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Euthanasie suivie d'un prélèvement d'organes

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[Français] 11 octobre 2012

Sommaire

  •   Euthanasie et don d’organes en Belgique
  •   Fatiguée de prendre la pilule
  • Euthanasie et don d’organes en Belgique

    04/10/2012 - Bioéthique, droit et politique

    Tel était l’intitulé du Symposium organisé ce 28 septembre à Bruxelles par l’association « De Maakbare Mens ».

    Depuis 2005, neuf patients ayant obtenu de se faire euthanasier ont fait don de leurs organes.
    Parmi les 1.133 personnes ont opté pour l’euthanasie en 2011, seulement 10% d’entre elles auraient pu potentiellement faire don de leurs organes. "Il s’agit principalement de patients souffrant de problèmes neurologiques ou neuropsychiatriques", explique le Professeur Ysebaert de l’hôpital universitaire d’Anvers.  Le prélèvement d’organes ne peut en effet pas se faire sur des patients atteints d’un cancer, de maladies virales comme l’hépatite B et C,  et le SIDA.
    Il est préciser dans ce Symposium, que les 9 personnes euthanasiées ayant décidé de donner leurs organes l’ont fait sur base volontaire.
    Faut-il rappeler que dans les cas précis d’une demande d’euthanasie émanant d’ un patient dont la maladie n’est pas au stade terminal, la loi belge exige de recourir à  l’avis d’un deuxième médecin et d’un psychiatre pour confirmer la validité de la demande d’euthanasie. Un participant au symposium a admis que les psychiatres consultés pour un avis  « n’aiment pas donner un avis négatif ». Les chiffres l’attestent : 1 seul refus d’euthanasie pour une centaine de consultations.
    Lors de ce symposium, on a mentionné le fait que 39% des euthanasies étaient justifiées par la seule souffrance psychique. Le Dr L.Thienpont, psychiatre, a affirmé que le don d’organes palliait souvent à la douleur du patient de se sentir inutile et non-considéré.
    Qu’en est-il des pressions exercées sur le patient ? Si à l’unanimité les intervenants ont reconnu qu’il était important de préserver un sentiment de « liberté totale », Freddy Mortier, professeur d’éthique à Gand, a reconnu qu’« il est vraiment difficile de garantir cela ».


     

    Fatiguée de prendre la pilule

    05/10/2012 - Bioéthique, droit et politique

    « Je n’aime pas l’idée de prendre des hormones pendant 40 ans, puis d’en prendre encore à la ménopause. Ce n'est pas naturel ». (…) Ce qui fait fuir surtout les femmes, ce sont les risques de cancer et d’accident circulatoire.

    Les contraceptifs oraux augmentent en effet le risque de cancer du sein mais aussi du col utérin et du foie, avec une incidence qui augmente avec la durée de la prise. Ils diminuent par contre le risque de cancer de l’endomètre et de l’ovaire. (…) Quant aux accidents circulatoires, liés à la prise de la pilule,  on considère que le risque est multiplié par deux :  il frappe 4 femmes sur 10.000 pour celles qui prennent les pilules dites « de troisième génération », c’est-à-dire qui contiennent de nouveaux progestatifs, notamment gestodène ou désogestrel. C’est un risque jugé suffisant pour que le ministère de la santé français ait décidé d’arrêter tout remboursement de ces pilules en septembre 2013.

    Source : Le Soir


     

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