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Euthanasie / PMA / Clause de conscience

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[Français] 30 août 2012

Sommaire

  •   Le PS demande un élargissement de la loi euthanasie
  •   Plus de 24 millions d’euros pour la procréation médicale assistée en Belgique
  •   Boîte à bébé
  •   Suisse : clause de conscience du personnel soignant bafouée
  • Le PS demande un élargissement de la loi euthanasie

    20/08/2012 - Fin de vie

    "Le PS veut aborder les cas des mineurs d'âge ou des personnes en état d'inconscience progressive et souhaite aussi que  la validité de la déclaration anticipée soit améliorée", ce qui veut dire que cette la validité serait étendue, si pas illimitée dans le temps"
    Le PS veut également "soutenir davantage le corps médical" et améliorer les "capacités de réponses médicales" aux situations de fin de vie, tant pour les soins palliatifs que pour l'euthanasie (formation, équipes spécialisées...). C'est réellement la question du filtre palliatif qui est aujourd'hui soulevée.
    Source : Belga, 21/06/2012

    Plus de 24 millions d’euros pour la procréation médicale assistée en Belgique

    27/08/2012 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    En 2010, l'assurance maladie-invalidité (Inami) a remboursé 19.469 fécondations in vitro, 18.498 inséminations artificielles, 14.952 ponctions d'ovocytes et 17.757 "lavages" de sperme afin de le rendre plus fécondant. Le coût total de ces opérations a été de 10,01 millions d'euros.

    S’ajoute à cela, en 2010 toujours, la prise en charge par l’Inami de 16.019 forfaits pour traiter l'infertilité féminine contre 10.327 l'année précédente. Coût total: 14,534 millions d'euros. Au total, cela revient à plus de 24 millions d’euros. Rappelons que le taux de réussite ne dépasse pas les 18% en moyenne.

    Plusieurs facteurs permettent d'expliquer ce recours accru à la procréation médicale assistée (PMA) dans notre pays. Depuis le 1er juillet 2003, les frais de laboratoire sont remboursés à certaines conditions. Les médicaments utilisés sont également remboursés, ce qui tend à inciter les couples ou personnes seules à y recourir davantage et très (trop ?) rapidement.
    Le recul de l'âge moyen de la première maternité, la stérilité et l'infertilité doivent également être pris en compte pour expliquer l’évolution en forte croissance de ce secteur médical. Notre pays est également l’un des plus libéraux en matière de législation pour les personnes venant de l’étranger, et où la PMA ne leur serait pas accordée.

    Voir Dossier de l'IEB : "La procréation médicale en Belgique"

     

    Boîte à bébé

    27/08/2012 - Début de vie

    Le nouveau-né confié à Anvers à une collaboratrice de l'asbl anversoise "Moeders voor Moeders" a été provisoirement baptisé "Adriaan De Kleine" et sera accueilli par Good Engels, le Centre de soins à l'enfant et de soutien à la famille du CPAS d'Anvers. Les services d'adoption ont entre-temps déjà entamé la recherche d'une famille adoptive, qui pourra faire peu à peu connaissance avec l'enfant dans les prochaines semaines.

    Le nourrisson pourrait déjà être accueilli par une famille d'accueil dans moins d'un mois, a indiqué la présidente du CPAS, Leen Verbist, famille qui dans le futur deviendra normalement sa famille adoptive. La mère de l'enfant a toutefois six mois pour se faire connaître.
    Le parquet anversois enquête toujours afin de découvrir l'identité de la mère. Abandonner son enfant est en effet normalement punissable, mais le parquet n'a pas voulu se prononcer de manière générale sur la situation juridique des "boîtes à bébé".
    Grâce à 200 nouvelles boîtes qui ont été installées à travers le vieux continent ces 10 dernières années, Allemagne et République tchèque en tête, plus de 400 nouveau-nés y ont été recueillis.
    En Belgique, c'est en 2007 que le premier bébé était retrouvé dans la seule et unique boîte existante, dans la province d'Anvers, à Borgerhout. Le second sera retrouvé deux ans plus tard. Pourtant, "Moeders voor Moeders", suivant les modèles allemand (80 boîtes) et tchèque (40 boîtes), l'avait mise en place dès l'an 2000.
    "Nous avons toujours eu d'énormes difficultés à faire connaître notre boîte a bébé, expliquait alors Katrin Beyer, de cette ASBL qui fournit de l'aide matérielle aux familles démunies. Elle se disait partagée entre "la tristesse face à la détresse d'une maman qui n'a pas trouvé d'autre solution que de laisser son nouveau-né dans cette boîte à bébé et la satisfaction de voir que celle-ci a servi à quelque chose". Voilà qui illustre bien le sentiment ambivalent à l'égard de ces boîtes.

    Voir aussi Dossier de l'IEB : Accouchement sous "X"
     

    Suisse : clause de conscience du personnel soignant bafouée

    27/08/2012 - Clause de conscience

    Désormais, les établissements de soins vaudois ne pourront plus refuser la tenue d’une assistance au suicide en leur sein, demandée par un patient ou résident. Il faudra toutefois que la personne soit capable de discernement et qu’elle souffre d’une maladie grave et incurable. Les alternatives en matière de soins palliatifs auront également dû être proposées à la personne. Acceptée par une majorité des Vaudois, ce texte ouvre une ère nouvelle en Suisse.

    Pierre-Yves Maillard, président du Conseil d’État vaudois précise "la loi s’applique partout. En cas de refus, il y aura un avertissement, puis l’application de sanctions."
    Pour Jacques Chollet, président de deux établissements médicaux catholiques, "il n’est quand même pas normal que la loi nous oblige à agir à l’inverse de notre conscience".
    JIM.fr 18/06/12 - Le parisien.fr 17/06/12 – L’Express.fr 18/06/12

    Et en Belgique ?  Brochure "Clauses de conscience au profit des professionnels de la santé"
     


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