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Suicides assistés / Don de corps

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[Français] 26 mars 2014

Sommaire

  •   Suisse : suicides assistés
  •   Pénurie de don de corps ?
  • Suisse : suicides assistés

    21/03/2014 - Fin de vie

    Une équipe de chercheurs suisses - dans le cadre de l'étude nationale de Cohorte - dirigée par Matthias Eggerfrom ( Berne), vient de publier dans le International Journal of Epidemiology de Janvier 2014, les résultats de leur recherche sur le facteur socio-économique associé au suicide assisté.  Dans cette étude les chercheurs ont étudié le phénomène des suicides assistés pratiqués par des associations promouvant le droit de mourir, et ce de 2003 à 2008, combinant leurs informations avec celles d'une étude longitudinale du recensement de la population suisse.
    Les principales conclusions sont les suivantes:
    - le suicide assisté a été associé au sexe féminin et à des indicateurs de vulnérabilité tels que vivre seul ou être divorcé, mais aussi à une éducation et une position socio-économique plus élevée.
    - tumeurs malignes et affections du système nerveux sont les causes communes sur les certificats de décès, mais dans 16% des cas, aucune cause sous-jacente n'a été enregistrée. Dans 20 cas individuels, un trouble mental a été la seule cause sous-jacente.
    L'article en anglais
     

    Pénurie de don de corps ?

    21/03/2014 - Fin de vie

    L’ULg (Université de Liège) lance en ce mois de mars une campagne destinée à informer sur le don de corps sous l’intitulé « L’ultime don de soi ». Cette brochure sera distribuée dans les administrations communales, chez les notaires mais aussi chez les médecins généralistes. Souvent méconnu du grand public et parfois confondu avec le don d’organes, le don de corps reste pourtant indispensable à l’exercice de la médecine. Or, ces dons sont rares et menacent même de devenir insuffisants si certaines initiatives ne sont pas prises pour sensibiliser à l’utilité de ce geste, dont les progrès de la science laissent parfois penser qu’il est devenu accessoire.
    « Nous recevons entre 60 et 80 corps par an mais c’est vraiment un minimum par rapport aux besoins », explique Pierre Bonnet, professeur dans le service d’anatomie humaine de l’ULg. « Le nombre d’étudiants en médecine a beaucoup augmenté ces dernières années. Nous commençons à travailler sur des corps en deuxième année ; or nous avons environ 300 étudiants en deuxième année. Ils travaillent par groupe de 8 ou 12 sur 16 tables de dissection, ce qui nécessite aussi de l’organisation. Je dirais que nous avons besoin d’environ 30 à 40 corps par an avec l’incertitude que nous ne savons jamais quand nous allons les recevoir et qu’il faut donc pouvoir préparer l’avenir. Les personnes qui marquent aujourd’hui leur accord décéderont évidemment bien plus tard. » Journal du Médecin 18/03/2014

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