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Royaume-Uni : moins d’adolescentes enceintes et pourtant 70% d’Evras en moins

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[Français] 15 juin 2017

Sommaire

  •   Royaume-Uni : moins d’adolescentes enceintes et pourtant 70% d’Evras en moins
  •   CEDH : le petit Charlie Gard doit-il être débranché contre la volonté de ses parents ?
  • Royaume-Uni : moins d’adolescentes enceintes et pourtant 70% d’Evras en moins

    15/06/2017 - Début de vie

    Contre toute attente et malgré une réduction de près de 70% des budgets accordés à l’EVRAS (Education à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle ), les grossesses non-désirées chez les moins de 18 ans ont diminué de 50% entre 2007 et 2015. Les chercheurs ont également constaté une baisse du nombre d’avortements. C’est ce que révèle une étude récemment publiée dans le Journal of Health Economics et réalisée auprès de 149 collectivités locales d’Angleterre.
     
    David Paton de la Nottingham University Business School et Liam Wright de l’Université de Sheffield, auteurs de cette étude, ont même observé que, dans certaines régions, plus les restrictions budgétaires étaient sévères en matière de disponibilité de moyens contraceptifs, moins il y avait de grossesses chez les mineures.

    Augmenter ces budgets s’avérerait donc contre-productif. C’est ce qu’avait déjà exposé le prix Nobel George Arkelof, mais ces résultats avaient été boudés par les responsables politiques. Il démontrait ainsi qu’un accès facilité aux moyens de contraception avait pour effet, non pas de diminuer le nombre de grossesses imprévues, mais bel et bien de l’augmenter, à cause d’une incitation sous-jacente à plus de comportements sexuels pouvant déboucher sur une grossesse.

    Surpris par les résultats de leur recherche, Paton et Wright ont tenté de comprendre l’origine de ce phénomène en analysant des facteurs susceptibles d’expliquer cela comme l’éducation, la pauvreté et le parti politique au pouvoir dans chaque région. Ils avancent notamment une thèse selon laquelle les adolescents d’aujourd’hui sont moins enclins aux comportements à risque que la génération de leurs parents : ils fument moins, boivent moins d’alcool, se droguent moins et commettent moins de crimes que leurs aînés. Les maladies sexuellement transmissibles ainsi que le fait de devenir parents alors qu’ils sont jeunes seraient également un frein.
     
    Source : The Independant
     

    CEDH : le petit Charlie Gard doit-il être débranché contre la volonté de ses parents ?

    15/06/2017 - Début de vie

    La Cour européenne des droits de l’Homme à fait droit à la demande des parents du petit Charlie Gard, âgé de 10 mois et sévèrement atteint d’une affection mitochondriale, d’adopter des mesures provisoires pour préserver la vie de leur enfant et a enjoint à l’hôpital de fournir à Charlie « le traitement et les soins infirmiers indiqués afin de veiller à ce qu’il souffre le moins possible et à ce qu’il conserve toute sa dignité dans la logique, dans la mesure du possible, de son maintien en vie, jusqu’au mardi 19 juin 2017 à minuit », en attendant la décision finale des juges de la Cour de Strasbourg.

    La High Court britannique, suivie par la Court of Appeal avait, en effet, validé l’arrêt des traitements ordonné par le personnel soignant, pour laisser Charlie « mourir dans la dignité », son état n’ayant, selon les médecins, aucune chance d’amélioration. De fait, à ce jour, Charlie ne peut ni voir, ni entendre, ni pleurer, ni avaler, ni respirer de manière autonome. Toutefois, ses parents ne désespèrent pas et souhaitent se rendre aux Etats-Unis pour explorer d’autres pistes. Mais ils se sont vu notifier une décision formelle des médecins d’interdire la sortie du territoire de l’enfant qui selon eux devra être débranché des appareils qui le maintiennent en vie. Le Dossier est même allé jusqu’à la Cour Suprême.

    Désormais, la décision est entre les mains des juges de la Cour européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. Une chambre composée de sept juges examine en ce moment-même l’affaire.

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