Accouchement sous x

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Non classés

Textes de jurisprudence - France

Publié le : 08/06/2012

Auteur / Source : Conseil constitutionnel

Saisi par une question prioritaire de constitutionnalité transmise par le Conseil d'Etat, le Conseil constitutionnel (Décision n° 2012-248 QPC du 16 mai 2012) a estimé le 16 mai 2012 que des dispositions du Code de l'action sociale sur l'accès aux origines personnelles des enfants nés sous X sont conformes à la Constitution.

Abandonné par sa mère, Mathieu Evers âgé de 49 ans, a cherché à connaître son identité et à formulé une demande auprès du Conseil national pour l'accès aux origines (Cnaop). Ce dernier a néanmoins du clôturer sa demande faute d'éléments permettant de retrouver sa mère biologique. En effet, depuis 2002, les femmes choisissant d'accoucher sous X sont incitées à confier des données sur leur identité et sur les origines de l'enfant, mais n'en ont nullement l'obligation.

Le Conseil constitutionnel a relevé que « par l'article L. 222-6, le législateur a entendu éviter le déroulement de grossesses et d'accouchements dans des conditions susceptibles de mettre en danger la santé tant de la mère que de l'enfant et prévenir les infanticides ou des abandons d'enfants ». Il a par ailleurs estimé que « par l'article L. 147-6, le législateur a entendu faciliter la connaissance par l'enfant de ses origines personnelles

  • anonymat
  • origines
  • avortement

Articles similaires

Arrêt Mandet c. France : connaître ses origines biologiques

- Filiation

Dans l'arrêt Mandet c. France, rendu le 14 janvier 2016, la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) a estimé que l'intérêt supérieur de l'enfant est de se voir reconnaître ses liens de filiation biologiques.
En l'espèce, l'affaire concerne une demande d'annulation de reconnaissance de paternité du conjoint de la mère, réalisée par le père biologique.
Pour les juges de la Cour, il est de l'intérêt de l'enfant de garder la « vérité sur ses origines ». Cet arrêt vient renforcer la position d...

Lire la suite

Affaire Open Door et Dublin Well Woman c. Irlande / IVG

- Avortement

Arrêt Open Door et Dublin Well Woman c. Irlande du 29 octobre 1992, Req. n° 14234/88; 14235/88

« Dublin Well Woman » et « Open Door » sont deux associations implantées en Irlande. Leur action consiste à fournir aux femmes enceintes, dans le cadre de consultations, des renseignements sur les possibilités d'avortement en dehors du territroire irlandais, où la loi pénale interdit l'avortement. Faisant application de diverses dispositions légales, les juridictions irlandaises interdisent à ces as...

Lire la suite

Affaire Brüggemann et Scheuten c. République Fédérale d’Allemagne / IVG

- Avortement

Décision sur la recevabilité Brüggemann et Scheuten c. République Fédérale d'Allemagne du 19 mai 1976, Req. n° 6959/75

Décision du Comité des Ministres du 17 mars 1978 (sur le fond).

Deux ressortissantes de nationalité allemande se plaignent que le Code pénal allemand, tel qu'interprété par la Cour constitutionnelle de ce pays, restreint leur liberté de recourir à l'avortement en cas de grossesse non désirée. Elles estiment que cette législation est contraire à l'article 8 de la Convention e...

Lire la suite