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Suggestion de deux bioéthiciens pour l’accès à l’euthanasie des dépressifs "incurables"

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[Français] 10 juin 2015

Sommaire

  •   Suggestion de deux bioéthiciens pour l’accès à l’euthanasie des dépressifs "incurables"
  •   Ecosse : le Parlement rejette le suicide assisté
  •   Chili et Pérou : résistance à la pression de l‘avortement
  • Suggestion de deux bioéthiciens pour l’accès à l’euthanasie des dépressifs "incurables"

    05/06/2015 - Fin de vie

    Alors qu’une proposition de loi vient d’être déposée en Belgique visant à favoriser l’accès à l’euthanasie pour les patients incapables d’exprimer leur volonté, inconscients ou atteints d’une affection cérébrale non congénitale, à un stade avancé tel qu’ils l’ont mentionné dans leur déclaration anticipée, les scientifiques canadiens et néerlandais Schuklenk et van de Vathorst prônent dans le Journal of Medical Ethics l’autorisation de l’euthanasie pour les patients dépressifs "incurables".
    Selon eux, la souffrance des dépressifs, difficilement appréhensible par les personnes qui les entourent, est un motif suffisant pour leur permettre un accès à l'euthanasie dès lors que l'on considère qu'ils ont le discernement nécessaire pour en faire la demande.
    Une telle publication ne manque de susciter l’inquiétude. Un glissement serait-il en train de se produire ? Doit-on, comme le suggèrent les deux scientifiques, renoncer dans certains cas à tout espoir de traitement pour des malades psychiques ?

    Source : BMJ

    Ecosse : le Parlement rejette le suicide assisté

    05/06/2015 - Fin de vie

    Le suicide assisté fut le dernier combat de la députée indépendante Margo MacDonal. Décédée en avril 2014 de la maladie de Parkinson, elle n’aura pas assisté à l’issue défavorable de sa proposition de loi. Les députés écossais, interpellés par une pétition de 15 000 citoyens, ont rejeté le 27 mai 2015 la proposition de loi en faveur du suicide assisté.
    « Le gouvernement estime que la loi actuelle est claire et qu'il n'est pas du ressort de la loi d'aider quelqu'un à se suicider. Le gouvernement n'a pas l'intention de changer la législation actuelle », a déclaré la Ministre de la santé Shona Robison.
    Sources : The Guardian (Libby Brooks) 27/05/2015 - BBC News 27/05/2015
     

     

     

    Chili et Pérou : résistance à la pression de l‘avortement

    10/06/2015 - Début de vie

    Deux projets de loi ont été déposés respectivement au Pérou et au Chili en faveur d’une dépénalisation de l’avortement. Toutefois, ces deux Etats d’Amérique du Sud voient en leur sein une véritable résistance à cette réforme.
    Au Pérou, le 26 mai 2015, le Congrès a largement rejeté le projet de loi déposé par les associations féministes visant à autoriser l’avortement en cas de viol. La législation péruvienne maintient donc la prohibition de l’avortement, considéré sous toutes ses formes comme un crime, à l’exception des cas où la poursuite de la grossesse représente un risque mortel pour la mère.
    Au Chili, à l’annonce de la transmission au Parlement d’un projet de loi portant sur la dépénalisation de l’avortement par la présidente du Chili, Michelle Bachelet, de nombreux médecins se sont levés derrière les organisateurs du mouvement “#NadieSobra” (personne n’est de trop) pour mener une campagne vidéo de protestation sous le slogan “#Nocuentenconmigo” (ne comptez pas sur moi).
    Invoquant leur objection de conscience, les médecins ont menacé, si cette loi venait à passer, de ne pas l’appliquer au motif qu’ils ont « choisi d’être des professionnels de la santé pour soigner, soutenir et protéger la vie de chacun. »
    Comme au Pérou, le Chili dispose déjà d’un protocole médical pour les cas où la grossesse menacerait la vie de la mère.
    Lien vers la vidéo chilienne : ICI

     

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