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Que faire des embryons conçus après le divorce des parents ?

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[Français] 29 janvier 2018

Sommaire

  •   Que faire des embryons déjà conçus lorsque les parents divorcent ?
  •   Création du Ministère de la solitude… pour faire des économies
  •   Les demandes d’euthanasie à la “Levenseindekliniek” augmentent chaque année
  • Que faire des embryons déjà conçus lorsque les parents divorcent ?

    24/01/2018 - Début de vie

    Une personne divorcée a-t-elle le droit de préserver les embryons congelés du couple, si l’autre partenaire n’en veut plus ?

    Aux Etats Unis, lorsque des époux auteurs d’un « projet parental » via fécondation in vitro divorcent, aucune loi ni jurisprudence uniforme ne règle pour l’instant la question du sort des embryons créés puis congelés. Le cas de Mandy et Drake Rooks aborde une nouvelle fois cette problématique sensible.

    Le couple, en plein divorce, se bat depuis plusieurs années à propos du sort de leurs 6 embryons congelés. Tandis que Mandy Rooks désire les garder pour avoir une chance de procréer encore, Drake Rooks voudrait les supprimer, car il ne souhaite plus avoir d’enfants, et certainement pas par le biais de son ex-épouse.

    Glenn Cohen, Professeur en droit, souligne le caractère crucial de ce type de disputes :  quelle est la juste balance entre le droit d’une personne de procréer et son droit de ne pas être forcé à procréer malgré elle ?

    D’après Drake Rooks, « un homme devrait pouvoir décider s’il veut plus d’enfants ou non, et avec qui ». Mandy Rooks réplique que « personne n’a le droit de la forcer à tuer sa progéniture. ». 

    Katayoun A. Donnelly, avocate de Mandy Rooks, souligne également que même si Drake Rooks a le droit de ne plus vouloir devenir père, il ne doit pas oublier qu’ici, la conception a déjà eu lieu. Si une femme ne peut forcer légalement un homme à lui donner son sperme pour féconder son ovule, l’homme ici a déjà accepté d’utiliser son sperme, et la fécondation de l’ovule a eu lieu. Donnelly ajoute que donner à Drake le droit de supprimer ces embryons reviendrait à lui donner le droit de forcer sa partenaire à avorter.

    Le Professor Cohen nuance : dans cette affaire, la gestation n’a pas encore commencé et que selon lui, nous sommes en terrain juridique totalement inconnu.

    L’ouverture de la fécondation in vitro a vraisemblablement déclenché des batailles judiciaires complexes. Si l’Académie américaine des avocats de la famille rappelle que personne ne peut être forcé à procréer contre sa volonté, la « Thomas More Society » insiste sur le fait qu’il ne faut pas oublier un autre enjeu réel, à savoir le choix entre mettre fin à une vie humaine ou permettre sa continuation.

    Pour rappel en Belgique, les personnes ayant recours aux techniques de PMA, doivent dès avant la procedure et le traitement, remplir un formulaire qui leur est soumis par le centre de PMA, et décider du sort des embryons congelés, en énumérant les différents cas de figures, dont celui du divorce ou de la séparation.

    Source : Washington Post,

    Création du Ministère de la solitude… pour faire des économies

    29/01/2018 - Fin de vie

    Selon la Croix-Rouge britannique, quelque 9 millions de personnes se sentent souvent ou toujours seules au Royaume-Uni. Plus de 200.000 personnes âgées ont confié à l’organisation Age UK n’avoir parlé à personne depuis plus d’un mois.

    Ce constat alarmant a mené le gouvernement britannique à créer le tout premier ministère de la solitude, dont Tracey Crouch sera la ministre. Sa nomination est considérée de par le monde comme un événement historique, qui pourrait générer une réaction dans bien d’autres pays occidentaux, notamment en Belgique où se répand chez nos aînés ce qui a été appelée « fatigue de vivre », crise existentielle fréquemment liée à un isolement profond. Au total, une personne sur 4 souffrirait de solitude en Belgique, principalement dû au manque de contact humain ou à une pression sociale.

    Le plus grand mérite de cette nomination britannique est peut-être d’imposer sur la place publique une réalité que très peu veulent regarder en face, et de reconnaître officiellement certaines causes de ce mal, notamment l’affaiblissement d’un nombre d’institutions qui établissaient des liens entre les personnes tel que les syndicats, la famille, le travail, les lieux de culte, les associations…

    On constate que la racine de la solitude dans notre société moderne se trouve principalement dans la perte de la gratuité, dans le fait que tout est évalué principalement par un critère économique, y compris les relations.

    Ironiquement, c’est le coût économique d’une personne seule pour la sécurité sociale qui a motivé la nomination de la Ministre de la solitude : 10 années de solitude pour une personne âgée équivaut à un surcoût de 6.800 € pour l’Etat, selon l’études du London School of Economics, qui associe la solitude à des maladies cardiovasculaires, à la démence, à la dépression ou à l’anxiété.

    Le ministère gèrerait un fond visant à promouvoir les initiatives locales et nationales à destination des personnes seules.

    Certains responsables de bibliothèques publiques en Angleterre ont protesté contre la décision du premier ministre Britannique. En effet, des bibliothèques disparaissent par centaines à travers le pays à cause des coupes budgétaires. Il s’agit donc, selon eux, d’un non-sens politique que de mettre en place un ministère de solitude tout en fermant les espaces créateurs de lien social. Peut-être le fonds annoncé permettra-t-il de les rouvrir ?

    Source : The Guardian

    Les demandes d’euthanasie à la “Levenseindekliniek” augmentent chaque année

    23/01/2018 - Fin de vie

    En 2017, 2500 personnes ont contacté la clinique de fin de vie aux Pays-Bas (« Levenseindekliniek » - LEK) parce qu'elles souhaitaient se faire euthanasier. Pour rappel, la LEK accueille principalement des patients qui ne trouvent pas d’autre médecin désirant donner suite à leur demande d’euthanasie.

    Ceci représente une augmentation de 38 % des demandes par rapport à 2016. La clinique a approuvé la demande de près d’une personne sur 3,  soit 747 personnes.

    Parmi celles-ci, 239 personnes (soit 32 %) souffraient de maux somatiques, 187 étaient atteintes de poly-pathologies liée à la vieillesse (soit 25 %), 179 personnes par un cancer (soit 24 %), 75 étaient atteintes de démence (soit 10 %) et 67 dans un état de souffrance psychique (9 %).

    La clinique, qui compte 59 médecins, avait annoncé être en pénurie de médecins fin 2017 et souhaiterait doubler ses effectifs en 2018.

    Source : Medisch Contact

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