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Deux pétitions pour s'opposer à la dépénalisation totale de l'avortement en Belgique

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[Français] 28 juin 2018

Sommaire

  •   Deux pétitions pour s'opposer à la dépénalisation totale de l'avortement en Belgique
  •   Réseau de passeurs organisé pour personnes en demande d'euthanasie
  •   Nouveau Dossier : Fatigue de vivre et euthanasie : où en est la réflexion en Belgique ?
  • Deux pétitions pour s'opposer à la dépénalisation totale de l'avortement en Belgique

    27/06/2018 - Début de vie

    Alors que certains partis politiques poussent en direction d'un vote express pour une dépénalisation totale de l'avortement avant les vacances parlementaires du 21 juillet, alors que les partis ont auditionnés les "experts" qu'ils s'étaient choisis, voici que des citoyens prennent la plume et invitent leurs semblables à se joindre à eux par ces 2 pétitions : ils veulent ainsi faire entendre leurs voix à ceux qui, lors des élections prochaines,  demanderont leurs votes.


    La première Initiative est une lettre ouverte qui se trouve ICI.

    "Nous pensons que le débat actuel ne pose pas la bonne question. Le fait de sortir ou non l'IVG du Code pénal ne nous semble pas la réponse adéquate à la seule vraie question : comment faire diminuer le nombre de femmes et jeunes filles en situation de détresse, c’est-à-dire comment aider les femmes et les jeunes filles à ne pas se trouver enceintes sans l’avoir voulu, et d'autre part, comment améliorer l'accueil, l'écoute et l'accompagnement des femmes et jeunes filles en détresse en raison d'une grossesse non prévue."

    La deuxième, ICI ,concerne plus particulièrement la menace que ferait peser la dépénalisation totale de l'IVG sur les soignants : comme  le soulignent les experts soutenant la pétition, " Si l'avortement venait à être considéré comme un acte médical - ainsi qualifié par une loi distincte ou parce qu'il serait réglé dans la loi relative aux droits des patients - et non plus comme une infraction dépénalisée dans certaines circonstances, la liberté des institutions de soins et la liberté de conscience des soignants seraient gravement mises en danger."

    Cette position est détaillée sur ce nouveau site qui recueille les signatures des soignants mais aussi de tous les citoyens voulant protéger la clause de conscience du personnel soignant qui est confronté aux demandes d'avortements.

    www.soignantSOSverzorger.be

    Voir aussi Bulletins de l'IEB

    et la Brochure "Clauses de conscience au profit des professionnels de la santé"

    Réseau de passeurs organisé pour personnes en demande d'euthanasie

    26/06/2018 - Fin de vie

    Entre 7.000 € et 11.000 € ” hors transport" titrait un article dans un média français. C'est le coût estimé par Jacqueline Jencquel, déléguée nationale chargée de l’accompagnement vers l’étranger et des relations avec les autres groupements dans le monde pour l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD). Elle assure le "relais" vers les pays comme la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Suisse, pays ayant légalisé l’euthanasie ou le suicide assisté. " En dix ans, j’en ai accompagné une soixantaine à un moment ou à un autre de leur démarche".

    "En Suisse, les suicides assistés se déroulent dans des lieux privés, des appartements ou des maisons. Contrairement à l’euthanasie, où c’est le médecin qui met fin à la vie du patient, c’est à la personne de libérer le puissant barbiturique dans sa perfusion, du pentobarbital de sodium dans ce cas.", précise l'article.

    Plusieurs reportages ont également mis en lumière ces pratiques transfrontalières, qui, relayées par les médias, sont souvent utilisées pour influencer l'opinion publique des pays qui se refusent à dépénaliser ces gestes de mort provoquée, dont la France.

    Malgré les précautions que prendront les médecins, le risque existe réellement de voir ces pratiques s'organiser de plus en plus et tirer profit de la vulnérabilité des personnes malades et désespérées.

     

    Nouveau Dossier : Fatigue de vivre et euthanasie : où en est la réflexion en Belgique ?

    22/06/2018 - Fin de vie

    Nouveau Dossier  !

    La fatigue de vivre bouscule et interroge de plus en plus le corps médical et l’opinion publique quant à ses causes et ses conséquences.

    En août 2017, désirant ouvrir un débat officiel sur la question, le député Jean-Jacques De Gucht (Open-VLD) a proposé d’élargir la loi dépénalisant l'euthanasie à toute personne qui exprime éprouver une « fatigue de vivre » (« levensmoeheid »), sans pour autant être atteinte par une affection ou maladie quelconque. Le député travaille depuis lors sur une proposition d’extension de la loi euthanasie, qui « n’inclura pas les personnes souffrant de dépression, de solitude ou d’un état de dépendance », précise-t-il.

    Pour apprécier la justesse de sa proposition, il convient de cerner ce que recouvre le concept de « fatigue de vivre » et de se demander s’il est réellement possible d’en exclure les causes de dépression, de solitude ou de dépendance, comme le suggère Jean-Jacques De Gucht. A ce jour, aucune statistique fiable ne permet par ailleurs de mesurer l’ampleur du phénomène.

    Dans son Avis n° 73 sur « l’euthanasie dans les cas de patients hors phase terminale, de souffrance psychique et d’affections psychiatriques », le Comité Consultatif de Bioéthique de Belgique (CCBB) aborde la problématique de la fatigue de vivre de nos aînés du point de vue éthique.

    Ce nouveau dossier de l'IEB tentera de retracer l’essentiel de la réflexion critique émise par divers acteurs politiques et de terrain, néerlandais et belges, qui ont inspiré le Comité Consultatif dans sa réflexion, afin de mieux comprendre les raisons qui l’ont poussé à encourager prudence et retenue sur la question.

     

     La « fatigue de vivre » peut-elle constituer à elle seule une affection médicale inapaisable qui, causant une souffrance insupportable, justifie l’euthanasie de la personne ?

     

    Le Dossier est ICI