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Télévie / Test Sanguin Trisomie/don d'organes

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[Français] 22 janvier 2014

Sommaire

  •   Le nouveau test sanguin maternel pour déceler trisomie 21 du fœtus
  •   Donneurs d’organes : la Belgique est leader européen avec la Croatie
  •   Télévie en Belgique : 20.000 euros pour un projet utilisant les cellules souches embryonnaires
  • Le nouveau test sanguin maternel pour déceler trisomie 21 du fœtus

    17/01/2014 - Diagnostics prénatal et préimplantatoire

    Des femmes enceintes néerlandaises se déplacent en Belgique pour faire un test permettant de vérifier si leur enfant est atteint du syndrome de Down. Ce test*, interdit aux Pays-Bas, est réalisé sur un échantillon de sang maternel et permet de vérifier certaines anomalies au niveau des chromosomes. D’après les dires de la Ministre, il est actuellement en phase de validation clinique au sein des huit centres belges de génétique humaine. Le Conseil Supérieur de la Santé examine actuellement la plus-value de ce test fort coûteux (400 euros) (soit 55 millions d’euros/an pour 66,000 femmes enceintes) et les conditions dans lesquelles il devrait être effectué. De plus, un groupe mixte a été composé avec des représentants du KCE, des centres génétiques, du Collège de l’hérédité humaine et du Collège maternité et soins périnataux pour harmoniser les initiatives et un avis à ce sujet a été demandé au comité consultatif de bio-éthique.
    Ce test n’est actuellement pas remboursé par l’assurance soins de santé obligatoire, ce qui n’empêche pas les firmes qui le commercialisent d’exercer une forte pression. « La performance du test déterminera dans quelle mesure il vaut mieux limiter le test aux grossesses à risque, plutôt que d’être appliqué à plus grande échelle. En raison de l’impact éventuel des résultats de ces tests, un accompagnement psychologique des parents est très important. », précise la Ministre. En cas d’anomalie révélée par le NIPT, l’avortement est présenté comme étant l’issue normale pour les parents.

    * Non Invasive Prenatal Tests (NIPT), ou encore des Non invasive Fetal Trisomy tests(NIFTY).

    Source : Question écrite n° 5-8754 de Nele Lijnen (Open Vld) du 17 avril 2013- réponse de la Ministre Onkelinx du 16 décembre 2013.

     

    Donneurs d’organes : la Belgique est leader européen avec la Croatie

    22/01/2014 - Bioéthique, droit et politique

    Selon les chiffres que vient de publier Eurotransplant, le nombre total de donneurs potentiels a augmenté de 50% par rapport à il y a 10 ans dans notre pays. En 2013, ce sont 411 personnes qui ont donné un organe. 105 d’entre elles étaient des donneurs vivants, une augmentation de 17% par rapport à l’année précédente.
    Le nombre total des transplantations (873) a légèrement diminué par rapport à 2012. Il y a eu moins de greffes de poumons (-16%) et de reins (-7%). Par contre, les transplantations de foies ont augmenté (+ 6,5%).
    La liste d’attente pour les receveurs reste stable par rapport à l’année précédente, avec 1141 patients. Un point positif : le nombre de décès des patients sur liste d’attente a diminué de 13%.
    Rappelons que chaque Belge est présumé donneur consentant à moins qu’il ne marque son opposition de façon explicite auprès de son administration communale.
    Plus d’infos sur www.beldonor.be


     

    Télévie en Belgique : 20.000 euros pour un projet utilisant les cellules souches embryonnaires

    17/01/2014 - Recherche biomédicale

    L’asbl ABMM organise depuis plus de 10 ans le Télévie et mobilise de nombreux volontaires chaque année pour la collecte de dons. C’est en moyenne 250.000 euros qui sont ainsi collectés chaque année, et notamment par son « centre téléphonique de promesse ».
    Plusieurs projets de recherche trouvent ainsi un appui financier. Cette année, un projet intitulé « Human pluripotent stem cells as disease models for myotonic dystrophy type 1  » du Dr Karen Sermon de la VUB a été sélectionné et a bénéficié d’un soutien financier s’élevant à 20.000 euros.
    Le projet financé étudie la myotonie dystrophique du type 1 (DM1) qui est une maladie neuromusculaire autosomale dominante. Pour ce faire, les chercheurs ont recours à des cellules souches de deux provenances. La première est celle dérivée d’embryons, qui après un diagnostic préimplantatoire (DPI) ont été identifiés comme portant la maladie DM1 et serviront donc à la recherche. La deuxième provenance est celle de la reprogrammation des cellules en partant d’une biopsie cutanée d’une personne atteinte de la maladie DM1 (les Induced Pluripotent Stem Cells, ou iPSC). L’objectif de ces recherches étant de développer un modèle in vitro de DM1 qui aidera à comprendre la maladie, et à tester de nouveaux traitements.
    Du fait de la destruction des embryons mais aussi de la sélection de ceux-ci lors du DPI, se pose la question éthique. Les donateurs au Télévie en sont peut-être conscients.

    Fiches didactiques : Fiche Cellules ipS (Induced Pluripotent Stem Cells) - Fiche DPI (Diagnostique préimplantatoire)
     

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