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Bruxelles: les manifestantes pro-avortement reconnaissent la réalité de l’enfant.

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[Français] 13 septembre 2018

Sommaire

  •   Bruxelles: les manifestantes pro-avortement reconnaissent la réalité de l’enfant.
  •   L’euthanasie rejetée en Australie
  •   Tests chromosomiques sur les embryons conçus in vitro pour éviter une fausse couche ?
  •   Avec le Brexit, risque d'une pénurie de sperme au Royaume-Uni ?
  • Bruxelles: les manifestantes pro-avortement reconnaissent la réalité de l’enfant.

    12/09/2018 - Début de vie

    La Caravane des femmes a déambulé le dimanche 9 septembre à Bruxelles. Les 1.650 manifestantes « exigent qu’une femme enceinte puisse décider en toute liberté de poursuivre ou non sa grossesse », et d’ajouter « La loi doit reconnaître le droit de chaque femme à décider elle-même si elle souhaite ou non avoir des enfants, quand en avoir et avec qui ».

    Le visage de l’enfant apparaît donc dans la revendication. Il ne s’agit plus d’un amas de cellules humaines. L’enfant est nommé et rejoint la réalité de son existence.

    Malgré cela, les manifestantes s’opposent à la proposition de loi de la majorité gouvernementale, qui règlementerait l’avortement, tout en gardant des sanctions pénales en cas de non-respect des conditions légales. Ceci est inadmissible pour la Caravane des femmes.

    Sans la libéralisation totale de l’avortement, elles estiment ne pas être des « citoyennes à part entière » puisqu’elles n’auraient pas « le droit de décider elles-mêmes si elles veulent ou non poursuivre une grossesse ».

     

    Citoyennes à part entière, plusieurs le seront puisque il a été décidé d'une sanction administrative pour avoir organisé en avril dernier, en marge de la Marche pour la Vie  à Bruxelles, une contre-manifestation non autorisée.

     

    La police avait dû intervenir face à l'agressivité des contre-manifestantes. Aujourd'hui, certaines risquent une sanction administrative « qui peut monter jusqu'à 350 euros » et la Ville de Bruxelles a entamé des poursuites judiciaires « pour entrave méchante à la circulation, notamment des bus et des trams ». « Ces personnes doivent le savoir : elles ont le droit de manifester mais ici, elles ont enfreint une série de règles. Nous leur avons proposé une médiation mais elles l'ont refusée. C'est leur droit ! Elles iront maintenant devant le fonctionnaire-sanctionnateur et pourront faire valoir leurs droits », a expliqué Philippe Close, le bourgmestre de la ville.

    L’euthanasie rejetée en Australie

    12/09/2018 - Fin de vie

    Malgré un lobbying intense et le témoignage très médiatisé de cet Australien de 104 ans se rendant en Suisse pour qu'un médecin provoque sa mort, la proposition de loi qui devait permettre aux territoires de légiférer de façon autonome sur l’euthanasie a été rejetée au niveau fédéral par le Sénat australien grâce à 2 voix : 36 voix contre 34.

    La sénatrice Libérale Anne Ruston et le sénateur Nationals Steve Martin se sont finalement et après réflexion, décidés à voter contre le projet de loi, après s’être d'abord prononcés en sa faveur. « Je ne peux pas, en conscience, appuyer ce projet de loi qui permettra aux territoires de légiférer dans le domaine de l’euthanasie volontaire, sans s’assurer que des garanties appropriées seraient en place », a déclaré la sénatrice au Sénat.

    Ce projet de loi proposait d’annuler une loi fédérale qui interdit actuellement aux entités territoriales du pays de légiférer sur des questions telles que l’euthanasie et le suicide assisté, sans l'approbation du gouvernement fédéral.

    Le Territoire du Nord australien avait légalisé l'euthanasie en 1995, mais la loi avait  été annulée par le parlement fédéral australien en 1997.

    Voir Why I object to Victoria Australia's assisted dying law, Adrian Dabscheck, Palliative Care Consultant, Victoria.

    Tests chromosomiques sur les embryons conçus in vitro pour éviter une fausse couche ?

    12/09/2018 - Début de vie

    Que penser des tests chromosomiques réalisés sur les embryons conçus in vitro avant de les réimplanter in utero ? Serait-ce éthique d'effectuer des tests pour détecter les éventuelles anomalies chromosomiques des embryons et d’écarter ainsi ceux qui éventuellement seraient sujets à une fausse couche ?

    Une étude a été réalisée par neuf centres médicaux spécialisés dans la fécondité et la génétique, dont le Centre de la reproduction humaine et le Centre de la médecine génétique de l'UZ Brussel. Au total, 396 femmes ont été suivies lors du transfert dans l'utérus d'embryons fécondés in vitro

    A souligner que ces tests n'augmentent pas les chances de donner la vie : ils visent à sélectionner les embryons réimplantés selon une caractéristique génétique. Cela peut-il être qualifié de sélection eugéniste ? De plus, on ne mentionne pas le nombre d’embryons détruits et non-réimplantés parce que jugés de « mauvaise qualité ».

    Au-delà des questions éthiques, l'étude a montré que les femmes dont les embryons avaient été soumis à des tests avaient subi moins de fausses couches (7% seulement, contre 14% dans le groupe témoin).

    Source : Journal du Médecin

    Avec le Brexit, risque d'une pénurie de sperme au Royaume-Uni ?

    12/09/2018 - Début de vie

    Une sortie de l'Union européenne sans accord risque de mettre en difficulté les couples britanniques qui font appel au don de sperme pour procréer, car ils ne pourront plus faire appel aux banques de spermes européennes, a souligné le gouvernement anglais.

    Dans une note technique destinée à préparer les entreprises et la population aux conséquences d'un divorce éventuellement sans accord, le gouvernement britannique souligne que le pays avait importé quelque 3.000 échantillons de sperme du Danemark l'an dernier, et 4.000 des Etats-Unis.  Londres a aussi importé quelque 500 ovules et embryons de pays européens.

    La législation européenne relative au sang, tissus et cellules humains ne s'appliquera plus pour le Royaume-Uni, avec pour conséquence la nécessité pour les banques de sperme britanniques "de nouveaux accords avec les établissements compétents".

    Il semble que déjà aujourd'hui, les couples ayant besoin de dons de sperme commencent à "paniquer", car un changement de législation intervenu aux Etats-Unis signifie que les importations en provenance de ce pays peuvent prendre jusqu'à trois mois, quand il suffit d'une semaine depuis le Danemark.

    Source : Medisphère