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USA : naissance du premier enfant avec trois parents

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[Français] 29 septembre 2016

Sommaire

  •   USA : naissance du premier enfant avec trois parents
  •   Belgique : création d’une chaire en soins palliatifs
  •   Pologne : vers une meilleure protection de l'enfant à naître ?
  • USA : naissance du premier enfant avec trois parents

    29/09/2016 - Début de vie

    Ce mardi 27 septembre, l’ASRM (American Society for Reproductive Medicine) a annoncé la naissance d’un bébé conçu avec le matériel génétique de deux femmes et d’un homme.
    Une femme avait donné naissance à deux enfants, atteints et aujourd’hui décédés du syndrome de Leigh, une maladie héréditaire maternelle. Pour essayer de minimiser la transmission des gènes responsables de ce syndrome, une équipe médicale internationale menée par le Dr John Zhang, du Centre New Hope Fertility à New York, a transféré le matériel génétique de cette femme dans l’ovule préalablement énucléé d’une donneuse.
    Cette technique de conception assistée, qui implique que l’enfant soit issu du matériel génétique de trois personnes, n’est pas autorisée aux Etats-Unis. Elle a été réalisée au Mexique où l’enfant est né au mois d’avril dernier.
    Même si les chercheurs estiment que l'ADN mitochondrial ne représente que moins de 1 % de la quantité totale d'ADN contenue dans chaque cellule, cette technique pose de graves questions éthiques.
    Tout d’abord, ces modifications génétiques et épigénétiques, quand bien même elles épargneraient des souffrances aux enfants à naître et à leur famille, ne sont-elles pas un geste médical à portée eugéniste ? En effet, on ne soigne pas la maladie du futur bébé, mais on modifie génétiquement les gamètes donneuses en vue d’une procréation non défectueuse.
    Par le transfert dans un embryon d'une mitochondrie d'une tierce personne une nouvelle barrière est franchie. Pour la première fois, un être humain serait génétiquement manipulé, ce qui aura un impact sur toute sa descendance.
    De plus, il faudra nécessairement faire appel à des femmes qui devront, après traitement hormonal, donner des ovocytes sains pour en extraire les mitochondries.  Quand on sait ce que représente le marché des « dons » ovocytaires, on se doit de rester prudent.
    Enfin, se pose la question des origines de l’enfant : celui-ci connaîtra-t-il ses origines extra-parentales ? En viendra-t-on à dire que l’enfant a trois parents, mais qu’il n’en connaîtra que deux ?

    Infographie: Alliance Vita - Source : Magazine Science

     

     

     

     

    Belgique : création d’une chaire en soins palliatifs

    29/09/2016 - Fin de vie

    Dans notre pays, de plus en plus de patients sont susceptibles de relever de la médecine palliative, et pourtant, des études européennes ont pointé du doigt les carences dans la formation des médecins en ce domaine. C’est dans ce contexte que l’Université Catholique de Louvain vient de signer une convention en vue de créer une Chaire d’enseignement et de recherche en soins palliatifs.
    Créée sous l’égide de la Fondation Louvain, avec l’Ordre de Malte-Œuvre du Calvaire, cette Chaire se donne trois missions. La première est l’enseignement ; notamment par un programme de cours en soins palliatifs qui sera proposé dès cette année aux étudiants de la faculté de médecine, mais aussi des cours pour candidats spécialistes en gériatrie et oncologie ainsi que des formations continues.
    Sa seconde mission portera sur la recherche, notamment en définissant les compétences à acquérir, nécessaires pour gérer les situations de fin de vie, ainsi que leurs méthodes d’enseignement et d’apprentissage. Sa troisième mission visera à la transmission des connaissances par le biais de conférences, séminaires et au moyen de publications.
    Cette Chaire, qui sera inaugurée au cours de cette année académique 2016-2017 sera attribuée pour une période de 5 ans. Elle sera portée par l’équipe de la professeure Marianne Desmedt, rejointe par le professeur Laurent Knoops, titulaire de la Chaire.
    Source : UCLouvain

     

    Pologne : vers une meilleure protection de l'enfant à naître ?

    29/09/2016 - Début de vie

    Jeudi dernier, deux projets de loi diamétralement opposés étaient en discussion au parlement de Varsovie, l’un réclamant la libéralisation de l’avortement, l’autre un durcissement de ses conditions, prévoyant des peines allant jusqu’à 5 ans de réclusion.
    A ce jour en Pologne, l’avortement est autorisé lorsque la santé de la mère est en danger, en cas de handicap de l’enfant, ou en cas de viol et d’inceste. Quelque 2000 avortements légaux sont pratiqués chaque année, 90% pour des cas de trisomie.
    Le PiS, parti conservateur Droit et Justice qui a remporté les élections en 2015, est divisé quant à l’opportunité de voter l’intégralité de cette proposition, certains de ses représentants s'opposant notamment à la pénalisation des femmes ayant recours à l'avortement.
    Son chef de file, Jaroslaw Kaczynski s’est prononcé en faveur de l’interruption de grossesse dans le seul cas où la mère se trouve en danger mortel.
    Il souhaite « interdire que des enfants soient tués parce qu’ils présentent des problèmes de développement. C’est inhumain ».
    Les associations de défense de l’avortement ont de leur côté dénoncé le danger de criminalisation de l’avortement et le risque de multiplication des avortements clandestins.
    Source :  Libération

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