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Euthanasie pour les moins de 12 ans aux Pays-Bas

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[Français] 20 août 2014

Sommaire

  •   Pays-Bas : aussi l’euthanasie des enfants de moins de 12 ans
  •   Données individuelles, Biobanques et Google
  •   Suisse : une nouvelle " fenêtre à bébé"
  • Pays-Bas : aussi l’euthanasie des enfants de moins de 12 ans

    18/08/2014 - Fin de vie

    Le docteur Eduard Verhagen, pédiatre à l'UMC de Groningen et auteur du Protocol de Groningen (qui fixe le processus d’euthanasie des nouveaux-nés porteurs d’un handicap - voir dossier IEB), reparle de l'euthanasie des enfants au Pays-Bas.
    Actuellement la loi néerlandaise autorise l’euthanasie des enfants de plus de 12 ans ayant la capacité de discernement. L’accord de leurs parents est requis jusqu’à leur 16 ans. La KNMG* qui regroupe 75% des médecins aux Pays-Bas, s’est exprimée  en disant que "Si un médecin agit avec la plus grande prudence, il peut mettre fin à la vie d’un enfant de moins de 12 ans qui aurait exprimé ce désir. Cela se fait déjà actuellement. Toutefois, comme cette demande de l’enfant ne s’inscrit pas dans le cadre légal actuel, on en peut appeler cela « euthanasie », mais "fin de vie sans demande", selon la KNMG.
    L’argument utilisé fait référence à l'article 40 du Code pénal, selon lequel on ne peut condamner celui qui agit dans un cas de force majeure. Dans le cas présent, la force majeure résiderait dans l’état d'urgence : empêcher la souffrance insupportable. Selon la KNMG, ce dernier ne peut être atteint dans certains cas qu'en mettant fin à la vie de l’enfant.
    Un nouveau seuil de la discussion s'ouvre donc aux Pays-Bas puisque c'est à présent pour les enfants de moins de 12 ans que se pose la question de la dépénalisation. Cette évolution et développement de la "pente glissante" a été facilité par le changement de la loi en Belgique février dernier, puisque la loi belge dépénalisant l’euthanasie pour les enfants ne fixe aucune limite d’âge pour ceux-ci.

    *Koninklijke Nederlandsche Maatschappij tot bevordering der Geneeskunst

    Articles source: Volkskrant et Artsennet.nl


    Données individuelles, Biobanques et Google

    18/08/2014 - Bioéthique, droit et politique

    Google s’engage de plus en plus dans le domaine de la santé en entreprenant la collecte de la plus vaste base mondiale de données génétiques et moléculaires en partenariat avec une clinique chargée de réaliser les prélèvements.
    Le Dr Andrew Conrad et son équipe qui compte une centaine d'experts médicaux en physiologie, optique, biochimie ou encore biologie moléculaire ont entamé la collecte des données de 175 donneurs anonymes et souhaitent élargir l’étude à des milliers de patients.
    Urine, sang, larmes ou encore salive vont ainsi être récoltés de manière à constituer une gigantesque base de données sur le corps humain. Un tel outil devrait rassembler à terme les génomes complets des volontaires, l'historique génétique des parents, la vitesse des battements de cœur lorsqu'ils sont soumis au stress ou encore la manière dont leur corps métabolise la nourriture ou les médicaments.
    À terme, le laboratoire futuriste Google X sera capable de dresser le portrait génétique d'un être humain en parfaite santé, et donc de diagnostiquer très tôt, avant même l'apparition des symptômes, les maladies éventuelles. Les données obtenues permettront ensuite de modifier les comportements et les habitudes du patient.
    Si la « Baseline Study » est prometteuse pour l'avenir de la médecine, certains points provoquent néanmoins des inquiétudes, notamment la confidentialité des données récoltées, et le respect de la vie privée.
    Source : Journal du Médecin
     

    Suisse : une nouvelle " fenêtre à bébé"

    18/08/2014 - Début de vie

    Cette "fenêtre à bébé" a été installée à l'hôpital San Giovanni à Bellinzone pour les mères en détresse qui veulent déposer anonymement en lieu sûr leur petit. Il y a déjà 4 autres fenêtres gérées par l’association l'Aide suisse pour la mère et l'enfant (ASME) à Einsiedeln (SZ), Davos (GR), Olten (SO) et Berne. Cette structure permet de déposer anonymement le nouveau-né dans une boîte à clapet, chauffée, encastrée dans l'établissement hospitalier. L'enfant est ensuite proposé pour l'adoption, mais les parents disposent d'un délai pour le récupérer s'ils changent d'avis.
    Source : ats/gchi
     

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