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Pays-Bas : nouvelle augmentation de 10% des euthanasies

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[Français] 9 octobre 2015

Sommaire

  •   Pays-Bas : nouvelle augmentation de 10% des euthanasies
  •   Royaume-Uni : première autorisation pour une greffe d’utérus
  •   UNESCO : le Comité International de Bioéthique (CIB) plaide pour la protection du génome humain
  •   Journée mondiale des soins palliatifs : demande croissante de ressources en Europe
  • Pays-Bas : nouvelle augmentation de 10% des euthanasies

    08/10/2015 - Fin de vie

    Le Rapport 2015 des chiffres de l’euthanasie aux Pays-Bas vient d’être publié. Il révèle qu’en 2014, les Commissions de contrôle ont reçu 5306 déclarations d’euthanasies ou de suicides assistés.

    Ceci représente une hausse de 10% par rapport aux chiffres de 2013, qui révélaient déjà eux-mêmes une croissance continue (voir Bulletin IEB).
    Dans 4 cas bien particuliers, la Commission de contrôle a estimé que les médecins n’avaient pas respecté le cadre légal.
    A noter que 41 personnes ont été euthanasiées sur seule base d’une souffrance psychique.
    (Analyse et plus de détails dans un prochain Bulletin de l’IEB)

    Royaume-Uni : première autorisation pour une greffe d’utérus

    07/10/2015 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Le mercredi 30 septembre 2015, un groupe de chercheurs britanniques de l’organisation « Womb Transplant UK » a annoncé avoir obtenu l’autorisation de réaliser un premier essai de greffe d’utérus au Royaume-Uni. La greffe d’utérus a déjà été expérimentée en Suède, où le premier bébé issu de cette technique est né en octobre 2014. La France lui a emboîté le pas, et maintenant le Royaume-Uni.
    Les greffes d’utérus permettent de répondre aux stérilités féminines liées à l’absence d’utérus. En moyenne, une femme sur 5 000 présente un défaut d’utérus. La greffe d’utérus consiste à prendre l’utérus chez une femme vivante ou en état de mort cérébrale pour le greffer chez la femme stérile. Cette dernière est alors soumise à de lourds traitements pour éviter le rejet de la greffe. A l’issue de la grossesse, l’accouchement s’effectue par césarienne afin de ne pas exiger un travail trop important de l’utérus. Par la suite, si 6 mois après l’accouchement la femme ne veut pas d’autres enfants, elle subira une ablation de son utérus afin de ne pas supporter inutilement les multiples traitements antirejet de la greffe.
    « Womb Transplant UK » indique avoir reçu une centaine de candidatures pour son expérimentation. Seules dix femmes seront retenues. Les conditions d’accès à cette lourde opération sont strictes. Il faut avoir entre 25 et 38 ans, être engagé dans une relation de couple stable et être en bonne santé. Avant de réaliser ces travaux de recherche, l’organisation devra récolter 500 000 livres. Si l’expérimentation britannique réussit, le premier bébé pourrait voir le jour fin 2017.

    Cette méthode est une alternative à la Gestation Pour Autrui. La femme n’a plus besoin de recourir à une autre femme pour porter son enfant, mais elle peut le faire elle-même. Le lien mère-enfant est donc préservé tout au long de la grossesse, sans être rompu à la naissance.
    Source : Belga

     

     

     

     

    UNESCO : le Comité International de Bioéthique (CIB) plaide pour la protection du génome humain

    07/10/2015 - Recherche biomédicale

    A l’UNESCO, lors des sessions de la Commission mondiale d’éthique des connaissances scientifiques et des technologies (COMEST) et du Comité International de Bioéthique (CIB) du 29 septembre au 1er octobre 2015 à Paris, le CIB a appelé à un moratoire sur les techniques d’édition de l’ADN des cellules reproductrices humaines, afin d’éviter tout risque de dérive eugénique.
    Cette session a porté sur les enjeux éthiques représentés par l’avancée de la technique dans le domaine de la génétique. Depuis 2012, de nombreuses techniques ont été mise au point, dont certaines permettent de modifier l’ADN, comme la technique baptisée « CRISPR-Cas9 ». Cette technique, très applaudie par la communauté scientifique, permet de séquencer, couper et modifier l’ADN. L’intérêt étant à terme de pouvoir guérir les maladies génétiques comme la drépanocytose (maladie héréditaire des globules rouges) ou la mucoviscidose.
    Néanmoins, le danger est de toucher aux cellules germinales, porteuses de l’hérédité. En effet, toucher à des cellules qui ont vocation à se transmettre définitivement aux générations futures revient à modifier l’espèce humaine. De telles pratiques pourraient aisément mener à l’eugénisme. D'où la proposition de moratoire émise par le CIB.
    Source : Notre Temps

     

     

    Journée mondiale des soins palliatifs : demande croissante de ressources en Europe

    08/10/2015 - Fin de vie

    A l’occasion de la Journée mondiale des soins palliatifs, de nombreux colloques ont mis en avant le bienfondé de ces soins, et leur nécessité dans le cadre de la fin de vie et/ou de maladie grave et incurable. Selon la définition de l’OMS de 2002, « les soins palliatifs cherchent à améliorer la qualité de vie des patients et de leur famille, face aux conséquences d’une maladie potentiellement mortelle, par la prévention et le soulagement de la souffrance, identifiée précocement et évaluée avec précision, ainsi que le traitement de la douleur et des autres problèmes physiques, psychologiques et spirituels qui lui sont liés. »
    C’est pour promouvoir ces soins que la Société Française d'Accompagnement et de soins Palliatifs a publié un reportage intitulé « Vivre le temps qu’il nous reste à vivre ». « Même si on sait que l’échéance est proche, nous cherchons à donner aux gens le moyen de vivre ce qu’ils ont à vivre. » Les témoignages sont nombreux, révélant, que même dans les cas de maladies graves et douloureuses, il est possible d’ « avoir des petits moments de bonheur, des petits moments agréables, parmi des moments plus durs. »
    En Belgique, la loi relative aux soins palliatifs date du 14 juin 2002. Elle a été adoptée en même temps que la loi relative aux droits des patients et celle relative à l’euthanasie. A l’heure où l’euthanasie est de plus en plus pratiquée et banalisée en Belgique, la Fédération flamande des soins palliatifs a récemment envoyé un communiqué annonçant son grand manque de moyens.  (Source : Belga)

    En France, si la loi relative aux soins palliatifs est plus ancienne en France, puisqu’elle date du 9 juin 1999, la Cour des comptes estime 16 ans plus tard dans son « rapport 2015 » qu’en matière de soins palliatifs, « la prise en charge est toujours très incomplète. » Alors que le projet de loi relatif à la fin de vie suscite de nombreux débats, la Ministre de la santé a évoqué son intention d’étendre ces derniers par un plan triennal sur les soins palliatifs. Les députés, et les professionnels de santé attendent donc de vraies mesures budgétaires qui concrétisent ce projet dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale.

    A propos du danger de mêler euthanasie et soins palliatifs, voir le dernier dossier de l’IEB : Le modèle belge des « soins palliatifs intégraux » dénature-t-il la pratique des soins palliatifs ?

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