L'Université de la Vie - La vie à quel prix ?

Aussi dans 6 villes en Belgique : à Bruxelles + Liège + Mons + Namur + Louvain-la-Neuve et Gand !
4 lundis soirs consécutifs à partir du 14 janvier 2019

FR NL EN

Euthanasie des patients non-terminaux : les psychiatres américains sont contre

ImprimerRecommander
[Français] 13 janvier 2017

Sommaire

  •   Euthanasie des patients qui ne sont pas en phase terminale : les psychiatres américains sont contre
  •   USA : trafic d’organes des fœtus avortés : le Planning Familial (IPPF) coupable
  • Euthanasie des patients qui ne sont pas en phase terminale : les psychiatres américains sont contre

    10/01/2017 - Fin de vie

    L'Association Américaine de Psychiatrie (AAP) vient d’émettre un avis tranché quant à la pratique de l’euthanasie pour des patients qui ne sont pas en phase terminale. Rejoignant ainsi l’avis de l'Association Médicale américaine, la déclaration affirme qu’« un psychiatre ne devrait prescrire ou envisager aucune intervention dont le but est de causer la mort chez un patient qui n’est pas en phase terminale ».

    Cette déclaration a d’autant plus de poids que l’AAP demeure aujourd’hui la plus importante société savante et professionnelle américaine (36 000 membres) et la plus influente dans le monde dans le milieu de la psychiatrie. La déclaration affirme qu’« aider un patient qui n’est pas en phase terminale à se suicider, que ce soit en lui fournissant les moyens adéquats ou directement par injection létale n’est pas éthique ». L’AAP estime qu’« un psychiatre ne peut ni ne doit assister au suicide de son patient. (…) La mise à disposition de moyens de suicide (prescriptions, cuves à hélium...) ou l'administration d’injection mortelle sont inacceptables ».

    Et lorsque l'Association Américaine de Psychiatrie statue « qu’un psychiatre ne devrait prescrire ou envisager aucune intervention dont le but est de causer la mort chez un patient qui n’est pas en phase terminale », cela peut-il être étendu à l’avis comme médecin conseil que donnerait un psychiatre pour une personne qui n’est pas en fin de vie et, comme cela est requis en Belgique, lorsqu’il s’agit de se prononcer sur la santé mentale de la personne ayant demandé l’euthanasie ?

    Faisant suite à un article paru dans le Washington Post à ce sujet, et à la réaction de certains psychiatres belges, la ministre de la santé Maggie De Block (Open VLD) a déclaré qu’elle ne voyait « pas ce que les Américains viennent faire dans ce débat ».

    Le président de l'Union professionnelle belge des médecins spécialistes en psychiatrie et membre du comité de l'Association européenne de Psychiatrie (EPA), Geert Dom, appelle quant à lui à la prudence et au sérieux. Il explique qu’il ne faut pas sous-estimer les avis de professionnels étrangers sur des lois demeurant objectivement très progressistes comparées aux autres pays. L’Association Flamande de psychiatrie, par la voix de son Président Friede Matthys, fait quant à elle part de divergences d’opinions en son sein. On se rappellera en effet la fermeté et l’argumentation développées par de nombreux professionnels de la psychiatrie dans une  carte blanche publiée fin 2015. 

    Source : BioEdge, Washington Post

     

    USA : trafic d’organes des fœtus avortés : le Planning Familial (IPPF) coupable

    10/01/2017 - Début de vie

    Le 14 juillet 2015, dans une vidéo filmée par des enquêteurs du Center for Medical Progress (CMP), une association de journalistes américains, Deborah Nucatola, directrice des services médicaux du planning familial, détaillait la « revente de ‘pièces’ d’embryons humains » à laquelle se livrait le Planned Parenthood. (Bulletin IEB)

    Or la loi américaine est très claire : il est illégal de tirer profit des parties du corps de tout être humain, y compris des fœtus avortés.

    Plus d’un an après, le Comité de la magistrature du Sénat américain publie un Rapport officiel de 500 pages qui, sur base des documents internes, contrats et factures du Planning Familial, montre combien le trafic d’organes de fœtus était lucratif.

    Le rapport détaille ainsi le ‘prix de vente’ de différents organes et révèle d’autre détails sordides. Il souligne le rôle des « protagonistes ayant participé à ce trafic de tissus humains. Ainsi, aux centaines voire milliers de professionnels qui faisaient partie des transactions commerciales, s’ajoutent des sociétés liées au planning familial par des contrats, mais aussi de nombreuses cliniques d'avortement. »

    L’utilisation qui a été faite de ces tissus humains n’est pas mentionnée par le rapport, mais il est vraisemblable qu’ils étaient utilisés pour la recherche dans de nombreuses universités aux Etats-Unis. Là encore, aucune question quant aux sommes considérables versées pour obtenir les organes des fœtus et bébés avortés.

    Source : Genethique.org, CMP

     

Faire un don à l'IEB