accès généralisé aux moyens de contraception depuis les années 1970 encourage à reporter sa maternité après de plus longues études supérieures et l'accomplissement d'ambitions de carrière. Or, c'est entre 18 et 30 ans que les femmes sont les plus fertiles. La FIV est perçue comme pouvant émancip...

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Belgique : pilule du lendemain : comment les centres de planning peuvent-ils sortir de l'illégalité?

Belgique : pilule du lendemain : comment les centres de planning peuvent-ils sortir de l'illégalité?

Le Lévonorgstrel ou Norlevo est une contraception d'urgence plus connue sous le nom de « pilule du lendemain » puisqu'elle permet d'éviter 7 à 9 fois sur 10 une grossesse si elle est prise dans les 72 heures suivant un rapport sexuel non protégé.

En Belgique, la pilule du lendemain est, comme tout autre contraceptif hormonal, obligatoirement délivrée soit par un médecin soit par un pharmacien conformément à la loi sur les médicaments.

Le Norlevo est légalement disponible dans les centres de planning familial toujours à condition que ce soit un médecin (ou un pharmacien) qui la délivre à la femme qui en fait la demande. Or, en pratique, il est courant que le personnel des plannings familiaux délivre lui-même la pilule lorsque le médecin est absent ou occupé.

Afin que les centres puissent continuer cette pratique sans demeurer dans l'illégalité, deux propositions de loi ont été déposées à la Chambre en vue de « créer un régime d'exception pour les centres de planning familial ».

Le...

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