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Faut-il dépénaliser totalement l'avortement ?

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[Français] 25 avril 2018

Sommaire

  •   Faut-il dépénaliser totalement l'avortement ?
  •   Pays-Bas : les médecins plus réticents à euthanasier
  • Faut-il dépénaliser totalement l'avortement ?

    25/04/2018 - Début de vie

    Le politique parle beaucoup de l'avortement en Belgique. Non pas des aides insuffisantes pour prévenir l'avortement lorsque la femme est enceinte, non pas des conséquences sociétales que constitue cet enjeu de santé publique.

    La question qui fait débat est celle de la dépénalisation totale l'IVG pour que la femme "ne se sente plus culpabilisée". Quels sont les chiffres ? Y a-t-il vraiment des études fiables quant aux effets psychologiques d'une IVG sur les femmes ?

    Les documents repris ci-dessous aideront  le lecteur à mieux cerner la problématique au-delà de toute revendication idéologique et politique.

    Tableau comparatif de l’évolution des IVG en Europe : en 8 ans en Belgique, 22% d’augmentation d’IVG. La Belgique se place ainsi en deuxième place après l’Espagne.

    Flash Expert :
    Sortir l’avortement du Code Pénal ?

    Il n’y a aucun « droit à l’avortement » issu du droit international et européen

    L'avortement tardif au-delà de 12 semaines

    Fiche didactique l’avortement provoqué en Belgique

    Dossiers : Conséquences psychologiques de l’avortement

    Meta-étude Etudes scientifiques: syndrome post-avortement

    Derniers chiffres de la Commission Avortement 

    Pays-Bas : les médecins plus réticents à euthanasier

    24/04/2018 - Fin de vie

    Aux Pays-Bas, le climat politique actuel et les enquêtes pénales en cours rendent les médecins plus prudents face à une demande d’euthanasie, confie la directrice de la NVVE (Nederlandse Vereniging voor een Vrijwillig Levenseinde), Agnes Wolbert, au magazine Trouw.

    L’interprétation libérale de la loi offre pourtant des possibilités d’euthanasie à un nombre de personnes toujours plus important. Les personnes âgées souffrant de « polypathologie », de problèmes psychiatriques ou de démence, certaines personnes qui estiment leur vie « complète » reçoivent à présent une porte d’entrée vers l’euthanasie.

    L’information sur ces possibilités ne circule par contre pas suffisamment, estime Agnes Wolbert. Elle en impute la responsabilité au gouvernement actuel. La publication d’un « Code de bonnes pratiques » en matière d’euthanasie est prévue pour 2018, mais le gouvernement a indiqué vouloir savoir auparavant quelles sont les questions que la population se pose réellement sur la fin de vie.

    Ce nouveau gouvernement a également mis un frein à plusieurs propositions de lois bioéthiques émanant du D66, parti politique social-libéral, comme celle d’instaurer des « accompagnateurs vers la mort » pour les personnes estimant leur vie accomplie. Pour ce genre de loi, le gouvernement souhaite en effet évaluer a priori si des besoins réels sont exprimés sur le terrain.  

    Agnes Wolbert relie les 5 enquêtes pénales lancées récemment à l’encontre de médecins à cette culture politique. Elle parle même de « culture d’angoisse ».

    Le Procureur-Général Rhinus Otte dément quant à lui tout changement de cap au niveau judiciaire. Le Ministère public œuvre depuis toujours au respect de la loi euthanasie, dans les coulisses principalement, par voie d’avertissements. Si plusieurs cas font aujourd’hui l’objet d’une enquête plus approfondie, c’est parce que des conditions légales substantielles ont peut-être été violées. Les médecins ne peuvent agir selon leur propre éthique, mais ont le devoir de suivre leur déontologie et la loi.

    S’il reconnaît qu’une enquête est effectivement pénible pour un médecin, il souligne qu’elle demeure légale, et qu’on ne peut priver la société d’une juste exécution des lois.

    Source : Trouw

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