L'Université de la Vie - La vie à quel prix ?

Aussi dans 6 villes en Belgique : à Bruxelles + Liège + Mons + Namur + Louvain-la-Neuve et Gand !
4 lundis soirs consécutifs à partir du 14 janvier 2019

FR NL EN

Compte à rebours pour un suicide assisté : J-8

ImprimerRecommander
[Français] 18 janvier 2018

Sommaire

  •   La liberté des institutions de soins en jeu au Canada ?
  •   De vrijheid van de zorginstellingen ten opzichte van de toepassing van euthanasie
  •   Compte à rebours pour un suicide assisté : J-8
  • La liberté des institutions de soins en jeu au Canada ?

    16/01/2018 - Clause de conscience

    Un patient soigné dans l’hôpital Saint-Paul, où "l'aide à mourir" n'est pas une option, a été transféré à l’hôpital général de Vancouver. En raison d’un défaut de communication entre les deux hôpitaux, le transfert ne s’est apparemment pas déroulé comme prévu. Cet événement relance au Canada le débat sur l’accessibilité de l’aide à mourir dans les établissements médicaux religieux.

    Suite à cette expérience, l’hôpital Saint-Paul a mis en place un protocole de partage d’information et a embauché une personne responsable du transfert de patients qui insistent pour bénéficier d’un suicide assisté.

    Christopher de Bono, vice-président à l’éthique des soins de la régie de santé Providence, reconnait que l’aide médicale à mourir représente une option pour certains patients, mais il insiste que cet acte ne correspond pas à la mission de l’hôpital Saint-Paul, qui s’engage à offrir des soins palliatifs de qualité pour tous.

    Shanaaz Gokool, directrice de Mourir dans la Dignité Canada, estime que ce refus, et les transferts subséquents, vont à l’encontre d’une mort digne. Elle demande à ce que les autorités canadiennes contrôlent que des services d’aide médicale à mourir soient offerts dans tous les établissements médicaux subsidiés, nonobstant leurs convictions éthiques.

    La liberté des institutions de soins est-elle en jeu ?

    Source : Radio Canada

    En Belgique, qu'en est-il ? Voir Dossier de l'IEB : La liberté des institutions de soins eu égard à la pratique de l'euthanasie

    De vrijheid van de zorginstellingen ten opzichte van de toepassing van euthanasie

    16/01/2018 - Clause de conscience

    Nieuw DOSSIER :
    (Ce dossier a été publié en français ICI : La liberté des institutions de soins eu égard à la pratique de l'euthanasie)

    Er gaan regelmatig stemmen op die verkondigen dat “de euthanasiewet overal in België toegepast moet worden” of dat  “instellingen die deze praktijk binnen hun muren weigeren toe te laten, de wet met de voeten treden.

    Het staat vast dat men, overal waar euthanasie gepleegd wordt, de basisvoorwaarden en de procedure die de euthanasiewet van 28 mei 2002 voorziet moet naleve. Enkel als nauwgezet aan deze voorwaarden wordt voldaan verliest de euthanasiehandeling zijn strafbaar karakter. In het tegenovergestelde geval kan degene die de dodende daad uitvoert strafrechtelijk vervolgd worden voor doodslag, of zelfs moord.

    Daarentegen is het niet vanzelfsprekend dat euthanasie overal – in alle zorginstellingen – toegepast moet worden en dat elke vorm van institutioneel verzet gelijk staat met een weigering om de wet na te leven. Men kan niet ongenuanceerd beweren dat het invoeren van een “institutioneel beleid” om het plegen van euthanasie te beperken of verbieden de instelling in kwestie in de illegaliteit zou doen vervallen.

    Op 23 februari 2016 is in de Kamer van Volksvertegenwoordigers een wetsvoorstel ingediend met als doel de euthanasiewet aan te passen door de volgende alinea toe te voegen aan artikel 14: “Geen enkele arts mag op grond van een overeenkomst worden belet euthanasie toe te passen.In voorkomend geval, wordt een dergelijke verbodsclausule als niet geschreven beschouwd.

    Compte à rebours pour un suicide assisté : J-8

    17/01/2018 - Fin de vie

    Aurélia (ou Sarah, prénom repris dans les médias) mourra le 26 janvier 2018 à 14h, à l’âge de 29 ans, après avoir ingéré la boisson létale prescrite par la « Levenseindekliniek » (LEK, clinique de fin de vie aux Pays-Bas).

    Des médecins de la LEK ont confirmé son état de « souffrance psychique insupportable et sans issue » le 31 décembre 2017. Aurélia a ensuite dévoilé à la presse néerlandaise son parcours et son choix d’assistance médicale au suicide. Elle estime qu’ « après une vie pourrie », elle a « droit à une mort digne », parce qu’elle est un être humain.

    Puisque personne n’a accès à son dossier médical, couvert par secret professionnel, Aurélia dévoile son histoire, se faisant par la même occasion militante pour le droit des personnes atteintes de souffrances psychiques à obtenir plus facilement l’euthanasie.

    Elle-même a entamé sa procédure de demande d’euthanasie en juin 2017, après avoir tenté, en accord avec son psychologie et son psychiatre, une nouvelle thérapie. Les médecins de la clinique lui ont annoncé, dès l’issue de la discussion d’admission, que son cas était « trop complexe » pour qu’ils puissent l’aider.

    On comprend qu’une telle annonce ait encore accentué sa souffrance, pour devenir le point de départ de sa demande d'être euthanasiée.

    S’estimant médicalement qualifiée d’« intraitable », Aurélia répondait selon elle à une condition essentielle d’accès à l’euthanasie. Elle a alors rapidement entamé les démarches auprès de la LEK, qui reçoit principalement des personnes ne trouvant pas d’autres médecins prêts à accéder à leur demande d’euthanasie. Pour les patients souffrant psychiquement, c’est souvent le cas (Sur les 60 euthanasies de patients atteints de souffrance psychique insupportable pratiquées en 2016 aux Pays-Bas, 46 l’ont été par la LEK. ( bulletin de l'IEB )

    Depuis que les médecins de la LEK et le médecin SCEN (qui a donné le deuxième avis indépendant requis par la loi), ont approuvé sa demande le 31 décembre dernier, Aurélia se dit « délivrée ».

    Elle souffre depuis son adolescence de dépression, de troubles de personnalité, de psychoses et pratique l’auto-mutilation. Les médecins demeurant impuissants face à son affection psychiatrique, elle a fait plusieurs tentatives de suicide, mais est soulagé de recevoir aujourd’hui l’assistance médicale pour celui-ci.

    Aurélia a le droit de changer d’avis jusqu’au dernier instant avant l’ingestion de la boisson létale. Toutefois, ses proches et les médias ayant été avertis, sera-t-elle encore réellement libre de son choix, le moment venu ?

    Source : RTL Nieuws.nl


     

     

Faire un don à l'IEB