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Accompagner la personne en fin de vie : repères éthiques

Belgique - Accompagner la personne en fin de vie : repères éthiques

- Euthanasie et suicide assisté

Les situations de vieillesse et de vie finissante sont complexes, parfois douloureuses. Elles suscitent des questions délicates qui ne s'accommodent pas de réponses simplistes. Elles mettent au défi notre sens de la solidarité et notre ingéniosité à trouver les voies et moyens d'exprimer par des gestes dignes l'authentique compassion.  

De façon synthétique, sous forme de questions-réponses, ce dossier se propose d'éclairer certaines distinctions conceptuelles capitales et de fournir quelques repères éthiques pour l'accompagnement des personnes en fin de vie.

Dit Themadossier "Ethische richtlijnen voor het begeleiden van mensen aan het levenseinde" is ook beschikbaar in het Nederlands.

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Les soins palliatifs.

Belgique - Les soins palliatifs.

- Soins palliatifs

Les soins palliatifs, un accompagnement personnalisé en fin de vie S'ENTENDRE SUR LES TERMES 

La définition des termes « euthanasie, soins palliatifs ou acharnement thérapeutique » est souvent source d'ambiguïté. D'où la nécessité d'une remise en perspective.

  Dès qu'il est question de fin de vie, que ce soit d'euthanasie ou de soins palliatifs,  les opinions s'affichent avec vigueur. Or, on constate que les termes utilisés sont souvent galvaudés et font l'objet de beaucoup d'imprécisions voire parfois d'incompréhension. Dans les milieux de soins palliatifs, les définitions de ces termes ont été précisées de façon à clarifier certaines situations et à faciliter les discussions avec les patients et leur famille.

     ACTES DE MORT

 

        Quand on parle d'euthanasie, il s'agit d'un acte réalisé par un médecin, visant à donner la mort à une personne consciente qui le demande. Cette mort est donnée volontairement pour abréger la durée de la souffrance d'un malade ou d'un blessé...

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Le don d’organes : donner pour sauver

Belgique - Le don d’organes : donner pour sauver

- Don d'organes, de tissus et de sang

Donner pour sauver ou se vendre pour vivre ? 

Se donner en sauvant une vie

1.1.        Prélèvement en cas de décès

 

Qui ne dit mot consent

La loi belge est très favorable au don d'organe. Ainsi, la loi du 13 juin 1986 se fonde sur le principe « qui ne dit mot consent ». L'hypothèse est que chacun désire céder des organes après le décès, dans un esprit de solidarité humaine. Cependant, si la personne décédée s'y est opposée, ou qu'un des membres de la famille proche manifeste son opposition après le décès, le prélèvement ne pourra pas se faire. En principe, le médecin n'est pas tenu de demander le consentement à la famille : il faut que le proche prenne l'initiative de communiquer l'opposition. Mais dans la pratique, le médecin consulte, de fait, la famille. 

Mort cérébrale

Selon le centre de transplantation d'organes des Cliniques Universitaires Saint-Luc, la mort cérébrale est l'arrêt irréversible de toutes les fonctions cérébrales, y compris celles du tronc cérébral et de l...

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Accouchement sous "X"

Belgique - Accouchement sous "X"

- Grossesse

Le droit de savoir d'où je viens : problématique de l'accouchement sous X 

1. Situation en Belgique 

En Belgique, s'il n'a jamais été explicitement interdit, l'accouchement sous X n'a jamais non plus été légalement autorisé : selon l'article 55 du Code civil, l'officier de l'état civil est tenu d'inscrire le nom de la mère dans le registre de la population de la commune dans laquelle l'enfant est né, inscription qui établit de plein droit la filiation maternelle selon la règle « mater semper certa est » (la mère est toujours certaine : maxime héritée du droit romain). De plus, en vertu de l'article 56 du Code civil, une personne qui a assisté à l'accouchement (médecin, accoucheuse, infirmière, etc.) ou le responsable de la clinique, est tenu de donner à l'officier de l'état civil avis de l'accouchement, au plus tard le première jour ouvrable qui suit celui-ci.  

Il n'y a donc pas de possibilité légale pour une femme d'entrer dans un hôpital belge pour accoucher sans donner son ide...

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Les cellules souches du cordon ombilical

Les cellules souches du cordon ombilical

- Recherche sur les embryons

Perspectives en matière de médecine régénérative

 

 I.   Au commencement était la cellule souche 

Les cellules qui sont à la base d'autres cellules différenciées sont appelées cellules souches.

C'est en étudiant certains tissus adultes comme le sang ou la peau que le concept de cellules souches a été avancé dès les années 1950-1960. Les cellules souches sont des cellules non spécialisées, c'est-à-dire indifférenciées, capables de se multiplier à l'identique. Elles peuvent aussi se transformer en un ou plusieurs types cellulaires spécialisés dans l'organisme : en cellules du foie, de la peau etc... Les cellules souches ont une grande capacité de multiplication et leur différenciation est à la base des cellules hautement différenciées d'un organisme: cellules nerveuses, musculaires, hématopoïétiques (sanguines). On distingue les cellules totipotentes qui peuvent se différencier dans tous types de tissu, les cellules pluri- ou multipotentes qui peuvent donner certains types de tissu...

