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Euthanasie soins intensifs/Suicides assistés

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[Français] 4 juin 2014

Sommaire

  •   Belgique : en soins intensifs, précipiter la mort sur base d’un consentement présumé ?
  •   Oregon : suicides assistés
  •   Elections et sensibilisation au don d'organes
  • Belgique : en soins intensifs, précipiter la mort sur base d’un consentement présumé ?

    02/06/2014 - Fin de vie

    Le Professeur Jean-Louis Vincent, chef de service des soins intensifs au CHU Erasme de Bruxelles, affirme dans plusieurs articles parus dans la presse qu’il y a une demande de certains médecins spécialisés en soins intensifs de pouvoir bénéficier d’une protection juridique pour précipiter la mort des patients qui n'en auraient pas expressément formulé la demande (pas de déclaration anticipée) et qui seraient inconscients, et ce même en l'absence de tout inconfort. Il conviendrait, estime le Prof. Vincent, qu’auparavent, les soignants jugent collégialement qu'il n'y a pas "de perspective de récupération qui fasse sens" La famille serait consultée et pourrait donner son avis.
    Ces médecins estiment qu'un élargissement de la loi sur l'euthanasie dans de telles conditions aurait tout son sens.
    « Notre pays a besoin d’une loi qui (…) autorise dans ce contexte la possibilité d’administration de médicaments qui raccourcissent la vie dont la qualité est devenue trop médiocre. Sans que la personne concernée ait pu signer un document. Le premier but de la médecine est de restaurer ou maintenir la santé, c’est-à-dire le bien-être de l’individu, pas la vie à tout prix. » (Carte blanche parue dans le journal le Soir du 25 février 2014.)
     

     

    Oregon : suicides assistés

    02/06/2014 - Fin de vie

    Le rapport 2013 relatif au suicide assisté dans l’Etat d’Oregon aux Etats-Unis, vient d’être publié. 71 personnes en 2013 se sont suicidées dans le cadre de cette loi. La raison invoquée pour mettre fin à leurs jours, était de pouvoir contrôler leur mort.
    Il faut rappeler que le suicide assisté se distingue de l’acte d’euthanasie puisque c’est le patient lui-même qui provoque sa propre mort, par des produits que lui a laissés le médecin. Celui-ci est présent pour veiller à ce que la mort survienne comme planifiée. En Belgique, le législateur s’est refusé à dépénaliser le suicide assisté comme l’attestent les travaux préparatoires de la loi de 2002 dépénalisant l’euthanasie. (voir Dossier IEB p. 8)

     

    Oregon Health Authority :

    • 122   Received a prescription
    •  63    Died after ingestion of prescription in 2013
    •  8      Died after ingestion of prescriptions from 2011 & 2012
    •  28    Died of other causes – did not use prescription
    •  7      Died, but status unknown:  – no follow up yet on use or not
    •  24    Status unknown

    Source :  Oregon Health Authority  (annual report)

     

     

    Elections et sensibilisation au don d'organes

    02/06/2014 - Fin de vie

    Quelque 90.000 affiches et dépliants ont été distribués à plus de 200 communes dans tout le pays et un certain nombre de ces communes ont ouvert un guichet où les électeurs ont pu se faire enregistrer comme donneurs d'organes potentiels.
    Pour rappel, 193.516 personnes sont déjà inscrites au Registre National comme donneurs potentiels. Mais chaque semaine, deux personnes meurent parce qu'elles n'ont pas reçu à temps un nouvel organe. En Belgique, 1.150 patients sont toujours sur liste d'attente. "La sensibilisation reste donc indispensable", indique le SPF Santé publique dimanche, dans un communiqué.
    Voir Dossier et Fiche didactique de l’IEB

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