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Un seul Australien qui sauve 2 millions de bébés

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[Français] 15 mai 2018

Sommaire

  •   Un seul Australien qui sauve 2 millions de bébés
  •   Iowa : tolérer l’avortement jusqu’aux battements de cœur ?
  •   Belgique : le nouveau code de déontologie médicale veut faire confiance aux médecins
  •   Plutôt que l’euthanasie, le Parlement finlandais désire une amélioration des soins palliatifs
  • Un seul Australien qui sauve 2 millions de bébés

    15/05/2018 - Début de vie

    Cet Australien, James Harrison, a donné son plasma vendredi dernier pour la dernière fois dans un centre de la Croix-Rouge. Après 1.170 dons en un peu plus de 60 ans, l'homme désormais âgé de 81 ans a atteint la limite autorisée.

    Son plasma, qui contient un anticorps très rare, le « anti-D », aura permis d'éviter la maladie hémolytique  à 2,4 millions de nouveaux-nés. Cet anticorps s’est révélé particulièrement puissant pour empêcher les femmes enceintes de développer des anticorps « D », déclencheurs de la maladie hémolytique du nouveau-né. On estime que 17% des mères australiennes risquent cette maladie pendant leur grossesse, qui résulte d'une incompatibilité entre leurs antigènes et ceux du fœtus (hérités du père).

    A l'âge de 14 ans, James Harrison avait dû subir une lourde chirurgie et recevoir des litres et des litres de sang. Il s'est alors promis de donner son sang dès sa majorité. Ce que « l'homme au bras d'or » comme il est parfois appelé, aura fait tout au long de sa vie, à raison d'une séance par quinzaine.

    James Harrison ne pouvant plus donner son sang en raison de son âge, les chercheurs vont désormais devoir trouver une autre source de ce rare anticorps.

    Source : Le Journal du médecin

     

    Iowa : tolérer l’avortement jusqu’aux battements de cœur ?

    08/05/2018 - Début de vie

    La gouverneure de l'État américain de l'Iowa, Kim Reynolds, a promulgué vendredi 4 mai 2018 une loi qui interdit aux médecins de pratiquer l’avortement d’un embryon à partir du moment où les battements de son cœur sont détectés. À ce stade, la femme en est généralement à sa 6ème semaine de grossesse, et l’embryon à sa 4ème semaine de développement.  Le texte comprend toutefois des exceptions pour les victimes de viol et d'inceste.

    Ce raccourcissement de délais est vivement reproché par l'ACLU (« l’Union américaine pour les libertés civiles »), du fait que toutes les femmes n'auraient pas encore conscience d'être enceintes à ce stade de leur grossesse. Veronica Fowler, porte-parole de l’ACLU, a déjà annoncé que l’association allait engager des poursuites judiciaires pour faire bloquer la loi.

    C'est un risque, en effet, car en 2016, la Cour suprême a déjà rejeté les recours des Etats du Dakota du Nord et de l'Arkansas, après l'annulation par des tribunaux locaux de législations similaires sur les battements cardiaques.

    La gouverneure Reynolds s’attendait à ce que cette nouvelle législation provoque la réaction de ces mouvements. « Je comprends et je m'attends à ce que cela soit contesté devant un tribunal », a-t-elle reconnu dans un communiqué. « Toutefois, ceci est plus important qu'une simple loi. Il s'agit de la vie. Je ne vais pas céder sur ce que je suis ou sur ce en quoi je crois ».

    Source : Le Point

     

    Belgique : le nouveau code de déontologie médicale veut faire confiance aux médecins

    11/05/2018 - Bioéthique, droit et politique

    Le conseil national de l'Ordre des médecins a présenté début mai son nouveau Code de déontologie médicale.

    Nettement plus concis que sa version précédente, il est conçu comme un "guide" permettant au médecin « de s'orienter en lui fournissant un cadre de référence ».

    Plutôt que des obligations et interdits à respecter, il énonce des grands principes à suivre. Le but était d'aboutir à une « déontologie positive plutôt que punitive », explique Benoît Dejemeppe, président du conseil national. Le code « veut faire confiance aux praticiens ».

    Les attentes du patient à l’égard de son médecin ont également été au cœur de la réflexion. Une place centrale lui est accordée, souligne M. Dejemeppe. Le patient a droit au respect de son autonomie et de sa dignité, du secret médical ou encore des données à caractère personnel relatives à sa santé.

    Les convictions personnelles du médecin « ne peuvent compromettre la qualité des soins à laquelle le patient a droit ». De plus, si un médecin estime qu'il est impossible de poursuivre une relation thérapeutique ou de réaliser une intervention ou un traitement, il doit en informer à temps son patient et organiser la continuité des soins. 

    Par contre, même à la demande de son patient, le médecin « ne pratique pas d'examens, traitements et prestations inutilement onéreux ou superflus ».

    Un compendium viendra compléter le code à l'automne prochain, détaillant les règles déontologiques, en reprenant des avis, règles et exemples existant.

    Source : Le spécialiste

     

    Plutôt que l’euthanasie, le Parlement finlandais désire une amélioration des soins palliatifs

    15/05/2018 - Fin de vie

    Le Parlement finlandais a rejeté le projet de légalisation de l’euthanasie, proposé par un député du parti de droite « Rassemblement national » suite à une initiative populaire lancée en la matière. La commission parlementaire des Affaires sociales et de la Santé a proposé plutôt la création d’un groupe de travail national pour améliorer la législation des soins palliatifs. Le Parlement, qui a rejeté le projet de loi à 128 voix contre 60, soutient la proposition de la commission.

    En Finlande, les traitements lourds qui n’améliorent pas la santé ni même le pronostic d’un patient sont en principe remplacés par des soins palliatifs. Si l’on s’attend à la mort prochaine de la personne, son médecin abandonnera toute mesure visant à prolonger inutilement sa vie. Il ne s’agit pas ici pour autant de provoquer la mort du patient, ni de chercher à la hâter, mais de soulager la souffrance de son patient.

     Source : ambafrance.org


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