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Questions d'infanticide-euthanasie d'enfants handicapés

Royaume-Uni - Questions d'infanticide-euthanasie d'enfants handicapés

- Euthanasie et suicide assisté

Soigner les enfants spina bifida ?

Depuis quelque temps, les thèses les plus extrêmes se développent en Europe. Choquantes de prime abord, elles se réclament de quelques cas dramatiques vécus dans la pratique médicale, mais elles trouvent surtout un appui théorique inquiétant dans cette sorte de philosophie morale dénommée "utilitarisme".

Les cas dramatiques

C'est vers 1963 que, à Sheffield (UK), on a commencé à opérer systématiquement les enfants atteints de spina bifida :les progrès dus aux antibiotiques et des techniques d'évacuation du liquide céphalo-rachidien ont permis au pédiatre John Lorber de lancer l'idée que dorénavant il fallait opérer dans les vingt-quatre heures tous les enfants spina bifida, sans exception, avant que la fissure ouverte de la colonne vertébrale ne conduise à des dommages irréparables. Inaugurée en 1963, cette pratique de lutte systématique pour la survie de ces enfants se poursuivit sur une quinzaine d'années.

Les faits montrent que, après 848 opér...

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Les thérapies régénératrices par cellules souches

Les thérapies régénératrices par cellules souches

- Recherche sur les embryons

Aspects scientifiques et enjeux bioéthiques

Le 7ème Programme cadre de recherche et développement de l'Union européenne 2007-2013

La thérapie régénératrice est sans conteste l'un des concepts les plus passionnants de la biomédecine contemporaine. Son principe repose sur l'utilisation des cellules souches, mères de tous les types cellulaires de l'organisme. Correctement cultivées, elles peuvent en effet se différencier en cellules hautement spécialisées et réparer les tissus devenus défaillants du fait de l'âge ou de diverses pathologies, ouvrant la voie à une médecine réparatrice extrêmement séduisante au plan biologique.

Il est donc tout à fait pertinent que ce chapitre soit promu par l'Union européenne et discuté dans l'élaboration du 7ème Programme cadre de recherche qui est un instrument essentiel pour soutenir la recherche et l'innovation à l'échelle de l'Union.

A n'en pas douter, la thérapie régénératrice est source d'espoir pour des millions de personnes souffrant de malad...

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Les personnes en état végétatif

Les personnes en état végétatif

- Coma et état végétatif

Les personnes en état végétatif persistant sont-elles des "légumes" ?

Qu'est-ce que le coma végétatif? 

Jouer au tennis dans sa tête

Le cas qui a manifestement le plus contribué à médiatiser la problématique des personnes en état végétatif persistant (EVP) est celui de Terri Schiavo. Sans être neuve dans l'histoire médicale, cette réalité reste relativement récente (début des années 70). Les progrès techniques de la réanimation durant les années 60 ont en effet permis la survie de patients présentant une altération grave du fonctionnement cérébral.

Tout récemment (1), deux équipes - l'une dirigée par le neuropsychologue Adrian Owen (Université de Cambridge), l'autre par Steven Laureys, neurologue (Centre de recherches du cyclotron, Université de Liège) - ont établi que l'activité cérébrale d'une patiente en EVP (une Anglaise de 23ans) indiquait qu'elle avait conscience d'elle-même et de son entourage.  

L'expérience a consisté à donner des commandes orales à la jeune femme tandi...

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Y a-t-il un "bon" et un "mauvais" eugénisme ?

Belgique - Y a-t-il un "bon" et un "mauvais" eugénisme ?

- Diagnostics prénataux

Dans un avis récent relatif aux modifications géniques somatiques et germinales, le Comité Consultatif de Bioéthique de Belgique n'oppose pas d'objection à la pratique d'un « eugénisme privé de sélection lié à l'utilisation des techniques de dépistage prénatal (DPN) ou préimplantatoire(DPI) ». De fait, comme le déplorait déjà Jacques Testart en 1994 dans son livre " Le désir du gène", l'eugénisme contemporain se pratique au stade embryonnaire. Le chapitre II de l'avis du Comité tente de dissiper la peur liée à l'utilisation du vocable "eugénisme" et de clarifier les concepts. Pour ce faire, il opère une distinction fondamentale selon la méthode utilisée. Ainsi l'eugénisme négatif vise l'élimination des "mauvais" gènes (ou des gènes indésirables) tandis que l'eugénisme positif vise la promotion des "bons" gènes (ou des gènes désirables)

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Préjudice d'être né, naissance handicapée

Préjudice d'être né, naissance handicapée

- Avortement

La naissance handicapée : un préjudice indemnisable ?

 

Depuis quelques années, on assiste à une multiplication d'actions judiciaires tendant à obtenir réparation du préjudice causé par la naissance d'un enfant handicapé.

Qui ne se souvient de l'arrêt de la Cour de cassation française du 17 novembre 2000 dans « l'affaire Perruche » ? Jamais une décision de justice n'avait défrayé autant la chronique, soulevé autant de passions, suscité autant de commentaires et divisé autant les juristes.

Dans la grande presse, cet arrêt a souvent été présenté comme « une première », alors qu'il est loin d'être isolé. Mais avant de donner un aperçu de la jurisprudence en la matière, il importe de distinguer deux hypothèses. 

Deux hypothèses : wrongful birth et wrongful life 

Première hypothèse : "l'enfant préjudiciable" ...

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