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Pays-Bas : un donneur de sperme aurait 102 enfants

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[Français] 24 août 2017

Sommaire

  •   Pays-Bas : un donneur de sperme aurait 102 enfants
  •   Former tous les médecins à la pratique des soins palliatifs : une urgence selon l’ARMB
  •   Explosion du nombre de traitements de procréation médicale en Belgique : Nouvelle Fiche Didactique
  • Pays-Bas : un donneur de sperme aurait 102 enfants

    23/08/2017 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Et qui seraient donc demi-frères-sœurs sans le savoir…
    Un groupe de mères célibataires aurait donné l’alerte : deux donneurs de sperme néerlandais  ont fait des dons dans plusieurs cliniques des Pays-Bas. Un des deux donneurs serait le père biologique de 102 enfants alors que la limite légale prévue dans ce cas est de 25 enfants par donneur. En effet, la loi impose à tout donneur qui se présente dans une clinique de faire une déclaration selon laquelle il affirme sur l’honneur n’avoir pas déjà fait de don dans une autre institution. Dans le cas présent, le donneur a collaboré avec 11 cliniques sans qu’aucun contrôle ni registre n’établisse sa mauvaise foi.

    L'association néerlandaise de gynécologues (NVOG) et l'association pour l'embryologie clinique (KLEM) ont fait part de leurs préoccupations et plaident pour un registre central pour contrôler tous les donneurs de sperme ou d'ovules.

    Alors que l’incitation au don de sperme (dédommagement du « don » à hauteur de 75 euros) et l’augmentation du nombre de PMA sont des pratiques connues en Belgique, un tel registre n’a jamais été mis en place depuis 30 ans (début de la PMA) dans notre pays. Le risque existe donc aussi chez nous puisqu’aucune coordination n’est assurée entre les différents centres de procréation médicalement assistée. C’est pourtant ce que demande l’association d'adultes conçus d’un don de sperme anonyme, Donnorkind.be

    Source : Journal du Médecin

    Former tous les médecins à la pratique des soins palliatifs : une urgence selon l’ARMB

    23/08/2017 - Fin de vie

    Dans un récent avis , l’Académie Royale de Médecine de Belgique (ARMB) pose le constat : il est urgent de mettre en place des structures pour éduquer et former les médecins belges à la prise en charge palliative de leurs patients.
    En effet, rares sont ceux qui ont suivi un cursus cohérent et valable pour accompagner des patients atteints de maladies chroniques et des personnes âgées ou en fin de vie. L’ARMB parle d’« hétérogénéité » de l’enseignement en matière de soins palliatifs « que ce soit en termes de volume, de contenu, ou de continuité durant le curriculum et au niveau de la structuration du curriculum. L'enseignement consiste avant tout en des cours magistraux. Il est rare qu'il y ait contact direct avec des soins palliatifs, comme par exemple au lit de patients en fin de vie. Il n'y a pas de garantie structurelle d’une formation pratique en soins palliatifs pour chaque étudiant, avec un nombre d’heures minimal de formation. »
    Rappelant les suggestions de l’étude PICT (Bulletin de l’IEB), l’ARMB souligne que « La mise en place d'un traitement palliatif devrait se faire indépendamment du type de maladie, de l’âge, ou de la modalité de la prise en charge, que ce soit à domicile ou en hospitalisation. »
    En 2017, en Belgique ce sont plus de 20.000 patients qui devraient avoir accès à des soins palliatifs. De par le vieillissement de la population conjugué à l’efficacité de la médecine pour des affections aiguës résultant en un allongement de la durée de vie, ce chiffre ne fera qu’augmenter, et le monde des soignants risque de ne pas être à la hauteur.
    Le document de l’ARMB pose des jalons de l’approche palliative qui devrait « être une des notions de base pour chaque clinicien qui travaille dans un hôpital, et aussi pour les acteurs de soins de première ligne. Beaucoup de patients avec des affections progressives avancées devraient pouvoir être traités sans avoir recours à un service spécialisé en soins palliatifs, ni à un soignant spécialisé dans ce domaine. »
    L’ARMB reprend dans son intégralité la définition des soins palliatifs de l’OMS : les soins palliatifs « visent le soulagement de la douleur et des souffrances relatées aux autres symptômes affligeants affirment la valeur de la vie, tout en considérant la mort comme un processus normal et n'ont pas comme objectif de hâter ni de postposer la mort (NDLR. excluant ainsi tout acte d’euthanasie). »
    Toutefois, lorsque l’ARMB énumère les tâches cliniques auxquelles seront appelés les médecins, elle inclut l’euthanasie comme l’un des « aspects cliniques » devant faire partie de la formation des futurs médecins.

    L'ARMB diverge ainsi fondamentalement de la définition publiée par l’OMS sur l'intégration des soins palliatifs dans les systèmes de santé.

    Infographie OMS soins palliatifs  -  Source : Avis de l’ARMB 
     

    Explosion du nombre de traitements de procréation médicale en Belgique : Nouvelle Fiche Didactique

    23/08/2017 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Au cours des dernières années, on constate une augmentation considérable du nombre de traitements de l'infertilité en Belgique. Le nombre de cycles de traitement par FIV / ICSI a plus que doublé entre 2004 et 2014, passant de 14.652 à 33.370 durant cette période. On a de plus enregistré une augmentation inexpliquée de presque 20% du nombre des traitements chez les moins de 36 ans.
    La Belgique est-elle plus sujette à l’infertilité ou plus prompte à lancer des traitements lourds et coûteux ? Assiste-t-on à une surconsommation dans le domaine de la médecine reproductive ?
    Dans, l’European Journal of Obstetrics & Gynecology and Reproductive Biology notamment, en mai 2017, des scientifiques s’alarment du recours beaucoup trop fréquent à la FIV / ICSI.
    Le Collège de médecins « Médecine de la reproduction » — l'organe responsable de l'organisation de l'évaluation externe de la médecine reproductive — s’inquiétait déjà en 2011 du recours banalisé à la PMA. En serait-on donc arrivé à abuser de ces techniques ? S’il y a bien l’Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé qui est chargée de contrôler la pratique de la PMA, en réalité, ce contrôle semble plutôt faible.

    Suite : Fiche didactique détaillant les techniques, le cadre légal mais aussi les questions éthiques.