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Soigner la DMLA à partir de des cellules souches embryonnaires ?

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[Français] 26 mars 2018

Sommaire

  •   Soigner la DMLA à partir de des cellules souches embryonnaires ?
  •   Belgique : l'industrie pourrait bientôt commercialiser les tissus humains
  •   La Coopérative « Dernière volonté » fait sa première victime
  •   La contraception hormonale de moins en moins satisfaisante ?
  • Soigner la DMLA à partir de des cellules souches embryonnaires ?

    26/03/2018 - Recherche biomédicale

    Une équipe de chercheurs britanniques et américains a annoncé lundi dernier, 19 mars 2018, avoir restauré, grâce à des cellules souches isues d'embryons, la vision de deux personnes âgées atteintes de DMLA, maladie dégénérative assez courante après 50 ans. Les patients, qui ont été suivis pendant 12 mois, sont passés de l'incapacité à lire même avec des lunettes, à une capacité à lire 60 à 80 mots par minute avec des lunettes de lecture ordinaires, a précisé l'hôpital de Moorfields à Londres.

    S’il faut se réjouir d’une telle avancée de la médecine régénérative, l’on peut néanmoins interroger le choix des chercheurs d’utiliser des cellules souches embryonnaires pour restaurer le tissu rétinien de leurs patients. Leur intervention, ainsi que toutes les expérimentations aux stades antérieurs, ont nécessité la destruction d’un certain nombre d’embryons.

    Au Japon, les essais cliniques pour traiter la DMLA utilisent des cellules « iPS » (cellules souches adultes pluripotentes induites). Il y a un an, le 15 mars 2017, l’injection de cellule iPS dérivées de cellules de peau, avait pu stopper la progression de la maladie chez une première patiente. Cela ne lui avait pas rendu une vision intacte, mais l’équipe de chercheurs, dirigée par Masayo Takahashi du RIKEN Center for Developmental Biology, a reçu ensuite l’autorisation de poursuivre les essais supplémentaires chez d’autres patients, atteints d’un stade avancé de la maladie.

    Une alternative éthique de laquelle s’inspirer ?

    Source : RTL et Genethique.org

     

    Belgique : l'industrie pourrait bientôt commercialiser les tissus humains

    20/03/2018 - Recherche biomédicale

    Tout comme les organes, les tissus d’une personne peuvent sauver des vies. Les ossements permettent de réparer des fractures complexes, les cornées d’éviter des cécités, les vaisseaux sanguins de remplacer les vaisseaux irrémédiablement endommagés d’autrui.

    Ces tissus sont, tout comme les organes, facilement extraits du corps du donneur, après sa mort ou avant, par biopsie. Seuls les médecins et chercheurs ont aujourd’hui accès aux tissus humains stockées par les hôpitaux dans leurs biobanques.

    La ministre de la Santé, Maggie de Block, souhaite rendre ces stocks de tissus humains commercialisables et accessibles à l'industrie. Elle a déposé un avant-projet de modification de la loi de 1986 (sur le prélèvement et la transplantation d'organes) en ce sens.

    Ce projet soulève des interrogations. La Conférence des Hôpitaux Académiques de Belgique (CHAB), présente aux débats en commission, craint des abus. « La procédure de consentement des patients n’est pas suffisamment réglée en Belgique », estime le Président de la CHAB, Marc Decramer, « car le consentement d’une personne décédée au don de ses organes est présumé ».

    Si des firmes commerciales reçoivent un droit d’accès aux biobanques pour commercialiser certains tissus, elles bénéficieront elles aussi de cette règle de consentement implicite. Il importe d’en informer le public de manière transparente, afin que chaque personne puisse faire son choix en connaissance de cause et prendre les mesures nécessaires.
    Le Professeur Eric Mortier, de l’UZ Gent, soutient que l’accès aux tissus peut constituer une plus-value,
    parce que les entreprises ont les moyens d’aider à la recherche scientifique. Il s’agit par contre d’éviter de tomber dans un schéma de commercialisation pure.

    L’import et l’export de ces tissus pose également question. Puisque l’UE ne permet pas de faire du gain sur la vente de tissus humains sur son territoire, il est possible que certaines industries les vendent aux USA où les prix sont exubérants, ou les importent à bas prix depuis la Chine ou l’Inde. Si la Ministre souligne que tous les tissus importés devront répondre aux normes de qualité belges, il n’est pas impossible que des problèmes de contrôle puissent un jour se poser.

    La Ministre n’a par contre pas confirmé qu’il y aurait une campagne d’information sur le sujet de cette modification majeure de la loi.

    Source : De Morgen

    La Coopérative « Dernière volonté » fait sa première victime

    26/03/2018 - Fin de vie

    Aux Pays-Bas, le Ministère Public a déclaré ouvrir une enquête à l’encontre de la Coopérative « Dernière volonté » (« Laatste Wil » - CLW).

    Pour rappel, cette coopérative d’achat néerlandaise a comme objectif d’offrir à ses membres la possibilité d’acheter une poudre qui permet de se suicider de manière absolument autonome.

    Cette poudre, que la CLW nomme « Moyen X » pour ne pas dévoiler son nom, a fait sa première victime le 22 février dernier. La jeune-fille de 19 ans, Ximena, s’est suicidée après avoir commandé la poudre sur internet via le groupe d’achat.

    Suite à ce drame, ses parents ont publiquement demandé une réaction politique. Le ministre Hugo de Jonge s’est engagé à avoir une « conversation insistante » avec la CLW, estimant que ce « projet indésirable frôle l’irresponsabilité et est potentiellement répréhensible »

    Plusieurs milliers de membres ( sur les 22.000 au total ) se sont déjà inscrits au premier tour de commande du « Moyen X ».

    Le Ministère Public a par conséquent demandé à la CLW de cesser sans délais ses activités. Il lance également une enquête pénale afin d’examiner comment punir la Coopérative, dont l’activité relève selon lui de l’aide délictueuse au suicide. Les personnes chargées par CLW de distribuer le « Moyen X » à ses autres membres seront également visés par l’enquête.

     

     

     

    La contraception hormonale de moins en moins satisfaisante ?

    26/03/2018 - Début de vie

    Aux Pays-Bas, de moins en moins de femmes ont recours à la contraception hormonale. En 2017, 1.7 millions de femmes se sont vues prescrire la pilule, l’implant ou le stérilet hormonal, ce qui représente 43 % des femmes en âge de procréer, contre 48 % en 2015.

    Si cette baisse de « consommation » concerne tous les âges de 15 à 48 ans, elle est la plus forte parmi les femmes entre 21 et 31 ans. Jusqu’à 21 ans, la contraception est en effet automatiquement remboursée par la sécurité sociale.

    La SFK (« Stichting Farmaceutische Kengetallen » – Fondation des indices pharmaceutiques) ne connaît pas la cause de cette baisse de consommation, mais ne cherche pas non plus à approfondir la question, puisqu’aucun phénomène ne semble être en lien avec cette diminution.

    En Belgique, le nombre de femmes qui se disent satisfaites de leur contraception par pilule, a chuté de 89% en 2010 à 84% en 2017. Les raisons principales invoquées sont les effets secondaires, le potentiel impact nocif sur la santé et le stress lié à un oubli. Si 89 % des belges considèrent la pilule comme le moyen de contraception le plus fiable, 48 % des femmes ont néanmoins déclaré en 2017 avoir changé de moyen de contraception, et 36 % de marque de pilule.

     Sources : Medischcontact et Solidaris

     


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