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Texas : les fœtus morts ne seront plus jetés avec les tumeurs ou autres déchets biomédicaux

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[Français] 15 décembre 2016

Sommaire

  •   Texas : les fœtus morts ne seront plus jetés avec les tumeurs ou autres déchets biomédicaux
  •   Québec : l’euthanasie risque de faire imploser les soins palliatifs
  •   Royaume-Uni : quand une femme accouche de son petit-fils
  • Texas : les fœtus morts ne seront plus jetés avec les tumeurs ou autres déchets biomédicaux

    15/12/2016 - Début de vie

    Dès le 19 décembre prochain au Texas, un fœtus décédé (suite à une interruption volontaire de grossesse ou à une fausse couche) sera traité avec plus de respect que précédemment. Le gouverneur républicain du Texas, Greg Abbott, justifiant l’intérêt de cette mesure, estime que « les restes de fœtus ne doivent pas être traités comme de simple déchets biologiques que l’on jette dans les décharges ». Dans ces décharges se retrouvent les restes d’opérations chirurgicales, du sang, de carcasses d’animaux… L’objectif est d’instaurer des normes sanitaires pour limiter la propagation d'éventuelles maladies contagieuses et aussi de montrer que la vie humaine, quel que soit son stade de développement, doit être respectée, même avant la naissance.

    Rédigé directement par les services sanitaires locaux, ce texte « sur les funérailles obligatoires des restes fœtaux » sera appliqué dès le 19 décembre, sans autre formalité. Ainsi, tout fœtus avorté au sein d’un établissement médical (clinique ou hôpital), quelle que soit la période de gestation, devra au choix être incinéré ou enterré, et ce aux frais de l’établissement qui en prend la responsabilité. Le ministère texan de la Santé a confirmé que ces nouvelles procédures n'entraîneraient donc aucuns frais supplémentaires pour les patientes, ces frais étant entièrement à charge des établissements hospitaliers qui sont les seuls concernés par cette mesure.

    Cette nouvelle loi a suscité la réaction d’activistes pro-choix qui y voient une limitation du droit à l’avortement et une restriction des droits des femmes de manière générale. Gregg Abbott estime pour sa part qu’« il  est temps de redonner la parole aux bébés ».

    Et en Belgique ?
    Le 3 mars 2011, le Gouvernement de la Région de Bruxelles Capitale a pris un arrêté déterminant les modalités d’exécution des possibilités de se séparer dignement d’un fœtus né sans vie. La demande des parents prévue par la loi sur les funérailles et sépultures indique leur choix quant aux possibilités d'inhumer le fœtus né sans vie dans une parcelle des étoiles, de l'inhumer dans le cimetière intercommunal d'inhumation ou de l'incinérer. Rappelons que l’ordonnance prévoit cette possibilité pour les fœtus nés sans vie dont la naissance a eu lieu entre le 106e et le 180e jour de grossesse. Une telle ordonnance existait déjà pour la Flandre depuis 2004 et pour la Wallonie de puis le 6 mars 2009.

    Source : Le Figaro, Bulletin de l’IEB 

     

    Québec : l’euthanasie risque de faire imploser les soins palliatifs

    15/12/2016 - Fin de vie

    Suite aux pressions croissantes exercées pour « faire pénétrer l’aide à mourir » dans les milieux de soins depuis que l’aide médicale à mourir (euthanasie) a été dépénalisée au Québec le 5 juin 2014, des réactions se font entendre.

    Lors du Congrès mondial sur les soins palliatifs à Montréal en octobre dernier, plusieurs intervenants ont fait part de leur inquiétude concernant l'avenir des soins palliatifs au Québec. Selon eux, l’arrivée de l’euthanasie expose le milieu des soins palliatifs au Québec à un risque de « fracture et d’implosion ».

    Il apparaît de plus en plus que la vaste majorité des médecins s’oppose à toute participation à l’euthanasie. Or, la demande étant plus importante que prévue, plusieurs hôpitaux se trouvent incapables de répondre aux demandes d’euthanasie. Début novembre, les médecins d’un hôpital de Montréal ont reçu une lettre de la Direction des services professionnels, dans laquelle on leur faisait part du « besoin de médecins supplémentaires pour l’aide médicale à mourir ».

    C’est pour dénoncer cette pression sur les soignants que plus de 35 médecins généralistes et spécialistes, dont le Dr Nicholas Newman, ont fait paraître une tribune dans la presse, rappelant que « l’euthanasie ne sera jamais un geste banal, bien que beaucoup d’efforts soient déployés pour en faire une « procédure » socialement acceptable. (…) Ce geste faussement qualifié de « soin » réside dans la gravité de son impact sur le médecin qui le pratique. En conclusion, nous, les médecins soussignés, tenons à réaffirmer que nous ne participerons pas à ce drame social qui ne fait qu’ajouter de la souffrance à la souffrance. Nous sommes toujours d’avis que la réponse passe par des soins de qualité, par un plus large accès à des soins palliatifs et par un accompagnement humain, respectueux de la personne. »

    Source : La Presse.ca

    Dossier de l'IEB : Le modèle belge des "soins palliatifs intégraux" dénature-t-il la pratique des soins palliatifs ?

     


    Royaume-Uni : quand une femme accouche de son petit-fils

    15/12/2016 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Au Royaume-Uni, Julie Bradford vient de mettre au monde le fils de sa propre fille, Jessica. Cette dernière, âgée de 21 ans, est atteinte depuis trois ans d’un cancer du col de l’utérus dont le traitement l’empêche d’avoir des enfants.

    Désireuse d’être un jour maman, elle a rapidement opté pour la congélation de ses ovules ; une pratique d’ailleurs assez répandue en Angleterre. Il y a neuf mois, elle et son mari ont procédé à une fécondation in vitro.

    Ne pouvant, du fait de sa maladie, porter elle-même son enfant, c’est sa propre mère âgée de 45 ans qui l’a fait. Le petit Jack est né de sa grand-mère vendredi dernier…

     

    Source : France Info

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