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Pays-Bas : la Coopérative « Dernière volonté » s’affirme sur le marché de la mort

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[Français] 22 février 2018

Sommaire

  •   Pays-Bas : la Coopérative « Dernière volonté » s’affirme sur le marché de la mort
  •   France : Pour ou contre une levée de l’anonymat des dons de gamètes ?
  •   Canada : la ministre de la santé réagit au taux d’euthanasie en forte augmentation
  •   Infertilité des couples : la Napro-Technologie débarque à Bruxelles
  • Pays-Bas : la Coopérative « Dernière volonté » s’affirme sur le marché de la mort

    15/02/2018 - Fin de vie

    La Coopérative « Dernière volonté » (« Laatste Wil », CLW) avait annoncé à ses 3.200 membres en septembre dernier avoir découvert un moyen « légal » pour mettre fin à sa vie de manière absolument autonome et sans douleurs.

    La substance, que la Coopérative a appelée « Moyen X », pour ne pas dévoiler son nom, est une poudre de conservation, utilisé notamment dans les milieux hospitaliers pour prévenir les moisissures. L’annonce a fait grimper en flèche les inscriptions à la CLW, qui compte aujourd’hui 20.000 membres.

    Après 6 mois d’adhésion, valant selon la CLW de temps de réflexion, ses membres s'organiseront en groupements d’achats indépendants, afin de passer commande. Le nom réel du produit ne sera révélé qu’au représentant sélectionné par chaque groupe d’achat. Celui-ci servira d’intermédiaire avec le vendeur. Ce représentant aura la responsabilité de s’assurer de la capacité de discernement des acheteurs lors de la distribution des commandes.

    Dans le milieu néerlandais des coaches professionnels de « l’accompagnement en fin de vie », la nouvelle n’emporte pas l’adhésion de tout le monde. Si certains se montrent enthousiastes de « l’autonomie absolue » qu’offre le « Moyen X », d’autres s’inquiètent de ce que la CLW n’examine ni la capacité de discernement, ni les motifs d’adhésions de ses membres lors de leur inscription. Ton Vink redoute que des personnes psychiquement fragilisées trouvent trop facilement la mort, grâce à l’achat du « Moyen X ».

    Dans le « Nederlands juristenblad », Ton Vink avance que la Coopérative qui aura fourni une aide au suicide à toute personne effectivement décédée après ingestion du « Moyen X », sera, selon lui, pénalement condamnable . Le refus de CLW de dévoiler publiquement son produit létal et son absence de soutien moral aux membres qui le nécessiteraient, ne plaideront pas pour sa cause le jour venu.

    Cette mise en garde n’inquiète nullement le président de la CLW, Jos van Wijk, qui estime que la coopérative ne joue pas un rôle suffisamment important dans le processus d’achat que pour pouvoir être attaqué pour aide au suicide. De plus, ses membres signent une décharge exonérant la CLW de toute responsabilité. 

    Source : NRC.nl

     

    France : Pour ou contre une levée de l’anonymat des dons de gamètes ?

    15/02/2018 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Parmi les 2 millions de français qui ignorent l’identité d’un de leurs parents, 70.000 sont des enfants conçus après don anonyme de gamètes.

    Parmi ceux-ci,  un nombre grandissant conteste aujourd’hui le caractère absolu du principe d’anonymat des donneurs, au nom du « droit de chacun à connaître ses origines ». Ils estiment que la question devrait tenir une place plus importante dans les débats organisés dans le cadre des Etats généraux de bioéthique. 

    Jean-Philippe Wolf, responsable du Centre d’étude et de conservation des œufs et du sperme humains (CECOS) de l’hôpital Cochin, ne voit pas cette revendication d’un si bon œil. Il rappelle que l’anonymat n’a pas été considéré en vue de « nuire aux enfants ou à leurs parents », mais bien au contraire pour « garantir la sérénité dans leur vie familiale, ainsi que celle du donneur ».

