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Le Portugal refuse l’euthanasie

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[Français] 30 mai 2018

Sommaire

  •   Le Portugal refuse l’euthanasie
  •   Belgique : Ecolo-Groen soutient la levée partielle de l’anonymat du don de gamètes
  •   Détails des chiffres de l'euthanasie aux Pays-Bas
  • Le Portugal refuse l’euthanasie

    29/05/2018 - Fin de vie

    Le législateur portugais a refusé ce mardi 29 mai 2018 de légaliser l’euthanasie et le suicide médicalement assisté. La proposition du parti socialiste, au pouvoir, a été rejetée avec 115 voix contre, 110 voix pour et quatre abstentions.

    Le vote s’annonçait serré. Lors d’un sondage paru il y a quelques semaines, 89% des portugais sondés s’étaient prononcés en faveur du développement des soins palliatifs et de l’accompagnement en cas de maladie grave, contre 7 % seulement en faveur de l’euthanasie.

    Pourtant, les quatre partis de gauche (le Parti socialiste de centre gauche, le Bloc de la gauche radicale, le Parti vert et le Parti des peuples, des animaux et de la nature) semblaient déterminés à réaliser ce qu’ils appellent une « modernisation » du pays. Les propositions de loi ont fait suite à une pétition lancée en 2016 par des militants du droit à l’euthanasie qui avait, grâce à 8.000 signatures récoltées, poussé la controverse de l’euthanasie à l’ordre du jour politique.

    En réponse, une pétition de la « Fédération portugaise pour la vie » avait la même année recueilli plus de 14.000 signatures et rappelé aux législateurs que la société et l’État ont le devoir de protéger toute vie humaine.

    Les deux partis les mieux représentés au Parlement, le Parti social-démocrate (PSD, centre droit) et le Parti socialiste, ont pour ce vote laissé la liberté de conscience à leurs membres. 

    Plusieurs associations ont travaillé depuis deux ans à une conscientisation des citoyens et notamment "stop eutanasia", qui avait invité le Prof. Michel Ghins qui a pu intervenir lors de plusieurs conférences à Lisbonne et parler de ce qui se passe réellement en Belgique.

     

     

     

    Belgique : Ecolo-Groen soutient la levée partielle de l’anonymat du don de gamètes

    29/05/2018 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Le 15 mai 2018, 5 députés écolo-Groen ont déposé une proposition de loi visant à permettre le « don identifiable de gamètes ». Actuellement, le donneur de gamètes est soit entièrement anonyme, soit totalement connu, dès avant la conception. Il s’agit souvent, dans ce cas, d’un ami ou d’un membre de la famille.

    Les députés sont partis d’un double constat. D’une part, nombre d’enfants nés d’un donneur de gamètes anonyme expriment souffrir sur le plan psychologique de cette situation d’anonymat. Un changement dans la réglementation qui obligerait tout donneur de gamètes à s’identifier pourrait par contre avoir un impact négatif sur le nombre de donneurs. L’expérience en Suède montre qu’une telle loi pourrait également encourager des parents à taire totalement à leur enfant leur recours à un don de gamètes.

    Les députés posent la question de l’élément le plus important pour un enfant issu d’un don : disposer de l’accès à l’identité de son donneur ou bien être informé de l’origine de sa conception ?

    Conscients de cette « tension entre les droits de l’enfant, les droits des parents et les droits des donneurs » et voulant préserver les intérêts de chacun, la proposition de loi introduit la possibilité du “donneur identifiable de gamètes”.

    Les parents-receveurs ne connaitraient pas l’identité du donneur, mais celui-ci offrirait à l’enfant la possibilité de connaître, s’il le désire, dès 12 ans, ses caractéristiques sociales et professionnelles et dès 16 ans son identité.

    Le donneur pourra toujours opter pour un don anonyme, et choisir ensuite, à tout moment mais de manière irrévocable, de devenir un “donneur identifiable de gamètes”.

    La proposition de loi crée enfin un « institut fédéral pour la conservation et la gestion des données relatives aux donneurs », chargé de la conservation et de la gestion des données relatives aux donneurs et aux receveurs. Il sera également responsable de l’accompagnement fourni aux donneurs, aux enfants nés d’un don et à leurs parents.

     


    Détails des chiffres de l'euthanasie aux Pays-Bas

    29/05/2018 - Fin de vie

    Ce Flash Expert est une synthèse du rapport 2017 de l'euthanasie aux Pays-Bas

     6.585 euthanasies et suicides assistés ont été enregistrés aux Pays-Bas en 2017, annonce le Rapport annuel récemment publié des 5 Commissions régionales qui contrôlent la pratique. Cela signifie que 4,4% des néerlandais décédées (150.027) ont demandé à ce qu’un médecin provoque leur mort ou les y assiste (250 suicides assistés).

    Cela représente également une hausse de 8% d’euthanasies officiellement déclarées par rapport à 2016, année pour laquelle une hausse de 10% avait déjà été rapportée par rapport à 2015.