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Conseil de l’Europe : rejet du rapport libéralisant la Gestation Pour Autrui

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[Français] 15 mars 2016

Sommaire

  •   Conseil de l’Europe : rejet du rapport libéralisant la Gestation Pour Autrui
  •   Royaume-Uni : réduire les dépenses en matière de procréation médicalement assistée
  •   Belgique : favoriser les soins palliatifs serait plus économique pour la société
  • Conseil de l’Europe : rejet du rapport libéralisant la Gestation Pour Autrui

    15/03/2016 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Ce mardi 15 mars s’est tenue à Paris, une réunion de la Commission des affaires sociales et de la santé de l’Assemblée  du Conseil de l’Europe afin d’examiner à huis clos, un projet de rapport et de résolution sur "Les droits humains et questions éthiques liées à la Gestation Pour Autrui" (GPA).
    Ce rapport visant à la libéralisation de la GPA en Europe a été rejeté à 16 voix contre 15, alors qu’il était soumis à de vives critiques en raison du conflit d’intérêt de son rapporteur, Petra de Sutter.

    Médecin pratiquant elle-même des GPA en Belgique, et formant des médecins aux techniques médicales de la Procréation Médicalement Assistée dans une clinique indienne spécialisée dans la GPA commerciale, Petra de Sutter était en effet à l’origine de ce rapport.
    Ce vote du Conseil de l’Europe vient renforcer celui du Parlement européen en décembre dernier qui demandait l’abolition de toute forme de GPA.
    Rappelons qu’une proposition de loi a été déposée par cette même médecin et députée au Parlement belge. 

     

    Royaume-Uni : réduire les dépenses en matière de procréation médicalement assistée

    08/03/2016 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Confrontée à une exigence de 22 milliards de livres d’économies au cours des cinq prochaines années, la NHS (National Health Service) envisage de réduire fortement le montant de la prise en charge et la fréquence des remboursements de la PMA au Royaume-Uni.
    Le groupe Somerset Clinical Commissioning a annoncé qu’à partir du mois d’avril, un seul cycle de FIV serait remboursé par la NHS, et que pour réduire le temps d’attente des couples stériles, ceux qui avaient déjà un enfant, ne seraient plus pris en charge.
    De son côté, le National Institute for Health and Care Excellence, recommandait en 2013, la prise en charge de maximum trois cycles de FIV aux couples admissibles dont la femme est âgée de moins de 40 ans. L’avis des médecins généralistes sur cette question a été recueilli par une enquête récente « Il s’agit d’un sujet très complexe, mais je ne pense pas que l’infertilité soit une maladie. (…) Je suis préoccupée de voir des couples qui pensent qu’avoir un enfant est un droit », affirme l’une des médecins.
    Le coût des techniques de procréation médicalement assistée est élevé. En Belgique, un cycle (une tentative) coûterait plus de 2000 euros et le nombre de demandes ne cesse d’augmenter. Les femmes belges peuvent se faire rembourser jusqu’à 6 cycles, à condition d’être âgées de moins de 45 ans.
    Source : Généthique.org - The Guardian

     

     

    Belgique : favoriser les soins palliatifs serait plus économique pour la société

    15/03/2016 - Début de vie

    Lors d’une émission radio diffusée le 25 janvier dernier (Hautekiet, Radio1), la Fédération flamande des soins palliatifs tire à nouveau la sonnette d’alarme sur le manque de moyens financiers.
    Un sondage révèle que 75% des personnes interrogées à propos de leur fin de vie, ont exprimé le souhait de mourir chez elles, à leur domicile. Or, la pratique révèle que c’est le cas pour seulement 25% des personnes en fin de vie. La grande majorité décède à l’hôpital.
    S’appuyant sur les résultats d’une étude réalisée en 2013 par « l’organisation spécialisée dans les études quantitatives et qualitatives IMA » de 2013, la Fédération flamande des soins palliatifs souligne que la qualité de vie dans les derniers jours et la probabilité de pouvoir mourir chez soi, double lorsque le malade est pris en charge et accompagné par une équipe de soins palliatifs à domicile.
    Et pourtant, malgré cette évidence, les moyens financiers alloués aux soins palliatifs, tant en unités palliatives qu’en maison de repos et de soins (MRS) ou aux équipes de soins palliatifs à domicile, sont gelés. Les budgets alloués au secteur des soins palliatifs n’ont plus évolué depuis plusieurs années, alors que le nombre de personnes âgées ou malades, en phase terminale (cancer) ne cesse de croître.
    La Fédération flamande des soins palliatifs souligne aussi qu’un recours plus rapide aux soins palliatifs éviterait la prescription d’actes médicaux inutiles et des hospitalisations, causes de dépenses injustifiées.
    Investir dans les soins palliatifs et encourager les patients à y recourir reviendrait dès lors à faire des économies considérables.
    Source : Federatie Palliative Zorg Vlaanderen, Persbericht.

     

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