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Pays-Bas : face à l’euthanasie, des médecins-conseil réagissent

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[Français] 26 août 2016

Sommaire

  •   Pays-Bas : face à l’euthanasie, des médecins-conseil réagissent
  •   Pays-Bas : la Ministre Schippers lance une campagne pour le don de cellules souches adultes
  • Pays-Bas : face à l’euthanasie, des médecins-conseil réagissent

    26/08/2016 - Fin de vie

    Une étude réalisée auprès des médecins SCEN (Steun en Consultatie bij Euthanasie in Nederland, c'est-à-dire Soutien et Consultation pour une euthanasie aux Pays-Bas) traduit le fait que, selon la majorité de ces médecins-conseil, beaucoup d’euthanasies seraient pratiquées parce que la personne qui la demande n’aurait pas bénéficié d’une prise en charge adéquate.
    Le Dr Es Adriaan exprime ainsi l’avis de plusieurs de ses confrères SCEN qui mettent en question la qualité et l’accessibilité des soins palliatifs pour tous aux Pays-Bas. Le malaise est perceptible pour ces médecins qui posent clairement la question du filtre palliatif avant que ne soit accordée une euthanasie : a-t-on vraiment tout proposé à la personne avant d’accéder à sa demande de mort ? Ne recourt-on pas trop vite à l’euthanasie ? Le docteur Adriaan, rejoint par Paul Lieverse, spécialiste de la douleur, réclame un investissement significatif dans le développement des soins palliatifs, notamment à domicile.
    D'après une évaluation du SCEN (2010) de l'institut du VU et l'AMC, il ressort que « 60 % des médecins SCEN ont vécu une situation dans laquelle les soins palliatifs faisaient défaut ». Ce rapport souligne le problème posé par les soins palliatifs insuffisants, constituant un élément déclencheur d’une demande d'euthanasie. « Il y a quelque temps, j'allais beaucoup plus loin en ce qui concerne les conseils en vue d’une euthanasie, mais maintenant, je conseille le recours à une équipe de soins palliatifs ; cela doit être beaucoup plus ancré dans la pratique. », témoigne l’un de médecins interrogés.
    Interpellé à la Chambre des Représentants sur la question, le Secrétaire d’Etat Van Rijn (1) souhaite susciter un débat.
    Quel signal donnons-nous en tant que société lorsque nous ne réagissons pas au fait qu’une personne n’ait d’autre issue que de demander à être euthanasiée tout simplement parce qu’elle n’a pu bénéficier à temps de l’encadrement multidisciplinaire d’une équipe compétente de soins palliatifs ?
    (1)    Brief staatssecretaris Van Rijn

    Source :  Medisch Contact, 16/06/2016

    Pays-Bas : la Ministre Schippers lance une campagne pour le don de cellules souches adultes

    26/08/2016 - Bioéthique, droit et politique

    La Ministre de la Santé publique des Pays-Bas, Edith Schippers, lance une campagne pour encourager le don de cellules souches adultes, s’appuyant pour ce faire sur la Fondation Machtis. Chaque année, quelques milliers de personnes sont confrontées aux Pays-Bas à l’une ou l’autre forme de cancer du sang. Or, certaines de ces leucémies peuvent être guéries par une transplantation de cellules souches dont la compatibilité receveur-donneur a été vérifiée. L’enjeu est donc de disposer d’un donneur compatible.
    C’est pourquoi il faut multiplier le nombre de donneurs de cellules souches provenant de la moelle osseuse. Or actuellement, le nombre de donneurs est largement insuffisant.
    La Fondation Machtis et la Ministre Schippers encouragent donc les citoyens à s’enregistrer sur le site stamceldonor.nl car plus il y a de donneurs potentiels, plus les chances de guérison de certains malades sont grandes.

    Actuellement, 104.000 donneurs se sont enregistrés, parmi lesquels, chaque année, 1 sur 1000 sera effectivement appelé pour donner ses cellules souches.

    Source : Medisch Contact, 08/08/2016

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