    En effet, « la découverte de l’identité d’un donneur risque d’engendrer des situations potentiellement explosives, tant pour les familles des donneurs que pour celles des personnes conçues par don », écrivent dans Le Monde les cliniciens Geneviève Delaisi et Stéphane Viville. Ensuite, le principe d’anonymat encourage, voire conditionne, le don de gamètes. Une levée de cet anonymat ferait, selon Jean-Philippe Wolf, inévitablement hésiter et reculer bon nombre de donneurs potentiels, ce qui nuirait aux intérêts des couples en demande d’enfant…

    Mais toutes ces considérations ne détournent-elles pas le débat du véritable bien de l’enfant ? interrogent certains.

    Même si « des intérêts divergents peuvent entrer en conflit avec celui de l’enfant, le droit de connaître ses origines apparaît comme un droit fondamental, qui participe de la dignité humaine ». Géraldine Mathieu ( Dossier IEB ) soutient qu’il ne devrait être « limité que de manière exceptionnelle, et uniquement s’il existe un risque de préjudice grave pour autrui ».

    Une éventuelle levée progressive de l’anonymat se doit néanmoins d’être encadrée. C’est pour cette raison que Geneviève Delaisi et Stéphane Viville plaident pour la constitution, en France, d’un organisme « jumeau » du Conseil national pour l’accès aux origines personnelles (CNAOP) qui s’occupe des enfants nés sous X.

    Source : Journal du Médecin

    Canada : la ministre de la santé réagit au taux d’euthanasie en forte augmentation

    15/02/2018 - Fin de vie

    Depuis la légalisation de l’aide à mourir (AMM) en décembre 2015, 1.829 Québécois l’ont officiellement réclamée, et 1.215 (66 %) l’ont officiellement obtenue.

    Entre 2016 et 2017, le nombre de personnes décédées avec l’aide d’un médecin y a augmenté de 58 %. En 2017, au Canada, près d’un décès sur 100 est survenu suite à une demande d’AMM, et au Québec, il s’agit d’une personne sur 50.

    Le Dr Claude Rivard, médecin spécialisé en soins palliatifs en Montérégie, région où les médecins ont dû pratiquer le plus d’AMM, soutient que l’intérêt pour cette pratique est suscité par les informations que se transmettent les citoyens entre eux. Le vieillissement de la population, l’organisation des ressources et l’évolution des mentalités dans les familles contribuent à nourrir la demande pour ces pratiques.

    « L’évaluation médicale d’une demande peut se faire en deux jours. Après, c’est à la personne de choisir le moment opportun pour elle et sa famille », ajoute le médecin.

    Au final, sur 100 patients qui ont demandé l’AMM, 66 l’obtiennent. Parmi les 34 autres personnes, 18 décèdent, reçoivent une sédation palliative continue d’urgence ou perdent leur capacité de discernement avant d’avoir pu consentir à l’AMM. 9 personnes ne remplissent pas les critères de la loi et 6 changent d’avis.

    En réaction à la rapide augmentation des AMM, la ministre Petitpas Taylor a annoncé l’octroi de $6 millions à l’organisation Pallium Canada, pour améliorer l’accès à des soins palliatifs de qualité au Canada. Le gouvernement a également adopté un projet de loi « C 277 », qui vise à l’élaboration progressive d’un cadre sur les soins palliatifs, avec la participation des pouvoirs régionaux.

    En attendant, les fonds octroyés aideront Pallium Canada à élargir son programme d’apprentissage des soins palliatifs pour qu'un plus grand nombre de professionnels de la santé au niveau local, puisse offrir des soins palliatifs aux canadiens, là où ils vivent lorsqu'ils en ont besoin.

    Pallium Canada espère également mettre au point un mouvement de sensibilisation culturelle, afin de tenir compte de la diversité au sein de la société canadienne.

    Sources : Le Devoir

     

    Infertilité des couples : la Napro-Technologie débarque à Bruxelles

    20/02/2018 - Début de vie

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