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Suisse : le suicide assisté imposé dans les homes

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[Français] 14 novembre 2014

Sommaire

  •   Suisse : le suicide assisté imposé dans les homes
  •   Inde : treize femmes décèdent suite à une opération de stérilisation de masse
  •   Suisse : un nouveau pôle de recherche pour la médecine de demain
  • Suisse : le suicide assisté imposé dans les homes

    14/11/2014 - Fin de vie

    Le Grand Conseil du Canton de Neuchâtel a voté le 4 novembre dernier, par 80 voix contre 16, une modification de la loi imposant aux homes bénéficiant de subventions publiques d’offrir la possibilité de fournir une aide au suicide aux résidents qui en feront la demande. Arguant que « la liberté de choix des patients ou des résidents ne peut être réduite et l'emporte sur le règlement des EMS et des homes », la loi prévoit désormais que les institutions concernées devront mettre un local à disposition de l’association EXIT qui prendra en charge l’exécution de la volonté du patient.
    La loi fixe également les conditions d’accès au suicide assisté, qui sera réservé aux personnes qui souffrent « d'une maladie ou de séquelles d'accident graves et incurables », et sont capables de discernement.
    Des députés de toutes les tendances politiques ont mis en cause l’utilité de cette modification, et ont manifesté leur regret que l’on impose au personnel soignant une telle issue pour certains de leurs patients. Les députés n’ont par ailleurs pas donné suite à la demande de l’Association neuchâteloise des établissements et maisons pour personnes âgées (Anempa) et de l'Armée du Salut de prévoir la possibilité d’obtenir une dérogation pour les établissements qui le souhaitaient.
    En 2013, l’association EXIT est intervenue dans le suicide assisté de 155 personnes, tandis que son homologue non francophone à aidé 459 personnes à mettre fin à leurs jours.
    Source : http://www.20min.ch


     

    Inde : treize femmes décèdent suite à une opération de stérilisation de masse

    14/11/2014 - Statut du corps humain - Posthumanisme

    Un responsable politique de l’Etat de Chhattisgarh, dans le centre de l’Inde, a annoncé mardi que 8 femmes étaient décédées et que des dizaines d’autres avaient dû être hospitalisées, certaines dans un état grave, suite à une opération de stérilisation de masse menée samedi dans cet Etat. Depuis cette annonce, le bilan s’est alourdi, cinq autres femmes étant décédées. En tout, 80 femmes ont été stérilisées au cours de cette opération.
     Les habitants de Bilaspur, où le drame s’est déroulé, sont descendus dans la rue pour exprimer leur colère et le chef de l’exécutif de l’Etat de Chhattisgarh a d’ores et déjà ordonné la suspension de quatre responsables sanitaires locaux. Une enquête a été ouverte pour déterminer la cause de ces décès.
    Dans le cadre de sa politique de planning familial, l’Inde, pays de 1,25 milliard d’habitants, mène depuis des dizaines d’années des campagnes de stérilisation massives particulièrement agressives, campagnes qui touchent presque exclusivement les femmes. Celles-ci sont encouragées à subir une opération de stérilisation en échange d’une compensation financière d’environ 20 €. En vue de remplir leurs objectifs, certains états n’hésitent pas à offrir d’autres biens aux couples « volontaires », tels qu’une voiture ou de l’électroménager. Selon des chiffres publiés par les Nations Unies en 2013, l’Inde arrive largement en tête du nombre de stérilisations féminines dans le monde, devant la Chine.
    Des acteurs de la santé en Inde n’hésitent pas à incriminer un système basé sur la fixation d’objectifs de stérilisation au niveau national, qui pousse certains Etats à jouer sur la pauvreté de certains foyers pour les encourager à recourir à la stérilisation, dans des conditions sanitaires souvent déplorables.
    Source : Belga.

     

    Suisse : un nouveau pôle de recherche pour la médecine de demain

    14/11/2014 - Bioéthique, droit et politique

    Le 4 novembre dernier, le Campus Biotech, centre de recherche genevois qui se présente comme un « nouveau pôle d’excellence dans les domaines de la recherche en biotechnologie et en sciences de la vie », a ouvert ses portes à la presse. Destiné à accueillir à terme 1.200 chercheurs sur pas moins de 40.000 m2, ce centre a pour ambition de placer la Suisse à l’avant-garde mondiale dans les domaines des neurosciences et de la bio-ingénierie. Résolument tourné vers la recherche appliquée, il abrite diverses institutions dont certaines travaillent sur des sujets qui relèvent à l’heure actuelle de la science-fiction, tels que la conception de neuroprothèses visant à rendre la mobilité à des personnes paralysées ou la vue à des personnes aveugles, ou sur le développement d’une médecine toujours plus personnalisée, à l’aide notamment du séquençage génomique permettant d’affiner le diagnostic.
    Le centre accueillera également à partir de décembre le Human Brain Project, projet soutenu financièrement par l’Union européenne à hauteur d’un milliard d’euro sur 10 ans, et qui regroupe des chercheurs de plus d’une centaine d’institutions dans 23 pays. Ce projet a pour but de modéliser entièrement le cerveau humain en s’appuyant sur l’outil informatique, qui reproduira le fonctionnement des réseaux de neurones.
    Source : AFP.
     

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