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Sortir du coma/Prélèvement organe/Protonthérapie

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[Français] 13 mars 2014

Sommaire

  •   La stimulation électrique contre le coma
  •   Accélérer le prélèvement d'organes chez les victimes d'un accident ?
  •   L'UCL s'investit avec la KUL et l'UZ Gent dans la création d'un centre de protonthérapie
  • La stimulation électrique contre le coma

    13/03/2014 - Recherche biomédicale

    Une technique de stimulation cérébrale, la stimulation transcrannienne à courant continu (tDCS - transcranial direct current stimulation), permettrait d'améliorer les réponses des patients en état de conscience minimale, que ces patients soient dans cet état depuis quelques semaines ou depuis des années, selon des recherches publiées ce 26 février 2014 dans l'édition en ligne de Neurology, la revue médicale de l'American Academy of Neurology. Ce dispositif très simple est décrit par des chercheurs belges du Coma Science Group de l'Université de Liège dirigé par Steven Laureys (Directeur de Recherches FNRS, Centre de recherches du Cyclotron et Service de Neurologie, CHU de Liège), dont la doctorante Aurore Thibaut, kinésithérapeute et premier auteur de cette étude.
    L'intérêt de la tDCS avait déjà été rapporté lors d'études précédentes, comme améliorant les capacités d'attention, la mémoire de travail ou encore la fonction langagière. Les chercheurs ont dès lors voulu étudier les bénéfices de la tDCS chez des patients sévèrement cérébrolésés, en état de conscience altérée après un traumatisme crânien ou un arrêt cardiaque.
    Pour le Pr Steven Laureys : "La facilité d'utilisation et le coût peu élevé de cette nouvelle technique en fait une bonne candidate pour la pratique clinique quotidienne en revalidation afin de stimuler la récupération des patients qui survivent à un coma. Mais également au stade chronique pour améliorer l'évolution des patients en état de conscience minimale."
     

    Accélérer le prélèvement d'organes chez les victimes d'un accident ?

    13/03/2014 - Fin de vie

    En 2013, ce sont 873 organes qui ont été transplantés en Belgique. Toutefois, malgré cette performance, de nombreux patients sont toujours en attente d’un organe. Selon le député MR Luc Gustin, une piste pour sauver bien d'autres vies serait de s'orienter vers un changement de la législation concernant non seulement le prélèvement d’organes mais aussi le transport urgent des victimes d’accident de la route et déclarées cliniquement mortes, vers un centre hospitalier. Il estime que les services de secours sont mal informés et, surtout que, devant attendre parfois le médecin légiste sur le lieu de l’accident, il se perd ainsi un temps précieux qui empêche le prélèvement d’organes par la suite.

     


     

    L'UCL s'investit avec la KUL et l'UZ Gent dans la création d'un centre de protonthérapie

    13/03/2014 - Recherche biomédicale

    Les universités catholiques de Louvain (KUL) et de Louvain-la-Neuve (UCL) s'associent pour mettre en place un nouveau centre de recherche et de traitement du cancer entièrement dédié à la protonthérapie, pour un investissement commun de 40 millions d'euros, ont annoncé les deux établissements. L'UZ Gent (hôpital universitaire de Gand) ainsi qu'un partenaire industriel assisteront les universités dans le projet, qui constitue une première en Belgique.
    Le centre, qui permettra de développer la protonthérapie via la recherche et d'utiliser pour la première fois en Belgique cette méthode novatrice dans le traitement de tumeurs cancéreuses, sera situé sur le campus du Gasthuisberg, à Louvain, et sera géré par des équipes des hôpitaux universitaires de Louvain et de St-Luc.
    La protonthérapie, qui a surtout démontré son efficacité ces dernières années dans le traitement de cancers chez des enfants ou de tumeurs situées dans le système nerveux central, consiste en une forme évoluée de radiothérapie dans laquelle des protons sont bombardés sur la lésion. Cette méthode permet de cibler très précisément la tumeur à éliminer, tout en limitant les dégâts susceptibles d'être occasionnés aux tissus (sains) environnants. La protonthérapie diminue également, par rapport à la radiothérapie aux rayons X, le risque d'induire un nouveau cancer via le rayonnement.
    "En Belgique, 150 à 200 patients par 10 millions d'habitants entrent annuellement en considération pour un tel traitement", précise la KUL, qui ajoute que les patients devaient alors se diriger vers des cliniques parisiennes ou suisses. "Au fur et à mesure de l'avancement de la recherche sur la protonthérapie, ce groupe s'agrandira probablement."
    (référence : Nature Genetics, 16 février 2014, doi:10.1038/ng.2899)
    Source : CNS 17/02/2014
     

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