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Encore une démission par protestation contre l’euthanasie de personnes démentes

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[Français] 15 janvier 2018

Sommaire

  •   Encore une démission par protestation contre l’euthanasie de personnes démentes
  •   Planning Familial américain : un service public ou bien une entreprise lucrative ?
  •   L’avortement relance le débat en Pologne
  • Encore une démission par protestation contre l’euthanasie de personnes démentes

    12/01/2018 - Fin de vie

    Rappelant l'épisode de la démission d'un membre de la Commission Fédérale de Contrôle et d' Evaluationde l'euthanasie en Belgique, c'est maintenant aux Pays-Bas qu'un expert démissionne.

    L’éthicienne Berna van Baarsen a remis sa démission en guise de protestation à la Commission de contrôle de l’euthanasie (RTE) « Noord-Holland ».

    Elle estime ne plus pouvoir accepter sans objecter le fait que les RTE approuvent des euthanasies de personnes démentes.

    Les RTE néerlandaises ont eu à juger de 12 cas d’euthanasies de ce genre, et en ont approuvé 9 d’entre elles.

    Il s’agissait de patients ayant fait un déclaration anticipée d’euthanasie avant leur état de démence, mais n’ayant pas pu confirmer ni exprimer à nouveau ce souhait avant que le médecin ne provoque leur mort.  « Cette déclaration anticipée représente une intention, insiste Berna van Baarsen, on ne peut l’assimiler à une demande actuelle de la personne, il s’agit de quelque chose de réellement différent ».

    Dans les cas concernés, ce sont le plus souvent les familles qui insistent pour euthanasier leur proche, lorsqu’elles estiment que le stade de maladie décrit par cette personne dans sa déclaration anticipée est atteint. « Ceci n’est pas juste », proteste Berna van Baarsen, « un médecin ne peut être certain du caractère insupportable d’une douleur et du caractère délibéré d’une demande d’euthanasie que lorsque le patient l’exprime lui-même ».

    La loi euthanasie néerlandaise permet qu’une déclaration anticipée justifie l’euthanasie d’une personne devenue incapable de s’exprimer. Mais lorsque l’on se trouve face à une personne démente, donc non-inconsciente, l’éthicienne n’accepte plus qu’une déclaration anticipée remplace une demande orale actuelle inexistante.

     Source : Medisch Contact

     

    Planning Familial américain : un service public ou bien une entreprise lucrative ?

    09/01/2018 - Fin de vie

    L’organisation américaine « Planned Parenthood » (PP), qui offre "soins" et informations en matière de santé sexuelle, fait état de 321.384 avortements provoqués en 2017, activité lucrative puisqu’elle a généré par là un profit de $ 98.5 millions.

    C’est ce que révèle son rapport annuel d’activités.  Dans la présentation de ce rapport, Cecile Richards, présidente de ces centres de planning familiaux, a mis l’accent sur les efforts de l’organisme en matière de soins prénataux et de contraception. Les centres ont organisé 3,889 adoptions et procuré 7,762 soins prénataux sur l’année, - soit une adoption pour 83 avortements, et un soin prénatal pour 41 avortements.

    Abby Johnsson, ancien directeur de « Planned Parenthood », constate que l’organisation, bien qu’ayant offert ses services à 100.000 personnes de moins qu’en 2016, a de nouveau réussi à dépasser la barre des 321.000 avortements en 2017. Selon lui, « PP » démontre par ses activités et ses manifestations, qu’elle n’est plus un organisme de santé publique, mais un mouvement politique pro-avortement, inculquant sa vision au plus grand nombre possible.

    On se rappellera que l’opposition des mouvements pro-avortements en Europe lorsque le gouvernement américain avait annoncé qu’il arrêterait de financer le planning familial (voir bulletin de l'IEB ).

    Sources : Planned Parenthood Federation

    L’avortement relance le débat en Pologne

    12/01/2018 - Début de vie

    En Pologne, 15 mois après une première proposition d’abolition de l’avortement, des manifestations subséquentes et le retrait de la proposition, le Parlement relance le débat sur la question. Il fera la balance entre deux projets de loi, l’une libéralisant l’accès à l’avortement, l’autre l’abolissant non pas totalement, mais dans les cas où fœtus est handicapé.

    La législation de 1993, actuellement toujours en vigueur, interdit en effet tout avortement, hormis les situations de viols, d’inceste, de danger pour la mère ou de fœtus sévèrement déformé.

    Entre mille et deux mille avortements sont officiellement pratiqués en Pologne chaque année.

    Dans plus de 90 % des cas, il s’agit d’un avortement pour cause de handicap du fœtus, donc un « avortement eugénique », affirme Kaja Kodek, une des initiatrices de la proposition pour l’abolition de l’avortement dans ces cas précis.

    L’issue des débats parlementaires n’est pas encore connue, mais ceux-ci ne s’annoncent pas minces. Bien que le Parlement soit majoritairement de droite et plutôt conservateur, les deux propositions reçoivent chacune des soutiens importants auprès de la population.

    Source : Euractiv

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