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Euthanasie pour troubles psychiatriques ou démence en Belgique : analyse des cas reportés

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[Français] 21 septembre 2017

Sommaire

  •   Euthanasie pour troubles psychiatriques ou démence en Belgique : analyse des cas reportés
  •   Pays-Bas : pas de « droit » à l’euthanasie, rappellent les médecins
  •   Pays-Bas : scandale touchant des centres d’avortement
  •   France : 2018, l’année de la PMA pour toutes
  • Euthanasie pour troubles psychiatriques ou démence en Belgique : analyse des cas reportés

    14/09/2017 - Fin de vie

    Nouveau Flash Expert !

    Une étude, publiée dans le BMC Psychiatry a pour but d’observer l’évolution du nombre de cas d’euthanasie reportés concernant les patients atteints de maladies psychiatriques ou de démences entre 2002 et 2013. Quelles sont les caractéristiques démographiques et cliniques de ces patients ? Quelles ont été les caractéristiques du processus dans la prise de la décision d’euthanasie chez ces patients ?
    L’Etude en question se base pour son analyse sur les rapports de la Commission Fédérale de Contrôle.
    Combien de personnes atteintes de troubles psychiatriques et de démence ont été euthanasiées de 2002 à 2013 et pour quelles raisons? 
    Entre 2002 et 2013, 179 cas qui ont été reportés, étaient des patients psychiatriques et déments dont 46,4% de personnes souffrant de dépression uniquement, 34,6% de personnes démentes en ce compris la maladie d’Alzheimer, 12,3% de patients atteints d’ « autres troubles psychiatriques »,  6,7% de personnes souffrant de dépression et d’autres problèmes psychiatriques.

    La proportion de personnes euthanasiées pour souffrances psychiques et démence était de 0,5% de 2002 à 2007 et a augmenté progressivement en 2008 pour s’élever à 3% des euthanasies totales en 2013

    Synthèse de l'Etude

    Pays-Bas : pas de « droit » à l’euthanasie, rappellent les médecins

    20/09/2017 - Fin de vie

    Agnes Wolbert, ancienne députée, est depuis le 1er juin la nouvelle directrice de l’association pour une fin de vie librement choisie (Nederlandse Vereniging voor een Vrijwillige levensEinde (NVVE). Ce mouvement compte aujourd’hui près de 167.000 membres.
    Dans un entretien avec le journal NRC, Agnes Wolbert reproche aux médecins de famille de ne pas pratiquer plus d’euthanasies. Elle estime que certains praticiens répugnent à provoquer la mort de leur patient et surtout, n’osent pas prendre de risques et aller au-delà de ce que prescrit la loi qui, sous certaines conditions bien strictes, l’autorise : « les médecins laissent ainsi leur patient en attente », déclare Wolbert.

    D’autres médecins, dit-elle, réfèrent les personnes en demande d’euthanasie, automatiquement à la Clinique de fin de vie au lieu d’assurer eux-mêmes l’injection létale, surtout s’ils ne sont pas convaincus du bien-fondé de celle-ci pour leur patient.

    Les médecins généralistes n’apprécient pas cette opinion critique à leur égard. D’autant plus qu’en 2015, une étude de la fédération royale des médecins (KNMG) et de l’association des médecins de campagne, a révélé que les médecins, dans leur pratique quotidienne, estimaient subir des pressions extérieures de la société  et des familles lorsque la question de la fin de vie se posait. C’est pourquoi, les associations de soignants tiennent à répéter : « l’euthanasie n’est pas un droit », contrairement au slogan de la NVVE.

    C’est dans un contexte où plusieurs associations militent pour la « mort librement choisie » mais aussi pour la pilule Drion, que les médecins doivent se positionner et expliquer clairement que l’euthanasie est différente du suicide assisté. La question aux Pays-Bas est de savoir s’il revient à l’Etat, et donc aux citoyens, d’organiser et d’avaliser le suicide des siens.

    Source : NRC, MedischContact.nl

    Pays-Bas : scandale touchant des centres d’avortement

    20/09/2017 - Début de vie
    La Ministre de la Santé, Edith Schippers, se dit préoccupée à propos de la situation financière de la Fondation Casa qui regroupe sept des quinze cliniques d’avortement aux Pays-Bas.
     
    L’enquête en cours révèle une fraude à grande échelle autour de subsides qui aurtaient été indûment versés en 2015 à cette fondation. Le Nederlands Dagblad a découvert que la fraude, en cours depuis plusieurs années, consistait à facturer le prix de produits anesthésiants utilisés lors des 52.000 avortements dans des doses plus élevées que celles réellement utilisées.
     
    Pour chacun de ces 52.000 avortements, c’est en moyenne 100 euros, soit près de 6 millions d’euros qui auraient été surfacturés, non seulement pour les nacotiques, mais aussi pour les prestations d’anesthésistes ou infirmières, qui n’étaient pas présents lors de l’avortement.

    Source : Medisch Contact, Nederlands Dagblad

     

    France : 2018, l’année de la PMA pour toutes

    20/09/2017 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Lors des élections présidentielles française de 2017, Emmanuel Macron avait déclaré être favorable pour l’extension de la loi sur la Procréation Médicalement Assistée (PMA) pour les femmes seules et les couples de femmes. Ainsi, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) a rendu en juin 2017, un avis favorable concernant la question. Avis majoritaire mais non unanime puisqu’un quart des membres du comité s’étaient déclarés opposés à tout élargissement. Mais ce 12 septembre 2017, la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a annoncé qu’une proposition de loi dans le cadre de révisions des lois bioéthiques serait présentée au Parlement dans l’année 2018. Cette proposition rendra accessible la PMA pour les femmes célibataires et les couples homosexuels de femmes.

    Aujourd’hui, la loi française encadre strictement la PMA. En effet, elle est accessible uniquement chez les couples hétérosexuels, marié ou en concubinage depuis minimum 2 ans. L’un des membres du couple doit souffrir d’une infertilité médicalement constatée.

    Mme Schiappa souhaite donc changer les conditions de cette loi afin de remédier à une « injustice sociale » concernant les femmes homosexuelles et les femmes célibataires. En effet, il serait « discriminatoire » de permettre la PMA uniquement pour certaines femmes en fonction de leur « orientation sexuelle. » Il faut, dit-elle, qu’il n’y ait plus « d’inégalité » entre les femmes qui ont les moyens financiers et se rendent dans les pays voisins où le cadre légal est plus souple (comme la Belgique), et celles qui ne peuvent se le permettre. La secrétaire d’Etat considère que toutes les femmes doivent avoir le droit d’avoir un enfant.

    Pour Alliance VITA, il est incohérent de parler de « justice sociale » lorsqu’il s’agit de la PMA sans père. En effet, ce serait imposer à l’enfant une « injustice originelle » en le privant volontairement d'une partie de ses origines biologiques et surtout d’une relation paternelle. De plus, cela rendrait inévitable la revendication pour les couples homosexuelles d’hommes, d’accéder à la GPA avec des mères porteuses, et toujours au nom d’injustice sociale et discriminatoire.

     Sources : Le Monde, Sciences et Avenir, Alliance Vita

    Code de la santé publique (articles L2141-1 à L2141-12)

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