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Mères porteuses : appel à une interdiction internationale

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[Français] 28 novembre 2014

Sommaire

  •   Appel international pour interdire la pratique des mères porteuses
  •   Pays-Bas : vers une institutionnalisation du don d'organes après euthanasie
  • Appel international pour interdire la pratique des mères porteuses

    27/11/2014 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Le 20 novembre 2014, jour du 25ème anniversaire de l’adoption de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), une initiative internationale visant à réclamer l’interdiction de la pratique de la maternité de substitution à été lancée par l’Union internationale pour l’abolition de la gestation pour autrui (International Union for the Abolition of Surrogacy). Au travers de la pétition No Maternity Traffic, ce collectif demande au Conseil de l’Europe de s’engager pour l’interdiction effective de toute forme de gestation pour autrui (GPA).

    Sur le site de la pétition www.nomaternitytraffic.eu, il est souligné que la GPA viole le droit européen et international, en particulier les conventions sur les droits de l’enfant (1989), sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (1979), en matière d’adoption (1967 et 1993), sur la lutte contre la traite des êtres humains (2005) et sur les droits de l’homme et la biomédecine (1997).
    La pétition demande :
    -    à l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, conformément à l’article 65 de son Règlement, de condamner clairement toute pratique de GPA comme contraire en soi aux droits et à la dignité des personnes ;
    -    aux gouvernements, d’initier la rédaction d’un texte interdisant expressément toute forme de GPA en Europe ;
    -    à la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), d’être garante des droits des femmes et des enfants et de condamner la pratique de la GPA comme contraires aux droits de l’homme.

    La défense des droits de l’homme doit s’adapter aux nouvelles menaces pesant sur les êtres humains, et l’initiative No Maternity Traffic souhaite que l’Europe donne l’exemple en vue de l’abolition universelle de la gestation pour autrui.

    La collecte des pétitions s’achèvera le 8 mars 2015, Journée Internationale de la Femme, et sera ensuite remise officiellement au Président de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe.

    Source : Alliance Vita - Dossier de l'IEB ici  - Fiche Didactique IEB ici
     

    Pays-Bas : vers une institutionnalisation du don d'organes après euthanasie

    27/11/2014 - Fin de vie

    Des responsables d’hôpitaux universitaires aux Pays-Bas (Erasmus MC de Rotterdam et l’hôpital académique de Maastricht) viennent d'établir un protocole de don d’organes après euthanasie. Ces directives nationales n’attendent plus que l’accord de la Fondation néerlandaise de la transplantation pour être imposées à l’ensemble des médecins et hôpitaux des Pays-Bas. Si la Belgique fait figure de pionnière en matière de combinaison entre euthanasie et don d'organes, cette pratique est exceptionnelle aux Pays-Bas. Les patients concernés seraient surtout les victimes de sclérose en plaque, de la maladie de Charcot et d’autres malades neurologiques, dont les organes sont en bon état de marche.

    Loin de poser les véritables questions éthiques qu'une telle pratique suscite, le protocole s'attache à élaborer le « comment » du prélèvement après l'euthanasie, en vue de dépasser les nombreux obstacles qui se présentent.

    Le principal obstacle tient au fait que l’euthanasie est en règle générale pratiquée par le médecin de famille, à domicile, le plus souvent en présence des proches de la victime. Ce contexte ne convient pas du tout au don d’organes vitaux : ceux-ci doivent être prélevés dans les minutes qui suivent le constat de la mort, ce qui suppose donc un décès à l’hôpital, et la proximité de l’équipe et de la salle d’opération prêtes pour le prélèvement. Un des objectifs du protocole est donc de surmonter ces difficultés en posant le principe d’une intervention du médecin de famille à l’intérieur des murs de l’hôpital (médecin qui doit dégager par écrit l’hôpital de toute responsabilité juridique), chose que nombre d’hôpitaux n’apprécient guère.
    Par ailleurs, l’euthanasie et le prélèvement d’organes doivent être clairement dissociés, afin d’éviter que le patient ne choisisse l’euthanasie en vue de donner ses organes. Il sera donc exigé que le patient réponde à tous les critères de l’euthanasie légale et que son cas ait été vu et approuvé par un médecin référent pour l’euthanasie, qui devra valider l’accord donné par le médecin de famille. Ce n’est qu’ensuite que la demande de don d’organes sera prise en compte, à condition qu’elle émane spontanément du patient et que le médecin de famille s’abstienne d’évoquer le premier cette possibilité avec le patient.
    Un autre inconvénient de la procédure concerne les proches du patient euthanasié. Vu qu’il faut transférer le corps sans tarder, il n’y aura plus de temps pour les « adieux », et les proches devront dans la pratique attendre le retour du corps après prélèvement.
    Source : www.nos.nl
     

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