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Pays-Bas : nouvelle euthanasie en duo

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[Français] 21 août 2017

Sommaire

  •   Pays-Bas : nouvelle euthanasie en duo
  •   Pays-Bas : 4.7 milliards d’euros par an pour soigner les malades atteints de troubles psychiatriques
  •   France : questionnement de certains députés face au nombre d’avortements
  • Pays-Bas : nouvelle euthanasie en duo

    21/08/2017 - Fin de vie

    Nic et Trees Eldehorst habitant à Didam, étaient mariés depuis plus de 65 ans et ont demandé via la Levenseindkliniek (Clinique de fin de vie) à ce qu’un médecin provoque leur mort simultanément. Ils avaient 91 ans et leur condition physique se détériorait peu à peu depuis 5 ans, Nic ayant eu un infarctus en 2012 : cela réduisait sa mobilité tandis que sa femme Trees, elle aussi, commençait à ne plus savoir marcher et perdait parfois la mémoire. Craignant que Trees soit seule si son mari mourait avant elle et qu’elle sombre un peu plus dans l’absence de la démence, une de leurs filles a déclaré au journaliste de Gelderlander : « Il est apparu qu’il ne fallait pas attendre trop longtemps avant de procéder à l’euthanasie ». Le gériatre qui les accompagnait devait agir avant que Trees ne perde tout à fait ses capacités mentales. « Si notre père était mort soudainement, elle aurait pu être complètement désorientée et aurait dû être placée en résidence, ce qu’elle ne voulait absolument pas. »

    Deux équipes de médecins de la clinique de fin de vie, qui se sont voulues indépendantes, ont analysé séparément ces deux demandes d’euthanasie avant d’affirmer que tout était en ordre. « Ils se sont embrassés et sont morts ensemble selon leur plus vif souhait », conclut leur autre fille.

    L’article mentionne que ces cas d’euthanasie en duo sont rares aux Pays-Bas. Sur quelles bases légales les médecins des Pays-Bas ont-ils jugé recevable ces deux demandes d’euthanasies de personnes âgées qui n’étaient pas en fin de vie et qui étaient confrontées aux maux dus à leur âge avancé ? Cela sera à la Commission régionale d’avaliser la décisions des médecins impliqués. En juin 2014, un  cas semblable avait été médiatisé en Belgique. (Bulletin de l'IEB

    Source : De Gelderlanden 

    Pays-Bas : 4.7 milliards d’euros par an pour soigner les malades atteints de troubles psychiatriques

    21/08/2017 - Fin de vie

    Tout comme c’est le cas en Belgique, les Pays-Bas avalisent, à certaines conditions, l’euthanasie des personnes atteintes de troubles psychiatriques et qui demanderaient qu’un médecin provoque leur mort.
    C’est dans ce cadre que sortent deux informations chiffrées. La première n’est pas directement reliée à l’euthanasie, mais interpelle toutefois : selon le centre sur les soins de santé Vektis, il y aurait eu en 2015 aux Pays-Bas, 221.000 malades psychiatriques graves (215.000 en 2014) qui chacun coûterait 21.000 euros par an à l’Etat. Les chercheurs de Vektis ont allignés les chiffres par région, par sexe (53% de femmes), par maladie (schizophrénie, autisme, dépression, troubles de la personnalité,..) et selon le traitement prescrit et prise en charge : dont côut total annuel de 4,7 milliards d’euros.

    La deuxième information chiffrée est relatie à un appel de la fédération des médecins, la KNMG (Koninklijke Nederlandsche Maatschappij tot bevordering der Geneeskunst) qui recrute 650 médecins SCEN (Steun en Consultatie bij Euthanasie in Nederland - Soutien et consultation pour une euthanasie aux Pays-Bas). Les médecins SCEN sont généralistes ou spécialistes, gériatres ou autre spécialisation, depuis plus de 5ans. Après une formation de deux jours, et lorsque leur motivation est avérée, ces médecins conseils soutiendront des confrères qui pratiqueront l’euthanasie de leurs patients. Le médecin SCEN agit et conseille avant l’euthanasie ; il étudie le dossier et visite le patient en question, et rédige ensuite un rapport affirmant que les exigences de la loi dépénalisant l’euthanasie sont remplies. Suite à cela, le médecin traitant provoquera la mort de la personne qui l’a demandée. Au total, on estime qu'un médecin SCEN passe en moyenne 4 heures pour chaque dossier et pourra réclamer 373.04 euros par dossier.

