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Pays-Bas : la clinique de fin de vie montrée du doigt

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[Français] 24 janvier 2015

Sommaire

  •   Pays-Bas : la clinique de fin de vie montrée du doigt
  •   Europe : la pilule du « surlendemain » en vente libre et sans prescription
  •   Produire ovocytes, spermatozoïdes à partir de cellules souches embryonnaires et de cellules de peau
  • Pays-Bas : la clinique de fin de vie montrée du doigt

    23/01/2015 - Fin de vie

    Pour la troisième fois en un an, la clinique de fin de vie, aux Pays-Bas, qui s’est donné pour mission de répondre aux demandes d’euthanasie des personnes répondant aux conditions prévues par la loi mais dont le médecin refuse de poser le geste, est montrée du doigt par la commission régionale de contrôle, pour négligence en matière d’euthanasie.
    L’année dernière, cette clinique avait administré l’euthanasie à Gaby Olthuis, une femme de 47 ans souffrant d’acouphènes aigus. Pour la commission de contrôle, la clinique n’a pas suffisamment évalué la possibilité de mettre en place des traitements alternatifs. Concrètement, il lui est reproché de ne pas avoir d’abord soumis la patiente à un examen psychiatrique, compte tenu de son passé médical.
    La clinique de fin de vie s’étonne de ces allégations et réfute toute négligence dans le traitement de ce cas.
    Le dossier est désormais entre les mains du ministère public et des services d’inspection médicale, qui devront établir si des poursuites doivent être entreprises.

    Sources : www.nltimes.nl et www.nos.nl

     


    Europe : la pilule du « surlendemain » en vente libre et sans prescription

    23/01/2015 - Début de vie

    Suivant une décision d'exécution de la Commission européenne du 7 janvier, qui sera appliquée dans les Etats-membres courant 2015, la pilule du « surlendemain » (acétate d'ulipristal) sera bientôt libre de prescription en Europe. Elle y est déjà commercialisée depuis 2009 en tant qu'EllaOne©.
    Appelé indûment « contraceptif d’urgence », ce produit potentiellement abortif se distingue par sa durée d’efficacité : EllaOne agit durant cinq jours, soit la durée de vie des spermatozoïdes, contre trois jours pour la version classique. Son mode de fonctionnement vise à bloquer l'ovulation déjà en cours mais aussi à modifier la paroi de l’utérus, la rendant inapte à l’implantation d’un embryon déjà conçu.
    Il n’est pas inutile de rappeler que certains médecins ont déjà alerté sur les dangers de l’utilisation de la pilule du lendemain pour la santé de la femme. L’on avait en 2011 évoqué l’opportunité pour les pharmaciens de prévoir un lieu privatif dans leur officine afin d’expliquer clairement que la pilule du lendemain n’est pas un simple contraceptif, mais une « bombe  hormonale », son utilisation pouvant avoir des conséquences dangereuses pour la santé. Dans la pratique, cette information ne se fait que rarement : les pharmacies vendent, et les centres de planning procurent presque gratuitement, la pilule du lendemain.
    Aujourd’hui, par la vente d’EllaOne sans prescription ni conseil médical, c’est donc  un  produit abortif  plus fort qui se retrouve sur le marché. 
    Source : Belga et Bulletin de l'IEB
     

    Produire ovocytes, spermatozoïdes à partir de cellules souches embryonnaires et de cellules de peau

    23/01/2015 - Recherche biomédicale

    Des chercheurs britanniques et israéliens ont produit des cellules de sperme et des cellules précurseurs d'ovocytes humains à partir de cellules souches embryonnaires et de cellules de peau, transformées en cellules souches pluripotentes induites humaines (ipS), avec des taux de 25 à 40% d'efficacité. Ils espèrent les voir évoluer en ovules et en spermatozoïdes, et aboutir ainsi à un embryon viable par fécondation.
    Pour vérifier cette hypothèse, les scientifiques envisagent d'injecter les cellules humaines qu'ils ont obtenues dans une souris. Ils verront alors si elles se développent comme prévu grâce à l'influence des hormones sexuelles naturellement présentes chez les souris. Une fois cette étape réussie, les tests pourraient être étendus aux primates, avant d’éventuels essais chez l'homme.
    Il reste plusieurs difficultés a toutefois précisé Azim Surani, l’auteur principal de l’étude. Ainsi, par exemple, contrairement aux cellules de la peau des hommes, celles des femmes ne possèdent pas le chromosome Y, et elles ne pourraient être utilisées que pour créer des ovules. De plus, le processus doit encore être mieux compris, en particulier le rôle clé chez l'homme d’une protéine nommée Sox17 (équivalente à Sox2 pour la souris).
    Source : Cell
     

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