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Détecter la trisomie / Pilule gratuite /don de sperme

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[Français] 11 septembre 2013

Sommaire

  •   8 centres belges de génétique proposent un test ADN pour détecter la trisomie
  •   Peu de contrôle dans la pratique du don de sperme : anonyme ou pas ?
  •   L'histoire populiste de la "pilule gratuite" au Parti Socialiste ?
  • 8 centres belges de génétique proposent un test ADN pour détecter la trisomie

    10/09/2013 - Diagnostics prénatal et préimplantatoire

    Afin de dépister la trisomie et lorsqu’ils soupçonnent une anomalie quelconque, les médecins effectuent généralement une amniocentèse, étant toutefois conscients du risque de 1 % de fausse couche provoquée par cette technique invasive. Depuis 6 mois, le Prof Jani (chef du service de gynécologie-obstétrique au CHU Brugmann) utilise une nouvelle technique. "C’est une prise de sang qu’on envoie dans un laboratoire américain. Celui-ci dispose d’une technique qui permet de détecter l’ADN fœtal dans le sang de la mère." Pour ce médecin, c’est assurément une avancée, car on évite non seulement un risque de fausse couche mais aussi la venue au monde d’un enfant trisomique. Le professeur estime en effet que plus de 99 % des parents décident d’avorter lorsqu’ils apprennent que leur bébé sera atteint du syndrome.
    Depuis cet été, les huit centres de génétique du pays proposent le même test sanguin.
    Certains se sont élévés contre la pratique de ce test, non seulement du fait de son coût élevé et des répercussions sur le Budget de la Santé, mais aussi et surtout parce qu’ainsi, on en vient à « attenter à la vie d’une population entière parce qu’ils ne sont pas aptes génétiquement. C’est carrément de l’eugénisme » déclare la Fondation Jérôme Lejeune, qui depuis de nombreuses années soutient les familles et réalise des recherches sur la trisomie.
     

    Peu de contrôle dans la pratique du don de sperme : anonyme ou pas ?

    10/09/2013 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Dans une question écrite (n° 5-9727 du 19 juillet 2013)  Elke Sleurs (NV-A) s’adresse à la vice-première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, Madame Onkelinx, à propos du don de sperme non anonyme.
    L'article 57 de la loi de 2007 relative à la procréation médicalement assistée autorise le don de sperme « connu », lorsque les receveurs connaissent le donneur, souvent un membre de la famille. Par contre, le don non anonyme, par un donneur inconnu mais dont l'identité serait divulguée, est interdit. On trouve cependant sur internet une liste où figurent notamment les centres belges de fertilité qui divulguent l’identité du donneur. Elke Sleurs ayant obtenu certaines informations, prétend que ces centres de fertilité notamment en Flandre, décideraient eux-mêmes de travailler, ou non, avec du matériau non anonyme (ovocyte et /ou sperme). La confusion semble régner quant aux dons non anonymes. L’interpellation est donc importante pour savoir comment la Ministre responsable compte mettre en place certains contrôles.

     


     

    L'histoire populiste de la "pilule gratuite" au Parti Socialiste ?

    10/09/2013 - Début de vie

    Ces mots sont ceux du Dr Marc Moens, vice-président de l'Absym (Association Belge des Syndicats Médicaux) et Secrétaire général du Groupement des Unions Professionnelles Belges de Médecins Spécialistes (GBS)
    Dans le rapport annuel 2012 du GBS, intitulé " Une pilule mutualiste empoisonnée" le Dr Moens se questionne quant à l’opportunité de distribuer gratuitement la pilule aux jeunes de « moins de 21 ans, avec un coût de 9,313 millions d'euros pour l'INAMI, alors que, cinq ans après le lancement, aucun effet n'a (encore) pu être enregistré sur le nombre d'interruptions volontaires de grossesse dans cette tranche d'âge ». Cela aurait-il  « amené ce groupe ou leurs mères à voter pour le PS au niveau local ? »
    De plus Marc Moens affirme, dans le Journal du Médecin du 19 juillet 2013, que "la suppression pure et simple de la pilule gratuite représenterait une part non négligeable des 50 millions d'euros d'économies supplémentaires demandées au budget des soins de santé".
     

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