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Sages-femmes et avortement/ Surcharge travail

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[Français] 27 avril 2014

Sommaire

  •   Appel aux sages-femmes pour répondre aux demandes d’avortement ?
  •   La surcharge de travail des infirmières joue sur la mortalité des patients
  • Appel aux sages-femmes pour répondre aux demandes d’avortement ?

    31/03/2014 - Début de vie

    Répondant à une interpellation de la député MR Valérie Warzée-Caverenne à propos d’une éventuelle pénurie de médecins prêts à pratiquer l’avortement,  la Ministre de la santé, Madame Onkelinx a fait certaines propositions, réaffirmant  « cette liberté fondamentale pour la femme de disposer de son corps ».
    Dédramatisant le spectre de la pénurie, la Ministre  affirme que « seuls 2 des 31 centres extrahospitaliers ont manifesté une situation problématique » rappelant aussi que « l'alternative hospitalière existe ».
    Elle souhaite toutefois « prendre des dispositions » et propose des pistes pour soutenir l’activité des centres extrahospitaliers en matière d’avortement et notamment :
    1.   d’« étendre, sous certaines conditions, la pratique de l'IVG en Centre ce planning, aux sages-femmes qui sont en première ligne »
    2.    de « rendre obligatoire, dans la formation de médecine générale, la pratique de l’avortement et un stage en institution ou en pratique groupée»
    Le Conseil Supérieur des Sages-femmes ainsi que le Conseil supérieur de la Santé ont été consulté par la Ministre et doivent rendre un avis. La Ministre de conclure son intervention par  « quand je vois ce qui se passe en Espagne, je crois qu'aucun droit n'est jamais acquis et que nous devons nous battre, non seulement pour que ce droit continuer à exister et que dans la pratique, il puisse être réalisé dans de bonnes conditions. »
    Source : vidéo :  La Chambre.be


     

    La surcharge de travail des infirmières joue sur la mortalité des patients

    31/03/2014 - Fin de vie

    La vie des patients pourrait être en jeu lorsque les infirmières sont surchargées de travail, selon une étude conduite dans neuf pays, dont la Belgique. Pour leur étude, parue dans la revue médicale The Lancet, les chercheurs ont relevé les taux de survie après des opérations chirurgicales dans 300 hôpitaux et les ont mis en relation avec la charge de travail et le niveau d'éducation et de formation des infirmières. Les interventions chirurgicales concernaient plus de 420.000 patients de plus de 50 ans. Le nombre de patients morts à l'hôpital dans les trente jours suivant l'admission était très faible en moyenne: de 1 à 1,5%, selon les pays.
    Cependant au sein d'un même pays, ce taux de mortalité varie largement: inférieur à 1% dans certains hôpitaux, il pouvait dépasser 7% dans d'autres.
    Deux facteurs majeurs sont liés à cette mortalité plus élevée : une charge de travail plus importante et un niveau d'éducation plus faible des infirmières.
    Dans les hôpitaux où chaque infirmière est chargée de six patients en moyenne et où 60%, ou plus, de l'équipe a le niveau licence, le risque de décès du patient dans les 30 jours est pratiquement inférieur d'un tiers à celui des établissements où chaque infirmière a à sa charge huit patients et où seulement 30% d'entre elles possèdent ce degré d'éducation, selon les auteurs.
    A chaque patient supplémentaire par infirmier correspond une hausse de 7% du risque de mort pour le patient. Et, chaque augmentation de 10% de la proportion d'infirmière qualifiée niveau license se traduit par une baisse de 7% de la mortalité. L'étude a été réalisée en Belgique, Angleterre, Finlande, Irlande, Pays-Bas, Norvège, Espagne, Suède et Suisse.
    Belga, 26/02/2014

     

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