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Euthanasie : psychiatrie et démence

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[Français] 5 avril 2013

Sommaire

  •   L’euthanasie en psychiatrie est une alternative valable au suicide
  •   Euthanasie in de psychiatrie als een alternatief voor zelfdoding
  •   Euthanasie : position de la Ligue Alzheimer francophone
  •   Déclaration anticipée en fin de vie
  • L’euthanasie en psychiatrie est une alternative valable au suicide

    02/04/2013 - Fin de vie

    « Si quelqu’un veut vraiment mourir, nous devons oser l’aider.

    C’est en tout cas ce qui ressort de l’entretien (en néerlandais ci-dessous) paru dans le magazine Knack.
    La psychiatre Lieve Thienpont, médecin du groupe LEIF (LevensEindInformatieForum) et le juriste Tony Van Loon font tous deux partie de l’équipe Ulteam (Uitklaring Levenseindevragen Team) à Wemmel, une équipe pluridisciplinaire qui accueille les personnes qui souhaitent se faire euthanasier et pour lesquelles le médecin de famille estime qu’elles sont en dehors du cadre prévu par la loi dépénalisant l’euthanasie.

    Ci-dessous traduction libre de certains passages de l’article.

    "Alors que les centres psychiatriques sont pleins de patients, la demande d’euthanasie en psychiatrie s’élève à 2% de tous les cas d’euthanasie déclarés. Selon le Dr Thienpont et Mr Van Loon qui ont analysé 100 demandes d’euthanasie venant de personnes en souffrance psychique, depuis octobre 2007, près de 2/3 des ces personnes ayant demandé à être euthanasiées, sont revenues sur leur demande et ont décidé de continuer à vivre.
    L’article précise que le fait de pouvoir exprimer la demande d’euthanasie et qu’elle soit entendue a été salutaire ; elle a aussi réveillé l’entourage, plus que dans le cas d’un suicide. Envisager la solution de l’euthanasie pour des souffrances psychiques est (NDLR selon Lieve Thienpont) une alternative au suicide et mérite qu’on y prête plus d’attention. (…) Si la personne veut vraiment mourir, nous devons oser l’aider.
    Il vaut mieux être euthanasié plutôt que de se jeter sous un train ou de se pendre dans la plus grande solitude, et qu’ensuite l’entourage retrouve son proche et en soit traumatisé. Ce qui est beau dans l’euthanasie est le fait qu’on peut humainement se dire au revoir, entouré de ces proches, ses amis qui, très souvent, ont été les témoins de la souffrance endurée.»
    Source : Knack, 06/03/2013
     

    Euthanasie in de psychiatrie als een alternatief voor zelfdoding

    02/04/2013 - Fin de vie

    “Wie echt wil sterven, moeten we durven helpen.”
    Artikel uit Knack:
    Psychiater en LEIF (LevensEindInformatieForum)-arts Lieve Thienpont en jurist Tony Van Loon, maken beide deel uit van ULteam, het Uitklaring Levenseindevragen Team in Wemmel en stichtten samen Vonkel een instaphuis en ontmoetingsplaats over omgaan met sterven en rouwen, in Gent.
    Terwijl psychiatrische centra vol zitten met patiënten, blijft de vraag naar euthanasie in de psychiatrie op 2 procent van alle gerapporteerde euthanasiegevallen.
    Sinds oktober 2007, analyseerden Thienpont en Van Loon 100 aanvragen voor euthanasie op basis van psychisch lijden en stellen hoopvol vast dat bijna 2/3 op zijn beslissing terugkomt en toch voor het leven kiest. Durven benoemen dat je uit het leven wil stappen, kan voldoende zijn om verder te leven, zo blijkt. En het schudt de omgeving wakker, meer nog dan een zelfmoordpoging. Van de 100 dossiers zijn op dit moment 33 euthanasies uitgevoerd en pleegden 5 mensen vooralsnog zelfmoord. De grootste groep aanvragers is tussen 40 en 60 jaar. De jongste is 21 en de oudste 80 jaar. 76 vrouwen en 24 mannen. De meeste met meerdere psychiatrische diagnosen tegelijkertijd, naast vele andere problemen.
    Euthanasie is een waardevol alternatief voor zelfmoord en verdient meer aandacht. (…)
    Wie echt wil sterven, moeten we durven helpen. Beter dat dan mensen die in rauwe eenzaamheid onder de trein springen, zich ophangen of verdrinken om nadien gevonden te worden door geschokte familieleden. Het mooie aan euthanasie is dat je menswaardig kan afscheid nemen en sterven, omringd door naasten, familie of vrienden, die vaak jarenlang aan je zijde stonden op je lijdensweg. De ervaring leert dat het afscheid zeer vaak sereen verloopt en het overlijden voor iedereen draaglijker maakt. “
    Bron : Knack, 06/03/2013

     

    Euthanasie : position de la Ligue Alzheimer francophone

    02/04/2013 - Fin de vie

    Entendue comme experte par la Commission réunie Justice et Affaires sociales qui étudie les propositions relatives à l’extension de la loi « euthanasie » et notamment en vue de l'étendre aux personnes atteintes de démence, Sabine Henry, présidente de la Ligue Alzheimer, a indiqué que celle-ci jugeait prioritaire l'amélioration des conditions de vie des personnes démentes. Elle a également dit craindre qu'en ce qui les concerne, l'extension de la loi sur l'euthanasie risquait de freiner le développement des médicaments et des thérapies.

     



     

    Déclaration anticipée en fin de vie

    02/04/2013 - Fin de vie

    Selon des chiffres de la ministre de la Santé, Laurette Onkelinx, cités par Mme Sleurs, quelque 40.000 personnes, parmi lesquelles 62% de femmes, ont déjà rempli une telle déclaration. Cinq ans après l'entrée en vigueur de ce système, elles doivent commencer à la confirmer. Pour éviter ce qu'elle considère comme une procédure administrative pénible, Elke Sleurs propose de doubler la validité de la déclaration. Celle-ci ne devrait être renouvelée qu’après dix ans, un délai qu'elle juge plus adéquat pour vérifier si une personne n'a pas changé d'opinion.
    À noter qu’en 2011, sur un total de 1.232 euthanasies déclarées, 25 personnes ont été euthanasiées sur la base d’une déclaration anticipée.
    La loi prévoit en effet que ces personnes se trouvent dans une situation d’« inconscience irréversible » comme le coma. Toutefois, certains souhaitent étendre cette notion d’inconscience au cas de démence.

    Source : Belga (22/03/2013)

    Tableaux détaillés ICI

    Lire la Fiche didactique de l’IEB : Qu’est-ce qu’une déclaration anticipée en fin de vie ?
     

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