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Mobilisation dans 60 villes de France : « Soulager mais pas tuer »

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[Français] 4 décembre 2014

Sommaire

  •   Mobilisation dans 60 villes de France : « Soulager mais pas tuer »
  •   Belgique : pénurie de médecins formés à l’avortement
  •   Extension du "droit" à l'avortement au Luxembourg
  • Mobilisation dans 60 villes de France : « Soulager mais pas tuer »

    03/12/2014 - Fin de vie

    Ce vendredi 28 novembre, le Collectif « Soulager mais pas tuer » a lancé une première campagne de mobilisation dans 60 villes françaises « contre l'euthanasie, sous toutes ses formes, et contre le suicide médicalement assisté ». Parrainé par Philippe Pozzo di Borgo, tétraplégique dont le témoignage a inspiré le film « Intouchables », ce collectif rassemble plusieurs associations dont Soigner dans la dignité, Convergence soignants soignés, Alliance Vita, l'Institut Européen de Bioéthique, 100% vivants ou encore le Comité Protestant évangélique pour la dignité humaine (CPDH).

    A quelques jours de la présentation par les députés Alain Claeys et Jean Leonetti du rapport de la mission sur la fin de vie qui leur a été confiée, et alors que la pression s’accentue en France en vue d’une ouverture à l’aide active à mourir, le collectif lance un appel à un engagement sans compromission dans la voie de l’accompagnement des « personnes malades, dépendantes ou en fin de vie dans le respect de leur dignité ». Ses représentants s’inquiètent notamment d’une des propositions évoquées, très actuelle en Belgique également : celle de la sédation terminale. Autant « la sédation en phase terminale peut se révéler nécessaire et légitime, autant nous contestons toute pratique de sédation ayant pour objectif de provoquer la mort, notamment quand cette sédation est accompagnée d'un arrêt de l'alimentation et de l'hydratation, quand ce procédé est destiné à arrêter la vie ».

    Ce nouveau collectif vient également de lancer une pétition pour « alerter les pouvoirs publics contre la menace de l'euthanasie cachée et manifester en France, un premier niveau de mobilisation d'alerte ».

    La pétition en ligne : http://soulagermaispastuer.org/

    Belgique : pénurie de médecins formés à l’avortement

    03/12/2014 - Début de vie

    Près de 15 ans après l’adoption par le parlement belge de la loi dépénalisant l’avortement, la Belgique fait face à une pénurie croissante de médecins prêts à s’engager dans cette pratique. Cette difficulté est particulièrement criante dans la province de Luxembourg, comme le centre de planning familial des femmes prévoyantes socialistes d’Arlon en fait état.
    Cette situation s’explique pour partie en raison de l’absence de formation des jeunes médecins à la pratique de l’interruption volontaire de grossesse, notamment dans les régions éloignées des centres universitaires assurant cette formation, mais également en raison d’une militance qui s’essouffle. Pour Cécile Artus, coordinatrice des centres de planning familial FPS de la Province de Luxembourg, « la raison est le manque de valorisation financière, et de reconnaissance de l'acte IVG. Donc la jeune génération de médecins est moins militante ».
    Source : www.rtbf.be
     

     

    Extension du "droit" à l'avortement au Luxembourg

    03/12/2014 - Début de vie

    Ce mardi 2 décembre, la Chambre des députés du Grand-Duché de Luxembourg a adopté par 38 voix contre 22, une loi libéralisant une fois de plus l'avortement, après une loi de novembre 2012 qui avait elle-même libéralisé la loi de 1978. Le texte original de 1978 correspondait plus ou moins à la loi française dite Loi Veil. La nouvelle loi étend encore le « droit » à l'avortement, en supprimant notamment la notion de détresse ou encore la deuxième consultation obligatoire pour les femmes souhaitant avoir recours à l’avortement.
    Tandis que l'Association pour la Vie naissante, qui entend « promouvoir toutes les mesures médicales, éducatives et sociales appropriées pour faire disparaître les causes profondes de l'avortement, et en particulier, d'organiser et de soutenir à cet effet des services de consultation, d'accueil et d'entraide », organisait une manifestation devant la Chambre, l’opposition a regretté lors des débats précédant le vote l’absence de toute évaluation de la mise en vigueur de la loi votée en 2012.
    Pour rappel, le gouvernement luxembourgeois, issu des élections de novembre 2013, s'appuie sur une coalition de trois partis : le Parti démocratique (libéral), le Parti socialiste ouvrier luxembourgeois et les Verts.
    Source : http://5minutes.rtl.lu

     

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