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La branche belge des Frères de la Charité se rebelle et confirme sa position relative à la pratique

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[Français] 13 septembre 2017

Sommaire

  •   La branche belge des Frères de la Charité se rebelle et confirme sa position relative à l'euthanasie
  •   New-York : le Suicide Assisté ne sera pas autorisé
  •   Portugal : une grand-mère portera l’enfant de sa fille
  • La branche belge des Frères de la Charité se rebelle et confirme sa position relative à l'euthanasie

    12/09/2017 - Fin de vie

    Fondée en 1807, la Congrégation des Frères de la Charité est une association  de consacrés et de laïcs dont le charisme ("Le Père Triest et sa perceptions des bons soins"), déployé dans le monde entier, est de prendre soin des personnes fragilisées par la maladie mentale. En Belgique, ce sont près de 5000 personnes malades qui sont accompagnées quotidiennement dans treize institutions psychiatriques du pays.

    En Avril 2017, le Conseil d’Administration, constitué majoritairement de onze laïcs et de seulement trois Frères de la Charité, avait publié sa décision de rendre possible l’euthanasie des malades psychiatriques qui le demanderaient, même s’ils ne se trouvaient pas en fin de vie.

    Le supérieur Général au niveau mondial des Frères de la Charité, le Frère René Stockman, avait réagi immédiatement par communiqué de presse soulignant combien cette décision ne mettait plus le respect de la vie au cœur des soins, et de plus, était en totale contradiction avec l’Enseignement de l’Eglise catholique de laquelle se revendiquent pourtant les membres du Conseil d’Administration.

    Confirmé dans ses démarches par les responsables de l’Eglise à Rome, le Frère Stockman avait demandé au Conseil d’Administration de revoir sa position, faute de quoi, en tant que responsable mondial de la Congrégation, il devrait prendre des mesures juridiques pour les institutions belges des Frères de la Charité (15.000 personnes y travaillent). Le Pape François avait rappelé qu’une euthanasie constitue le « meurtre délibéré moralement inacceptable d’une personne humaine ». En date du 10 août, la Salle de presse du Saint-Siège confirmait que le pape avait pris le dossier en main et qu’il avait bien demandé à la communauté belge des Frères de la charité de renoncer à laisser pratiquer l’euthanasie sur des patients qui résident dans leurs centres psychiatriques.

    Ce 12 Septembre 2017, se rebellant ouvertement, le Conseil d’Administration a réaffirmé sa position comme quoi les malades psychiatriques pourront être euthanasiés dans ses implantations belges.

    Voulant justifier leur position, les responsables ont publié une synthèse reformulant une nouvelle éthique qui veut « prendre en compte le changement et les évolutions au sein de la société ». Ils la détaillent en deux pages et la considèrent « conforme à la doctrine de l’Eglise catholique ». Selon le Prof. et Dr. Axel Liégeois de la KuLeuven, en charge de "l’éthique" chez les Frères de la Charité, la protection de la vie est « une valeur fondamentale mais plus absolue ».

    Le Frère René Stockman s'attriste du fait que « le Conseil d’Administration n’aurait plus l’intention de négocier le contenu de son texte.»

    Flash Expert de l'IEB : " Euthanasie pour troubles psychiatriques ou démence en Belgique : analyse des cas officiellement reportés"

    New-York : le Suicide Assisté ne sera pas autorisé

    12/09/2017 - Fin de vie

    Relançant le débat sur l’euthanasie et le suicide assisté, trois patients en phase terminale dans l’Etat de New-York avaient demandé de disposer d’une prescription médicale pour les substances avec lesquelles ils auraient pu se suicider.

    En effet, l’Etat de New-York, comme la majorité des Etats aux Etats-Unis, n’autorise ni l’euthanasie ni le suicide assisté. Seul 6 Etats le permettent (Colorado, Washington, Vermont, Californie, Oregon et le District of Columbia).  Malgré la demande de ces trois patients, dont deux sont décédés entre temps, la Cour a précisé qu’en aucun cas un médecin ne devait aider un patient à mettre fin à sa vie.

    Les citoyens de cet Etat soutiennent la décision de la Cour d’Appel car ils considèrent qu’en autorisant l’euthanasie ou le suicide assisté, ce sont les personnes les plus vulnérables, telles que les personnes âgées, qui seront susceptibles de développer le désir de mourir.

     Sources : ABCNewsnet, Bioedge

    Portugal : une grand-mère portera l’enfant de sa fille

    12/09/2017 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    C’est en juillet 2016 que le Portugal a voté une loi autorisant sous certaines conditions la Gestation Pour Autrui (GPA). Une première requête vient d’être approuvée par le conseil portugais de la procréation médicalement assistée : une femme d’une cinquantaine d’années va donc porter l’enfant de sa fille qui a dans le passé subi une ablation de l’utérus, avant laquelle les médecins avaient toutefois prélevé et congelé ses ovocytes.

    La GPA au Portugal est strictement limitée aux femmes qui souffrent d’une absence ou d’un dysfonctionnement de l’utérus qui empêche la grossesse de façon définitive. Ainsi elle est réservée aux couples hétérosexuels et homosexuels féminins mariés. Dans le cas d’un couple homosexuel féminin, les deux femmes doivent prouver leur incapacité médicale à mener une grossesse. La loi précise que la GPA est réservée aux « couples », et donc ne la permet pas aux femmes seules.

    De plus, la mère porteuse ne peut recevoir aucune compensation financière. Le couple s’engage tout de même à payer tous les coûts financiers, justificatifs à l’appui, encourus directement la grossesse.

     

    Enfin, seule la GPA « totale » est autorisée, c’est-à-dire que la mère porteuse ne donne pas ses ovocytes. Elle s’engage, également, à limiter le contact au strict minimum avec le bébé afin d’éviter tout risques psychologiques et affectifs, sauf si la mère porteuse fait partie de la famille. Dans ce cas-là elle pourra garder contact avec le bébé. Enfin, dans le cas de la GPA, les parents génétiques sont dès la naissance considérés comme les vrais parents de l’enfant.