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Italie : contourner la loi qui interdit la GPA

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[Français] 10 mars 2016

Sommaire

  •   Italie : contourner la loi qui interdit la GPA
  •   Suisse : explosion des demandes de suicide assisté
  •   Pays-Bas : 75% des citoyens de plus de 35 ans sont favorables à l’avortement
  • Italie : contourner la loi qui interdit la GPA

    08/03/2016 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Nicola Vendola (57 ans), militant LGBT et homme politique du parti d’extrême-gauche  Ecologie et liberté qui lutte pour la libération du prolétariat, a décidé de « louer le ventre d’une femme indonésienne et d’acheter les ovules d’une autre » afin d’avoir un enfant avec son jeune compagnon canadien Eddy Testa,  devenu le père biologique du bébé né en Californie.
    S’il est exact que le projet de loi instituant le contrat d’union civile a bien été adopté en Italie ce jeudi 25 février, par contre il l’a été sans l’article initial qui prévoyait la possibilité, dans un couple homosexuel, d’adopter l’enfant de son partenaire.
    Baffouant la loi italienne qui interdit la GPA, cet homme politique «  envoie un terrible message à la société : il ne se soucie ni des implications morales de ses actions, ni de ce que la loi dit » mentionne un article de presse.
    Les deux papas et le bébé ne sont pas encore rentrés en Italie. Ce fait illustre combien « il n’est pas suffisant pour l’Italie d’interdire ces pratiques au niveau national, mais qu’il devrait aussi exister des sanctions pour les personnes entreprenant de telles pratiques à l’étranger » estime un des hommes politiques italiens.
    Source : Genethique.org et Il tempi

    Suisse : explosion des demandes de suicide assisté

    08/03/2016 - Fin de vie

     

    La Suisse a modifié son Code pénal en 2001 afin d’autoriser « l’assistance au suicide », « à condition que celle-ci ne soit pas motivée par un mobile égoïste ». Plusieurs associations offrent aujourd’hui ce « service » de mort non seulement aux nationaux mais aussi aux étrangers qui souhaiteraient qu’on les aide à mettre fin à leurs jours. Il semble que le nombre de personnes qui y ont recours ne cesse d’augmenter.
    Parmi ces associations, Exit Suisse alémanique vient de communiquer ses chiffres pour l’année 2015. Les demandes d’aides au suicide « ont explosé » : 782 « cas » en 2015, soit « 30% de plus qu’en 2014 ». Exit Suisse romande devrait publier ses chiffres en avril, mais déjà « la tendance semble identique ».

    A noter aussi que l’Hôpital du Valais vient d’accepter que des suicides assistés se passent en son sein. Une telle situation devra néanmoins rester exceptionnellement réservée aux personnes qui n’ont aucune autre alternative, et dont l’état de santé est tel qu’elles ne peuvent décéder ailleurs qu’en établissement de santé. Les associations de patients dénoncent toutefois une dangereuse confusion des genres puisque le suicide assisté n’est une mission du service public hospitalier.
    Rappelons qu'en Belgique, l’euthanasie a été dépénalisée  en 2002, alors que le suicide assisté ne l’est pas.

    Pays-Bas : 75% des citoyens de plus de 35 ans sont favorables à l’avortement

    08/03/2016 - Début de vie

    Aux Pays-Bas, 75% des citoyens de plus de 35 ans sont favorables à l’avortement alors que ce chiffre baisse à 66 % pour ceux dont l’âge se situe entre 18 et 35 ans.
    Les personnes interrogées lors de cette enquête qui se veut indépendante, pensent que la majorité des femmes choisissent d’avorter parce qu’elles ne veulent pas l’enfant (27%), d’autres parce que l’enfant est porteur d’un handicap (26%) ou après un viol (17%).
    Près de la moitié des personnes interrogées trouvent que l’avortement se justifie en cas de Trisomie 21. Ils sont plus réticents lorsque l’avortement se justifierait pour une question de choix du sexe de l’enfant, ou s’il y a incompatibilité entre la naissance d’un enfant et le travail, ou si le partenaire ne soutient pas la femme, ou si la raison invoquée pour avorter est que la femme trouve que « la famille est complète » ou si elle invoque les difficultés financières.
    Plus de 60% des personnes ayant répondu, trouvent que des alternatives à l’IVG doivent être encouragées telles que l’adoption ou les familles d’accueil. Selon l’enquête, ces alternatives devraient être présentées, aux femmes par des associations indépendantes et par les médecins.
    Voir ICI pour les motivations des femmes qui avortent en Belgique.
    Bron : Medisch Contact

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