FR NL EN

Cordon ombilical/Souffrance psychique euthanasie

ImprimerRecommander
[Français] 15 octobre 2013

Sommaire

  •   Un nouveau-né lorrain sauve un patient américain
  •   Vers une pénurie des médecins pratiquant l'avortement en Belgique ?
  •   Mères porteuses : le droit à un congé maternité devant la Cour de justice de l'Union européenne
  •   La souffrance psychique d’un homme « mal-transgenré » comme justification légale à son euthanasie
  •   Les 5 détenus belges ont-ils été euthanasiés ?
  •   A call to make assisted suicide available to prisoners
  • Un nouveau-né lorrain sauve un patient américain

    11/10/2013 - Début de vie

    Grâce à un bébé né à la polyclinique Majorelle à Nancy, un patient américain va voir ses chances de guérison augmenter considérablement. En effet, ce malade va bénéficier d’une greffe de cellules souches issues de la poche de sang prélevé par le cordon ombilical du nouveau-né immédiatement après sa naissance.
    Depuis novembre dernier, la maternité de la polyclinique Majorelle, seul établissement lorrain à proposer cette démarche, informe les parents sur la possibilité qu’ils ont de faire un don de sang placentaire pour lequel Majorelle est habilitée.
    Le sang issu du cordon ombilical est en effet très riche en cellules souches. Il permet de soigner un certain nombre de pathologies graves dont les cancers du sang.
    Depuis l’automne dernier, à la polyclinique, les mamans de plus de 300 bébés ont donné leur accord pour ce don. Un geste solidaire, indolore et gratuit qui peut sauver des vies. Un geste que l’établissement souhaite voir se développer. En effet, les chances de compatibilité entre deux individus ne sont que de 1 sur 1.000.000. La poche de sang prélevée à Nancy et envoyée aux Etats-Unis, après identification de la compatibilité, restera un moment fort dans la vie de l’établissement.

     

    Vers une pénurie des médecins pratiquant l'avortement en Belgique ?

    11/10/2013 - Début de vie

    Cela fait 23 ans que l'avortement est autorisé en Belgique. " Il est urgent que d'autres universités que l'ULB s'impliquent dans la formation des jeunes généralistes pratiquant l'avortement, au risque d’aboutir à une pénurie, et donc d'en limiter l'accès au droit " a écrit le docteur Dominique Roynet dans l'état des lieux 2013 du Centre d'Action Laïque (CAL) sur l'avortement.
    Celle-ci dénonce également le recours abusif à l'avortement médicamenteux (méthode qui n'est ni simple ni indolore) pour interrompre des grossesses tardives, un moyen qui, souligne-t-elle, ne peut constituer une solution de rechange face à la pénurie, en ce qu'elle est irrespectueuse de la fragilité psychologique des femmes. 
    Dominique Roynet rappelle qu'en Belgique, quelque 15.000 avortements par an sont pratiqués dans des centres extra- hospitaliers par environ 80 généralistes, "dont la majorité a 50 ans et plus". "Depuis la génération militante des années '70-'80, la relève a été très mal assurée et la formation 'sur le tas' de quelques médecins motivés a souvent abouti à leur abandon de la pratique", ajoute-t-elle. 
    Pour la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Laurette Onkelinx, il n'y a pas péril en la demeure. "Il m'est difficile d'évaluer les menaces de pénuries supposées par le Dr Dominique Roynet. Mais, et vous le savez bien, ce débat m'est particulièrement cher et je le suivrai de près afin de prendre toute la mesure des enjeux qu'il recouvre".

     


     

    Mères porteuses : le droit à un congé maternité devant la Cour de justice de l'Union européenne

