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Europe : l’euthanasie ne doit pas faire partie des soins palliatifs

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[Français] 27 novembre 2015

Sommaire

  •   Europe : l’euthanasie ne doit pas faire partie des soins palliatifs
  •   Pays-Bas : « La pilule de la mort » en libre-service pour les séniors ?
  •   Suède : remise en cause de l’objection de conscience
  • Europe : l’euthanasie ne doit pas faire partie des soins palliatifs

    26/11/2015 - Fin de vie

    Dès 2003, la Fédération européenne des soins palliatifs (European Association for Palliative Care - EAPC) - avait publié une carte blanche sur l’euthanasie et le suicide assisté dans laquelle elle affirmait que ces deux actes ne peuvent être compris comme des actes de soins palliatifs.
    Dix ans plus tard, plus de 140 experts se sont réunis afin de réfléchir à nouveau sur cette question cruciale. En effet, les législations évoluant dans les Etats européens, les revendications se font de plus en plus fortes en matière de fin de vie.
    La Belgique par exemple, un des trois pays ayant dépénalisé l’euthanasie avec les Pays-Bas et le Luxembourg a progressivement intégré l’euthanasie dans les soins palliatifs, qu’elle dénomme désormais « soins palliatifs intégraux ». (cf dernier dossier IEB : "Le modèle belge des "soins palliatifs intégraux" dénature-t-il la pratique des soins palliatifs ?")

    Récemment, et pour la troisième fois, la Fédération européenne des soins palliatifs a réaffirmé sa position dans une nouvelle carte blanche sur l’euthanasie et le suicide assisté. Après de nombreux débats autour de ces questions sensibles, l'EAPC déclare que ni l’euthanasie, ni le suicide assisté ne devraient être intégrés dans les soins palliatifs. Elle précise néanmoins que ces deux questions doivent continuer à faire l’objet de réflexion, afin de trouver la réponse la plus adaptée en fin de vie.
    De plus, ajoute l'EAPC, il est avéré que les soins palliatifs sont insuffisamment mis en place dans les Etats membres, qui n’investissent pas suffisamment pour offrir à tous leurs citoyens les dispositifs les plus adaptés.
    Source : eapcnet.wordpress.com
     

    Pays-Bas : « La pilule de la mort » en libre-service pour les séniors ?

    26/11/2015 - Fin de vie

    Aux Pays-Bas, l’Association néerlandaise pour une fin de vie librement choisie (NVVE Nederlandse Vereniging voor een Vrijwillig Levenseinde) milite activement pour une euthanasie ou suicide assisté « à la demande ». Il ne s’agit plus d’impliquer les médecins, mais de permettre l’accès libre et gratuit à une "pilule de la mort" pour toutes les personnes de plus de 70 ans, et ce indépendamment de leur état de santé physique ou psychique. Ces pilules seraient accessibles à la demande, en pharmacie.
    L’Association néerlandaise pour une fin de vie librement choisie est une association regroupant, selon leurs dires, 160 000 professionnels de la santé en faveur de l’euthanasie. Outre la mise en service de la pilule pour mourir sur base expérimentale, elle plaide pour que l’euthanasie soit retirée du code pénal, considérant que l’euthanasie est un acte médical comme un autre et qu'elle ne doit être soumise à aucun cadre légal.
    La Société royale des médecins (KNMG) répond fermement à ces revendications en rappelant que le geste euthanasique n’est pas un acte médical comme un autre car il provoque la mort du patient, et que dès lors, une loi est nécessaire pour l’encadrer. Seuls les médecins peuvent pratiquer cet acte qui est et doit rester une exception, ce qui implique que s’ils ne respectent pas les conditions inscrites dans la loi, les médecins peuvent être condamnés au pénal. La loi actuelle néerlandaise est satisfaisante, selon le KNMG, car elle protège non seulement le patient mais aussi le médecin qui, pratiquant l’euthanasie, provoque la mort de son patient.

    Source : Journal International du Médecin et KNMG
     

    Suède : remise en cause de l’objection de conscience

    26/11/2015 - Clause de conscience

    Le jeudi 12 novembre 2015, le tribunal suédois de Jönköping a rendu une décision dans laquelle il rejette la demande d’une sage-femme d’avoir accès à un emploi dans le respect de son objection de conscience relative à l’avortement.
    Depuis 2013, Ellinor Grimmark cherche activement un emploi comme sage-femme. Dans trois hôpitaux différents, la direction a refusé de l’engager au motif qu’elle souhaitait, au besoin, pouvoir recourir à son droit d’invoquer l’objection de conscience en matière d’avortement. Face aux refus répétés, la jeune-femme a alors saisi le tribunal invoquant le motif de la discrimination par rapport à ses convictions personnelles.
    A noter que l’objection de conscience des professionnels est protégée par la loi suédoise et le droit international, notamment l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’Homme relative à la liberté de pensée, de conscience et de religion.
    Mais la justice et le gouvernement suédois en ont jugé autrement, assimilant l’avortement à un soin qui ne peut être refusé. Ils considèrent donc que l’avortement s’impose à toute sage-femme qui souhaite travailler, bien que la vocation de cette profession soit comme Ellinor Grimmark le rappelle, de donner la vie et non d’y mettre un terme. « En tant que sage-femme, je veux exercer ma profession pour défendre la vie et sauver des vies à tout prix. »
    Source de l’arrêt : ICI

    Pour la Belgique :  Brochure détaillant les Clauses de consciences au profit des professionnels de la santé

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