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Chine : marché noir et trafic d’ovules

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[Français] 5 février 2015

Sommaire

  •   Chine : marché noir et trafic d’ovules
  •   Thaïlande : vers une prise de conscience de la situation des mères porteuses
  •   Euthanasia Newborns: Protocol of Groningen
  • Chine : marché noir et trafic d’ovules

    05/02/2015 - Début de vie

    Entre 10%  et 15% des couples chinois sont confrontés à l’infertilité et font appel aux techniques de procréation médicalement assistée. Mais alors que le commerce d’ovules est interdit sur le territoire continental de Chine, plusieurs cliniques contournent la loi en proposant une « rétribution - dédommagement » (jusqu’à 5000 dollars) à des lycéennes chinoises qui acceptent qu’on leur prélève des ovules.
    Les risques inhérents à la stimulation hormonale ne sont, en général, pas mentionnés. Les cliniques de fertilité font de la publicité dans la rue ou sur les forums on-line des universités. « Il n’y a rien de nouveau dans la Chine d’aujourd’hui, le corps humain est devenu une marchandise » déclare le professeur en études sur les femmes Ai Xioming. Mais il y a plus : ces cliniques ne sont pas les seules à vouloir se procurer  des ovocytes. En effet, plusieurs centres de recherche scientifique sont également preneurs pour mener à bien leurs recherches sur des cellules souches embryonnaires.
    La loi chinoise interdit le clonage humain pour la reproduction, mais autorise le clonage thérapeutique. Selon ces laboratoires, les ovocytes peuvent être facilement obtenus dans les cliniques de fécondation in vitro (FIV) sans consentement particulier, car selon eux, le don d’ovule est équivalent au don de sang.
     Source : C-Fam
     

    Thaïlande : vers une prise de conscience de la situation des mères porteuses

    05/02/2015 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Le cas de Gammy, un jeune nouveau-né trisomique, abandonné à sa mère porteuse en Thaïlande alors que sa jumelle non porteuse de la maladie était emportée par le couple commanditaire australien, a récemment défrayé la chronique. Faisant valoir que le père biologique des enfants était australien, la jeune mère porteuse thaïlandaise, Pattaramon Chanbua, a confirmé il y a peu avoir demandé et obtenu la nationalité australienne pour son fils Gammy. « Si moi et toute ma famille mourons et laissons Gammy seul au monde, au moins le gouvernement australien l'aidera », a déclaré à l'AFP la jeune femme de 21 ans. Mais dans l'immédiat, elle n'a pas l'intention d'envoyer son fils en Australie. « Je veux qu'il reste auprès de moi en Thaïlande », a-t-elle insisté.
    L’impact de l’affaire Gammy a mis en lumière un autre scandale en matière de GPA, avec la découverte d’une véritable « usine à bébés » à Bangkok. Mitsutoki Shigeta, milliardaire japonais, avait le projet d’ « enfanter en série ».
    Il louait un appartement à Bangkok pour des femmes utilisées comme "porteuses", et qui avaient déjà donné naissance pour lui à au moins 9 bébés. Dans le cadre de l’enquête qui avait dévoilé le scandale de leurs conditions de naissance, ces enfants avaient été retirés à leurs mères. Celles-ci ont porté plainte, le 14 janvier, contre l’Etat thaïlandais, pour récupérer leurs enfants remis aux services sociaux et actuellement placés en orphelinat.
    Faisant suite à ces scandales répétés, le Parlement thaïlandais a adopté le 28 novembre 2014, en première lecture, un projet de loi visant à interdire le recours à une mère porteuse, sauf au sein d’une famille ou pour des amis, dans des conditions strictement contrôlées.
    Ces affaires ont été l’occasion pour plusieurs associations de rappeler que la GPA viole le droit européen et international, en particulier les conventions sur les droits de l’enfant (1989), sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (1979), en matière d’adoption (1967 et 1993), sur la lutte contre la traite des êtres humains (2005), sur les droits de l’homme et la biomédecine (1997).
    Source : AFP
     

    Euthanasia Newborns: Protocol of Groningen

    05/02/2015 - Début de vie

    NEW ! Dossier : Now available in English

    Until now, only three countries in the world have decriminalised euthanasia: the Netherlands, Belgium and Luxembourg. This practice is available only to people who are mentally competent when they apply (if necessary, via a declaration in advance requesting euthanasia).
    A notable exception to the voluntary nature of the request for euthanasia concerns newborns who face suffering that is deemed intolerable and who have no prospect of enjoying an acceptable “quality of life” at any point in the future. In a text written in 2004, entitled the Groningen Protocol, Professor Eduard Verhagen, Head of the Department of Paediatrics at the Medical Center of the University of Groningen in the Netherlands, provides criteria to enable doctors to deliberately end the life of severely ill newborns.
    First we outline the content of the Groningen Protocol, specify its legal status in the Netherlands and present several statistics. Then we review the main criticisms of the Protocol. Finally, the issue of withholding futile medical care in the specific case of newborns is discussed.
     

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