    Pour mémoire, il y a eu 6091 euthanasies et suicides assistés déclarés officiellement aux Pays-Bas. Le recrutement de nouveaux médecins SCEN est sans doute nécessaire pour faire face aux projections futures de demandes d’euthanasies. De plus en plus, les euthanasies sont demandées par les personnes âgées ou atteinte de démence mais aussi par les malades psychiatriques, dont le nombre cité ci-dessus est croissant.

    Voir synthèse du rapport et derniers chiffres disponibles : ICI
    A noter qu’en Belgique, les médecins conseils ne sont pas toujours rémunérés, sauf s’ils se sont faits agréés par le « Pouvoir Organisateur », structure mise en place par les lobbies LEIF et EOL, et financé par l’INAMI (Bulletin de l’IEB).

    De plus, en Belgique encore, l’avis du ou des médecins conseils n’est pas contraignant pour le médecin qui pratiquera l’euthanasie. Celui-ci ne sera pas inquiété même si un confrère juge que les conditions légales ne sont pas remplies. A noter également que le rapport éventuel du médecin conseil ne sera pas consultable pa les membres de  la Commission de contrôle puisque le résumé qui en est fait, l'est par le seul médecin qui aura euthanasié son patient; il sera donc difficile de voir si les appréciations des médecins impliqués étaient convergentes. Cet élément de non-contrôle de la loi belge pose une réelle question.

    Source: Medisch contact

    France : questionnement de certains députés face au nombre d’avortements

    21/08/2017 - Début de vie

    Les responsables politiques français ont voulu comprendre le phénomène de l’avortement dans leur pays dont le nombre est évalué à 221.000 par an. C’est pourquoi, ils viennent de produire un document de travail « informatif ». Y sont comparées les législations de 8 pays concernant l'avortement : l’Allemagne, la Belgique, l’Italie, la Suède, la Suisse, le Texas aux Etats-Unis, l'Irlande ou la Pologne. 

    Les chiffres éveillent la curiosité : comment se fait-il par exemple que l’Italie ait réussi à réduire drastiquement le nombre d’avortements : 234 801 par an en 1983, à 87 639 en 2015 ? Réduction importante aussi en Allemagne, où le nombre d’avortements est passé de 126 000 en 1996 à 98 721 en 2016.
    L'évolution du nombre d'avortements et une comparaison de 2004 à 2014 est disponible dans ce tableau.

    Par contre en Belgique, et malgré l’importance des statistiques pour ce problème de santé publique, aucun chiffre officiel n’est disponible depuis 2011. Ce manque d’information met à mal les mesures politiques qui devraient être prises pour en diminuer le nombre. Suffit-il de distribuer les moyens contraceptifs et déployer des politiques d’éducation à la vie affective et sexuelle dans les écoles dès le plus jeune âge ? Plusieurs chercheurs aujourd’hui mettent en évidence l’effet suggestif de ces cours comme invitant aux relations sexuelles, ce qui, à l’inverse de l’effet recherché, entraîne plus de grossesses non-planifiées. De même, une étude récente de Solidaris révèle que 65% des femmes qui se trouvent face à une grossesse non-planifiée, étaient pourtant sous contraception.

    La question de la prévention de l’avortement doit se penser lorsque la femme, de façon inattendue, se retrouve enceinte : qui l’accompagne, quelles sont les aides qui lui sont proposées et par qui ? La liberté des femmes va de pair avec la mise en place d'autres options que celle de l’avortement.

    L’Italie et l’Allemagne ont compris que la précarité et la situation sociale de la femme pèsent énormément dans la décision d’avorter et c’est pourquoi, des centres aident les femmes enceintes à évaluer les causes et circonstances qui les poussent à avorter. Suite à cela, ils trouvent, avec chacune, aides et solutions qui lui ouvrent des perspectives de vie avec son enfant. La prévention de l’avortement dès le début de la grossesse, semble devenir la meilleure politique, pour que l’avortement diminue drastiquement.

    Source : Genethique.org

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