    11/10/2013 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    La Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE) va prochainement être amenée à se prononcer sur le droit à un congé de maternité pour une femme ayant eu un enfant par gestation pour autrui. Deux plaintes ont en effet récemment été déposées devant la CJUE par deux femmes qui se sont vu refuser une indemnité de congé de maternité, après avoir eu recours à une gestation pour autrui.
    Jeudi 29 septembre, deux avocats généraux ont examiné séparément les plaintes, et ont rendu des conclusions divergentes aux juges.
    Le premier, Juliane Kokott's estime que la législation européenne impose de diviser le congé maternité entre la femme qui a porté l'enfant et celle qui va être reconnue comme sa mère légale. Le second, Nils Wahl, s'appuie quant à lui sur plusieurs directives européenne pour dire que les femmes qui deviennent mères en ayant recours à la gestation pour autrui, n'ont pas automatiquement droit à un congé maternité. Il ajoute: "'Je ne crois pas qu'une femme qui recourt à la gestation pour autrui peut être comparée à une femme qui, après avoir été enceinte et avoir supporté les contraintes physiques et mentales de la grossesse, donne naissance à un enfant'".
    Le jugement définitif est attendu dans les prochains mois, et aura immanquablement des conséquences sur la reconnaissance ou non de la gestation pour autrui en Europe.
    Source : Genethique.org - online.wsj.com (Gabriele Steinhauser) 26/09/2013 - independant.ie (Breda Heffernan) 26/09/2013

     

    La souffrance psychique d’un homme « mal-transgenré » comme justification légale à son euthanasie

    11/10/2013 - Fin de vie

    Nathan Verhelst, 44 ans, ne souffrait ni d'une maladie incurable, ni d'une maladie en phase terminale. Il vient d’être euthanasié. Nathan était né avec un sexe de femme et avait subi plusieurs opérations visant à le transformer en homme. Nathan se sentait toujours emprisonné dans un corps dont il ne voulait pas. L’euthanasie a été pratiquée sous la supervision du médecin Wim Distlemans de la VUB. Selon ce dernier, toutes les conditions étaient réunies pour y procéder. «On pouvait clairement parler dans ce cas de souffrances psychiques insupportables», souligne-t-il. On apprend dans l'interview disponible sur Internet que Dora, un(e) de ses ami(e)s transgenré(e)s penserait, elle (lui) aussi, à la même issue.

     


     

    Les 5 détenus belges ont-ils été euthanasiés ?

    11/10/2013 - Fin de vie

    Que sont devenus les 5 détenus belges qui avaient demandé à être euthanasiés le 25 janvier 2013 ? Le sénateur Louis Ide (NV-A) s’en était soucié à l’époque. Le Ministre avait affirmé alors que la réponse à la demande des prisonniers passait avant tout par une meilleure prise en charge psychiatrique afin que ceux-ci ne perçoivent plus leur situation comme source de souffrances insupportables et sans espoir d'amélioration. D'autre part, l'actualité récente en Belgique montre que ces souffrances d'ordre psychique, sont aujourd’hui présentées comme motif suffisant pour justifier certaines euthanasies récentes dans notre pays.
    Etre enfermé comme criminel entre quatre murs pour une durée indéfinie ou en tout cas perçue comme interminable peut en effet provoquer une souffrance psychique insupportable.
    A cet effet, un médecin et bioéthicien anglais vient de publier un plaidoyer à ce sujet, arguant que la peine d'enfermement à vie équivaut pour un prisonnier à un diagnostic de maladie sans issue. Pour lui, mieux vaut alors pratiquer l’euthanasie que de risquer le suicide du prisonnier en question. Etre enfermé comme criminel entre quatre murs, pour une durée indéfinie ou en tout cas perçue comme interminable, peut en effet provoquer une souffrance psychique insupportable.
     L’auteur n’envisage pas une troisième voie, telle que celle d’un meilleur accompagnement social et psychologique de celui-ci. De plus, il souligne l’impact économique pour la société de ces prisonniers à vie. (voir article ci-dessous en anglais)


     

    A call to make assisted suicide available to prisoners

    11/10/2013 - Fin de vie

    Writing on the Oxford University blog Practical Ethics, Christian Browne, a young British doctor and bioethicist, argues that the plight of prisoners is essentially the same as the terminally ill. A life sentence behind bars is the same as unbearable suffering. So why shouldn't they be allowed the privilege assisted suicide if it were legal?  Without it, prisoners will end up committing suicide in a more painful ways.
    Furthermore, prison doctors - whose role is to alleviate suffering - are complicit in prolonging prisoners' torment: "an undignified and torturous existence serving a life of suicidal solitude could be avoided". Finally, society would benefit as well: "the financial cost of maintaining an individual who'll never leave the justice system would be saved".
     

Faire un don à l'IEB